Robert Redford, une légende du cinéma brisée par les épreuves de la vie
Ce mardi 16 septembre, le monde du cinéma s’est réveillé endeuillé : Robert Redford, l’icône aux cheveux blonds et au regard perçant, est décédé à l’âge de 89 ans. Figure incontournable de Hollywood, il avait marqué plusieurs générations de spectateurs avec des films devenus cultes, de Butch Cassidy et le Kid (1969) à Out of Africa (1985). Mais derrière l’image de l’acteur charismatique et du réalisateur respecté, l’homme a traversé des épreuves personnelles d’une intensité bouleversante.
Si sa carrière a été couronnée de succès et son nom associé à l’élégance et à l’engagement artistique, sa vie privée fut marquée par deux tragédies qui l’ont profondément ébranlé : la perte de deux de ses enfants, Scott et James.
Une carrière lumineuse, une vie marquée par les drames
Robert Redford symbolise pour beaucoup l’âge d’or du cinéma américain. Son charme, son naturel et sa capacité à incarner des personnages complexes en ont fait une star planétaire. Pourtant, loin des projecteurs, l’acteur a dû affronter une douleur qu’aucun succès ne peut apaiser : la perte d’un enfant. Et pas une, mais deux fois.
La première blessure remonte à novembre 1959, lorsque son fils aîné, Scott Anthony Redford, meurt tragiquement à seulement deux mois, victime d’un syndrome de mort subite du nourrisson. Un drame qui survient au tout début de la carrière de l’acteur, encore jeune père et plein de rêves. Cette épreuve a laissé une marque indélébile dans sa vie et a façonné en partie sa personnalité : derrière son sourire solaire, Redford portait toujours en lui cette première cicatrice.
Mais c’est en 2020, déjà âgé de 84 ans, qu’il connaîtra un nouveau bouleversement familial d’une ampleur incommensurable : la disparition de son fils James, surnommé Jamie, à l’âge de 58 ans.
James Redford : un fils, un père, un cinéaste engagé
James Redford n’était pas seulement le fils de l’acteur. Comme son père, il avait trouvé dans le cinéma un espace d’expression et de combat. Réalisateur et scénariste, il s’était spécialisé dans les documentaires engagés, abordant des thèmes liés à la santé, à l’éducation et à l’environnement.
Parmi ses œuvres les plus notables, on retrouve The Kindness of Strangers (1998), Spin (2003) et Paper Tigers (2015). Son style mettait en avant l’humain, la résilience et la nécessité d’agir face aux crises contemporaines. À travers son art, il cherchait à éveiller les consciences et à donner une voix à ceux que l’on entend trop peu.
Comme sa mère, Lola Van Wagenen – activiste passionnée – James s’était engagé corps et âme dans la défense de la planète. En 2005, il cofonde avec son père The Redford Center, une organisation à but non lucratif destinée à promouvoir et financer des films consacrés à l’environnement et au changement climatique. Le projet traduisait leur volonté commune de mettre le cinéma au service d’une cause universelle.
Une perte insurmontable
Le 16 octobre 2020, James Redford succombe à un cancer du foie. Une maladie contre laquelle il se battait depuis plusieurs années, lui qui avait déjà subi deux greffes de foie dans le passé à cause d’une maladie génétique rare.
La nouvelle de sa mort a bouleversé la famille, mais également le cercle du cinéma indépendant et militant. À travers un communiqué transmis par son agent, Cindi Berger, Robert Redford exprimait un chagrin d’une intensité rare :
« Robert est en deuil avec sa famille durant cette période difficile et demande à ce que l’on respecte son intimité. Le chagrin est incommensurable face à la perte d’un enfant. Jamie était un fils, un mari et un père aimant. Son héritage se perpétue à travers ses enfants, l’art, le cinéma et sa passion dévouée pour la conservation et l’environnement. »
Derrière ces mots sobres, on devine l’immensité de la douleur d’un père ayant perdu deux fils à des moments très différents de sa vie.
Une famille marquée par l’art et la discrétion
Malgré ces drames, Robert Redford a continué à être entouré de ses deux filles, qui chacune à leur manière perpétuent l’héritage familial.
Shauna Jean Redford, née en 1960, a choisi une vie plus discrète. Artiste peintre reconnue, elle s’est mariée avec le journaliste Eric Schlosser, auteur et enquêteur passionné de justice sociale. Ensemble, ils mènent une existence loin des projecteurs, mais ancrée dans la créativité.
Amy Redford, la benjamine, a suivi une voie proche de celle de son père. Actrice et réalisatrice, elle a pris part à plusieurs projets cinématographiques et télévisuels, perpétuant l’amour du septième art dans la famille Redford.
Ainsi, malgré les deuils, la famille reste unie autour de l’art, de l’engagement et de la volonté de créer.

Robert Redford, l’homme derrière la légende
La carrière de Robert Redford, ponctuée de chefs-d’œuvre, lui a valu une place parmi les plus grands noms du cinéma. Lauréat de l’Oscar du meilleur réalisateur pour Ordinary People (1980), fondateur du festival de Sundance devenu une référence mondiale pour le cinéma indépendant, il a su utiliser sa notoriété pour ouvrir des portes à une nouvelle génération de cinéastes.
Mais ce que l’on retiendra aussi de lui, c’est la force avec laquelle il a continué à avancer malgré les drames familiaux. Sa vie témoigne de la dualité entre la gloire publique et la douleur intime.
Il disait souvent que le succès ne doit pas être un refuge, mais un tremplin pour s’engager. Sa lutte pour l’environnement, son soutien au cinéma indépendant et son implication dans des causes humanistes en sont la preuve éclatante.
Une vie entre lumière et ombre
Le décès de Robert Redford à 89 ans clôt un chapitre majeur de l’histoire du cinéma. Pourtant, son héritage dépasse largement ses rôles mythiques ou ses films réalisés. C’est aussi l’histoire d’un homme ayant vécu des pertes inimaginables et ayant su transformer ses blessures en engagement pour un monde meilleur.
De Butch Cassidy et le Kid à Out of Africa, du Festival de Sundance au Redford Center, son empreinte est indélébile. Mais derrière l’icône se cache un père endeuillé, un homme de chair et de sang, marqué par le destin.
Son parcours nous rappelle que même les légendes ne sont pas épargnées par la douleur, et que la grandeur réside peut-être dans la manière dont on choisit de continuer à vivre malgré tout.
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