“Je suis encore bouleversée”: Ninon, adolescente sourde, a offert une performance bouleversante qui a fait craquer Santa et les autres coachs de The Voice Kids sur TF1

Samedi 6 septembre 2025, lors de la deuxième soirée des auditions à l’aveugle de The Voice Kids, une jeune fille de 15 ans a bouleversé coachs et téléspectateurs : Ninon. Avec son interprétation habitée d’un titre de Hoshi sur la surdité, elle a transformé son handicap en force, livrant une prestation aussi intense qu’inoubliable. Rencontre avec cette adolescente d’Albert, dans la Somme, qui raconte son parcours et son aventure dans le télé-crochet de TF1 présenté par Nikos Aliagas.

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Ninon est née avec une surdité sévère. Jusqu’à l’âge de 4 ans, elle a vécu dans une grande frustration, souvent incomprise, parfois exclue, surtout à l’école. « Je ressentais une colère énorme, une frustration que je n’arrivais pas à exprimer.

Les deux premières années de maternelle ont été un enfer », confie-t-elle. Son quotidien a changé grâce à une institutrice attentive, puis surtout lorsqu’elle a intégré une classe spécialisée pour enfants sourds. Ce tournant, elle l’associe à une véritable renaissance : « Quand j’ai été appareillée, c’est comme si je venais de naître une deuxième fois. »

Aujourd’hui, Ninon revendique sa double identité. Elle ne veut pas choisir entre les deux mondes : « Certains sourds n’acceptent pas qu’on veuille entendre. Mais moi, je veux être des deux côtés, avec les entendants et les sourds. Mes oreilles, c’est mon choix. »

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Si elle a pu grandir sans se sentir limitée, c’est grâce à ses parents. « Ils ne m’ont jamais traitée différemment. J’étais une enfant comme les autres, juste avec un petit plus », dit-elle en souriant. Ce soutien indéfectible lui a permis d’avancer sans crainte et d’assumer pleinement son parcours.

Des réseaux sociaux à la scène de TF1: Sa participation à The Voice Kids n’était pas prévue. « C’est la production qui m’a repérée sur les réseaux. Mes parents ont accepté et je me suis lancée », raconte Ninon. Une fois sélectionnée, elle s’est préparée avec rigueur, épaulée par sa mère et son orthophoniste : « Il n’y a pas de secret : il faut travailler sans relâche. »

Le jour de l’audition, la pression était immense. « Avant de monter sur scène, j’étais stressée et excitée à la fois. Se retrouver devant des personnalités comme ça, c’était terrible mais formateur. »