EDDY MITCHELL : LA FIN D’UNE ÉPOQUE, LE CHANTEUR DE ROCK CONTRAINT DE METTRE UN TERME À SA CARRIÈRE À CAUSE D’UNE ÉTRANGE MALADIE

À 93 ans, Eddy Mitchell, le crooner inimitable, la voix rauque du rock français, vient d’annoncer qu’il tire sa révérence. Non pas parce qu’il en avait assez de la scène, mais parce qu’une étrange maladie, encore mal comprise par les médecins, est venue bouleverser son quotidien. Pour ses fans, cette annonce est un choc : Eddy, c’était l’éternel “schmoll”, celui qu’on croyait indestructible, le survivant d’une génération de géants aux côtés de Johnny Hallyday et Jacques Dutronc.

Un petit miracle : bande-annonce

L’information est tombée comme un couperet lors d’une conférence improvisée dans un petit théâtre parisien. Eddy Mitchell, vêtu d’un simple costume sombre, a pris la parole d’une voix tremblante mais toujours habitée par cette chaleur qui l’a rendu si unique. « Je voulais chanter jusqu’à mon dernier souffle, mais ce dernier m’est devenu trop précieux », a-t-il avoué avec une lucidité qui a bouleversé les spectateurs.

La maladie dont souffre le chanteur intrigue autant qu’elle inquiète. Selon ses proches, tout a commencé par des pertes de mémoire étranges, non pas liées à l’âge, mais soudaines et sélectives. Mitchell pouvait se souvenir des moindres détails d’un concert donné en 1967, mais oubliait parfois le prénom de ses petits-enfants. Très vite, les symptômes se sont aggravés : des tremblements imprévisibles, des hallucinations auditives où il croyait entendre des accords de guitare inexistants, et une fatigue persistante qui le laissait épuisé après quelques minutes de répétition.

Inquiétude autour de la santé d'Eddy Mitchell : le chanteur aurait été opéré  en urgence pour soigner "un mystérieux mal" - parismatch.be

Les médecins parlent d’un syndrome rare, que certains spécialistes ont baptisé provisoirement le « trouble mélodique neurodégénératif ». Ce mal, encore inconnu, toucherait le système nerveux d’une manière singulière, en s’attaquant aux zones cérébrales liées à la musique et à la mémoire auditive. En d’autres termes, c’est comme si le cerveau du chanteur, saturé de mélodies et de souvenirs sonores, avait fini par se retourner contre lui.

Eddy Mitchell, avec son humour noir caractéristique, a résumé la situation en une phrase : « Moi qui ai passé ma vie à chanter, me voilà condamné au silence. » Une déclaration poignante, presque poétique, qui traduit l’ampleur de son combat.

Pourtant, malgré la gravité de son état, Eddy n’a rien perdu de sa dignité. Dans son entourage, on raconte qu’il continue à écouter du jazz et du rock’n’roll à la maison, même si parfois il confond les morceaux ou croit entendre sa propre voix là où elle n’est pas. Ses amis affirment qu’il garde le sourire et qu’il plaisante encore sur ses « trous de mémoire musicaux ». Jacques Dutronc, son vieux complice, aurait confié : « Eddy, même malade, reste le plus rock d’entre nous. »

L’annonce de sa retraite a provoqué une vague d’émotion sur les réseaux sociaux. Des milliers de fans ont partagé des messages de soutien, évoquant leurs souvenirs de concerts inoubliables, de chansons qui ont marqué leur vie. Beaucoup considèrent qu’avec le départ d’Eddy, c’est toute une page de l’histoire du rock français qui se tourne définitivement.

Inquiétude autour de l'état d'Eddy Mitchell : le chanteur aurait été opéré  en urgence pour soigner "un mystérieux mal" - Beauty Case

Mais certains médecins se veulent rassurants : si la maladie est étrange et difficile à cerner, elle n’est pas immédiatement mortelle. Eddy pourrait encore vivre de longues années, entouré de sa famille, même s’il doit désormais renoncer à la scène. Pour ses proches, c’est à la fois un soulagement et une tristesse. Sa femme et ses enfants insistent sur l’importance de préserver son intimité et de ne pas réduire son image à sa maladie.

Eddy Mitchell lui-même a voulu transmettre un message d’espoir : « La musique ne m’appartient pas, elle appartient à ceux qui l’écoutent. Moi, j’ai fait ma part, et je pars heureux. » Ces mots résonnent comme une sorte de testament artistique, une façon élégante de quitter la scène sans pathos, avec ce mélange de pudeur et de grandeur qui a toujours caractérisé l’homme.

Les prochains mois seront consacrés au repos. On murmure qu’Eddy travaillerait en secret à un livre de souvenirs, un projet qu’il avait entamé avant l’apparition de sa maladie. Peut-être y livrera-t-il ses dernières confidences, ses anecdotes les plus folles, et cette part intime de lui que le public n’a jamais connue.

Quoi qu’il en soit, Eddy Mitchell restera à jamais une légende. Son retrait ne marque pas la fin de son influence, mais plutôt le début d’une mémoire collective que ses fans continueront d’entretenir. Comme il le disait lui-même dans l’une de ses chansons : « Rien n’est fini tant qu’on se souvient. »

Aujourd’hui, alors qu’il dépose le micro pour la dernière fois, Eddy nous laisse une leçon de courage face à l’inévitable. Il prouve qu’on peut dire adieu avec élégance, même quand la maladie impose ses règles cruelles. Et dans le silence qu’il choisit désormais, ses chansons, elles, continueront de résonner éternellement.