Pierre Perret, figure incontournable de la chanson française, est bien plus que l’artisan des refrains enjoués que l’on connaît. Derrière les mélodies populaires du “Zizi” et des “Jolies colonies de vacances” se cache un destin marqué par des épreuves et une lucidité souvent cruelle.
Né en 1934, il grandit dans l’ambiance chaleureuse du café familial, un théâtre populaire où les mots et les rires fusent, mais où la violence d’un instituteur laisse aussi des traces. Élève autodidacte et insatiable, il se réfugie dans la musique et entre au conservatoire de Toulouse. Son talent le mène à Paris, où il signe ses premiers succès dans les années 60, tout en affrontant la censure et les critiques des bien-pensants. Il répond aux menaces avec son sourire, affirmant ne chanter que le bonheur.
La chanson “Lily”, écrite après une rencontre avec Angela Davis, incarne sa résistance face au racisme. Refusée par les radios, elle devient un hymne et une victoire contre l’ignorance, toujours étudiée dans les classes aujourd’hui. L’homme public joyeux cache cependant une immense solitude et des blessures profondes.
Il a lutté toute sa vie contre le désespoir, une vérité que seule sa lucidité lui permet d’accepter. Il subit une pleurésie qui le force à se retirer de la scène, puis une trahison intime lorsque sa compagne le quitte pour le médecin qui le soigne. Il se reconstruit grâce à la musique et à l’écriture, et trouve la lumière auprès de Rebecca, sa femme, une complicité qui durera soixante ans.
Le destin n’épargne pas le couple, qui doit affronter la pire chose qui puisse arriver : la mort de leur fille Julie, à 32 ans. C’est un choc abyssal dont il ne se remettra jamais complètement, et qui le pousse à se murer dans un silence douloureux sur sa vie familiale. Plus tard, une accusation de plagiat et de diffamation le force à se battre en justice pour défendre son honneur, une bataille qu’il gagne. Il doit aussi faire face à l’éloignement de ses enfants et petits-enfants, une blessure qui s’ajoute à ses peines.

Aujourd’hui, à plus de 90 ans, Pierre Perret continue de monter sur scène, mais se prépare à poser la guitare pour aller à la pêche. Il ne veut pas finir à bout de souffle sous les projecteurs, mais partir debout, tout en continuant d’écrire, car son cerveau reste en éveil. Son rapport singulier au temps, entre les saisons des routes et les saisons du retrait, lui permet de ne pas se trahir.
Pierre Perret, le chansonnier au sourire frondeur, cache derrière ses ritournelles entraînantes une âme d’une profondeur insoupçonnée, nourrie d’une quête inlassable de la vérité. Loin des polémiques bruyantes, il mène une archéologie intérieure, se méfiant des explications hâtives et des campements idéologiques.
Sa méthode est singulière : il conserve des enveloppes scellées, étiquetées “colère”, “honte”, “orgueil”, “tendresse”, qu’il n’ouvre qu’en cas d’urgence créative. En lisant ces notes qu’il s’est adressées à lui-même des années auparavant, il retrouve une clarté authentique, une voix qui n’appartient qu’à lui. Son art ne crie pas, mais fissure ce qui doit l’être, en cherchant le point de fracture où la dignité bascule.
Pour lui, le langage ne peut être vrai qu’après s’être imposé le silence le plus strict, des heures sans un mot, sans radio, sans lecture, à simplement observer sa main sur une table.
Sa conception de l’amour est tout aussi révélatrice. Loin de l’amour-vitrine, il le voit comme un atelier, une forge, non un refuge. Il ne demande pas à l’autre de le consoler, mais de l’aider à ne pas se trahir. Cette exigence a forgé des jours incandescents et des nuits heurtées, faites de complicité lumineuse et de mots qui blessent.

Sa manière de dire “Je t’aime” se manifeste à travers des preuves discrètes : un bol posé toujours du même côté, un livre ouvert à la page de l’autre, un pull plié au pied du lit signifiant “reviens quand tu veux”. Des gestes simples, non spectaculaires, mais qui disent tout de la fidélité et de la liberté qu’il accorde. L’amour, chez Perret, est un domaine inviolable que l’on ne cherche pas à capturer.
L’écriture est un devoir sacré. Il confesse avoir un jour brûlé un cahier entier, réalisant qu’il écrivait pour plaire plutôt que pour comprendre. Cette humiliation salvatrice lui a fait jurer de n’écrire que pour donner, juste. Son rapport aux lieux est tout aussi singulier :
il garde des clés d’endroits où il ne retourne presque jamais, comme pour se souvenir qu’un lieu peut survivre à notre absence, l’aidant ainsi à accepter les départs. Sur les plateaux de télévision, il remercie les techniciens, conscient que la lumière ne vient pas que de la scène, et s’accorde un temps de solitude avant chaque enregistrement, les yeux fermés, la paume sur la table, attendant que le battement se calme.
Ce qui peut surprendre chez cet homme aux refrains légers, c’est sa discipline quasi monacale, une rigueur tendre. Il se relève la nuit pour noter un mot tombé dans le sommeil, rit seul d’un calembour, mais le rature s’il “triche avec l’humain”. La langue est pour lui une main tendue.

En scène, il parle aux absents, à ce fauteuil vide au milieu de la salle, y voyant toujours quelqu’un à qui adresser la première phrase. Ses amitiés sont exigeantes, silencieuses, fondées sur l’écoute. Il refuse la facilité des images toutes faites, opposant aux injonctions une politesse ferme : “Je préfère entendre ce que je n’entends pas encore.” Dans les heures les plus sombres, il s’assoit face à une chaise vide, imaginant le garçon qu’il fut, lui parlant de douter sans jamais “marchander son intégrité”.
Tout revient au travail, à cette obstination humble qui refuse de prendre la douleur pour une excuse. La part la plus secrète de sa légende ne réside pas dans l’éclat, mais dans la tenue, la fidélité à une ligne intérieure. Ses choix les moins compris, ses refus d’apparition, ses annulations, n’étaient jamais caprice, mais l’intuition que la sincérité vacillait et qu’il fallait la préserver.
Pour lui, il n’y a de chansons durables que celles qui ont résisté au confort. Il a même écrit un texte d’adieu à la scène, qu’il n’a jamais envoyé, réalisant que la vie lui parlait à voix basse. Aujourd’hui, il marche incognito dans les marchés, collecte les “timbres” des voix des manutentionnaires, touche un bol ébréché pour se souvenir qu’aucune beauté n’est complète.
Il appelle ceux qu’il a déçus pour demander pardon, chante pour un seul spectateur dans une salle vide sous la neige, et continue de choisir la justesse plutôt que l’éclat, la vérité plutôt que le vacarme. Un homme patient, qui, malgré tout, choisit la vérité, même quand elle coûte, et dont l’amour intact traverse les années comme une eau souterraine.
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