Dans une atmosphère chargée d’émotion et de sincérité, Loo a récemment été invitée sur le plateau de l’émission Quotidien diffusée sur TMC. L’artiste est venue, à première vue, pour parler de son nouveau disque. Mais très vite, l’entretien a pris une dimension plus intime, plus fragile, lorsque le nom de son fils Diego a été évoqué. Ce fils, disparu tragiquement, continue d’habiter chacune de ses pensées, chacune de ses paroles, et désormais chacune de ses chansons.

Il est toujours là” : Lio revient avec émotion sur la mort de son fils -  magicmaman.com

Dès les premières minutes, le ton est donné : loin de se réfugier derrière les convenances, Loo s’exprime avec une honnêteté désarmante. « Mon enfant est toujours là », confie-t-elle d’une voix vibrante. La mort n’a pas effacé sa présence ; elle a seulement transformé le lien qui les unit. Pour elle, l’amour maternel défie la frontière de l’absence.

 

Loo raconte qu’au début de son deuil, elle revoyait sans cesse des images, des souvenirs, presque comme des flashs douloureux mais précieux. Puis, dans un geste à la fois moderne et bouleversant, elle a continué à lui écrire sur WhatsApp, comme si le fil de la conversation n’avait jamais été rompu. « Je lui ai demandé pardon. Je lui ai dit que je l’aimais », avoue-t-elle. Dans ces mots simples résonne toute la profondeur de la culpabilité, de la tendresse et du besoin vital de maintenir un dialogue.

Ce geste de parler à un disparu, loin d’être une folie, illustre une vérité universelle : l’être aimé ne disparaît jamais totalement, il s’invite autrement dans nos vies, parfois dans le silence, parfois dans les chansons, parfois même dans la technologie que nous utilisons chaque jour. Écrire à son fils sur une messagerie, c’était pour Loo une manière de continuer à tisser ce lien invisible, de lutter contre le vide. Mais avec le temps, un basculement s’est opéré

Émue, Lio livre un témoignage fort sur la mort de son fils Diego : "C'est  l'amour de ma vie"

. Les mots d’excuses et de douleur ont laissé place à des remerciements. « Tout d’un coup, j’ai commencé à dire merci pour toutes ces années, ces merveilleuses années que nous avons passées ensemble », explique-t-elle. Ainsi, la mémoire s’est transformée en gratitude, et la souffrance, sans disparaître, s’est mêlée à une forme de lumière.

La chanteuse insiste : elle n’a pas cinq enfants, mais bien six. Diego continue de compter, de vivre à travers elle. Il n’est pas une ombre, il est une présence diffuse, rieuse, bienveillante. « Je sais qu’il rigole sur beaucoup de choses », ajoute-t-elle avec un sourire pudique. Dans ces paroles, on ressent une volonté de refuser la fatalité. Son fils n’est pas réduit à une absence ; il est intégré dans un présent en mouvement. Et ce présent, Loo le transforme en musique.

Son nouveau disque en est la preuve éclatante. L’artiste y a glissé l’empreinte de Diego à chaque instant. Elle affirme avoir beaucoup échangé avec lui au fil de la création, comme si les choix musicaux, les mots et les mélodies avaient été guidés par une complicité invisible.

 

Elle connaît par cœur ses chansons préférées, et c’est dans cette mémoire partagée qu’elle a puisé son inspiration. Le titre phare de l’album, L’amour de ma vie, prend alors tout son sens : ce n’est pas seulement une déclaration universelle, c’est un cri intime, une dédicace à ce fils qu’elle a perdu mais qu’elle continue d’aimer de manière absolue.

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Il est rare qu’un artiste ose se montrer aussi vulnérable sur un plateau télévisé. Loo, elle, choisit de livrer son deuil comme un acte d’amour. Elle ne cherche pas à masquer ses blessures ; elle en fait une force, un moteur de création. Cette démarche résonne profondément auprès du public, car chacun, à sa manière, connaît la perte, l’absence, ou la peur de perdre. Son témoignage devient alors plus qu’une confession personnelle : il prend une dimension universelle.

Ce qui frappe également, c’est la manière dont elle parvient à conjuguer douleur et espoir. Là où beaucoup s’enfermeraient dans la tristesse, Loo choisit la mémoire active, la gratitude, la musique. Son fils, au lieu d’être un souvenir figé, devient une source d’élan. Dans ce sens, son disque n’est pas seulement une œuvre artistique, mais un hommage, une main tendue vers tous ceux qui souffrent d’une absence semblable.

Au-delà de la promotion d’un album, cette apparition télévisée restera comme un moment de vérité. Elle a rappelé que derrière les paillettes et les micros, il y a des vies traversées de drames, des mères qui pleurent, des cœurs qui cherchent à se reconstruire. Mais elle a aussi montré qu’il existe une force insoupçonnée dans la musique : celle de transformer la douleur en beauté, et le chagrin en message d’amour universel.

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En refermant cette parenthèse intime, Loo laisse une impression indélébile. Elle nous rappelle que l’art n’est jamais détaché de la vie, qu’il se nourrit des blessures et des élans du cœur. Et que parfois, derrière une chanson, il y a l’écho d’un rire perdu mais jamais oublié. Diego, à travers L’amour de ma vie, continue d’exister, de chanter, de sourire. Et c’est peut-être là la plus belle victoire de sa mère : avoir transformé une tragédie en une lumière qui brille encore.