Amir aux Francofolies de Spa : entre polémique, boycott et appel à l’unité
Vendredi 18 juillet 2025, sur la scène des Francofolies de Spa en Belgique, un moment de musique s’est transformé en moment de vérité. Accueilli par un public partagé entre ferveur et malaise, le chanteur Amir a pris la parole après plusieurs jours de silence, au cœur d’une polémique qui secoue le monde culturel francophone.
Depuis plusieurs semaines, l’artiste — révélé au grand public grâce à The Voice et connu pour ses tubes à succès comme J’ai cherché — est la cible de vives critiques de la part de militants propalestiniens et de certains artistes. En cause : des accusations de proximité supposée avec la politique de Benyamin Netanyahou et un silence jugé coupable sur les actions du gouvernement israélien.
Un boycott qui prend de l’ampleur
La polémique a franchi un nouveau cap le 16 juillet dernier, lorsque plusieurs artistes programmés aux Francofolies de Spa ont exprimé publiquement leur désaccord face à la venue d’Amir. Dans une lettre ouverte relayée par DH Les Sports+, les chanteurs Colt, Lovelace, Nicou, Lauravioli, Isaac, Libra Romea, CHOSE, SMR, Nkey et Mado ont déclaré :
« En tant qu’artistes programmés aux Francofolies de Spa, nous nous désolidarisons fermement de la décision de programmer Amir. »
Certains artistes ont même décidé de boycotter l’événement, dénonçant un choix de programmation qu’ils jugent incompatible avec leurs valeurs. L’un d’entre eux, interrogé par la RTBF, s’est dit « mal à l’aise » face à la présence du chanteur, évoquant « des révélations faites par des associations militantes, parce qu’elles témoignent de faits qui nous dérangent fortement ».

Les reproches formulés contre Amir
Ce mouvement de protestation fait suite aux accusations de plusieurs collectifs, dont Liège Occupation Free, qui reprochent à Amir d’avoir participé à un événement organisé en 2014 dans la colonie illégale d’Hébron, en Cisjordanie. À cela s’ajoute sa présence à une soirée en hommage à des soldats israéliens, ainsi que son absence de réaction publique face aux actions du gouvernement Netanyahou, notamment durant les récents conflits qui ont ravivé les tensions israélo-palestiniennes.
Autant d’éléments qui, pour ses détracteurs, trahissent une proximité dérangeante avec une ligne politique très critiquée par une partie de l’opinion publique, notamment dans les milieux artistiques sensibles aux enjeux des droits humains.
Amir brise le silence sur scène
Alors que sa venue aux Francofolies semblait compromise, Amir a bel et bien monté sur scène ce vendredi. Mais avant de laisser parler sa voix de chanteur, il a tenu à faire entendre celle de l’homme.
Sous les projecteurs et devant un public suspendu à ses mots, Amir a entamé son intervention avec calme et dignité :
« Je respecte ceux qui s’opposent à moi. Mais pour pouvoir avancer, il faut savoir s’écouter. Pour pouvoir progresser vers la paix, il faut savoir dialoguer. Parce que le dialogue, c’est nettement préférable aux anathèmes et au boycott. »

Dans un contexte marqué par les divisions et les tensions, l’artiste a tenu à rappeler le rôle unificateur de la musique :
« J’estime qu’il est très important d’utiliser notre place d’artiste pour se montrer exemplaire. Parce que je ne connais qu’une seule réponse à la haine, c’est l’art. Et l’art, c’est nous, c’est vous, c’est ici, c’est maintenant, c’est la musique. »
Son message s’est terminé sur un appel vibrant à l’unité :
« Alors puisqu’on est tous là, réunis ce soir, j’ose vous demander qu’on ne chante d’une seule voix et que ce chant s’élève beaucoup plus fort que le tumulte. Merci. »
Un message qui fera date ?
La prise de parole d’Amir, à la fois sobre et résolue, suffira-t-elle à apaiser les tensions ? Rien n’est moins sûr. Car au-delà de la simple présence d’un artiste dans un festival, c’est une interrogation plus large sur la place de l’art dans les débats politiques qui se dessine.
Peut-on exiger des artistes qu’ils prennent position ? À quel moment l’engagement devient-il une obligation morale ? Et que faire lorsque la scène musicale devient le théâtre d’enjeux géopolitiques ?
Ce vendredi soir à Spa, Amir a choisi de répondre par la musique, par la parole et par l’ouverture. Il n’a pas directement répondu aux accusations, mais il a tendu la main. Il a refusé l’affrontement, préférant l’échange. Ce choix lui vaudra sans doute autant de critiques que de soutiens.
Une chose est certaine : cette soirée aux Francofolies ne sera pas oubliée de sitôt. Elle restera comme un moment charnière où la musique et la société se sont croisées en plein cœur, avec pour toile de fond un monde de plus en plus polarisé.
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