Linda de Suza restera à jamais dans la mémoire collective comme l’une des voix les plus sincères et les plus bouleversantes de la chanson populaire. Pourtant, ironie cruelle du destin, sa disparition, le 28 décembre 2022, s’est faite dans un silence presque total, comme si une partie de la société avait choisi d’oublier cette femme qui avait su mettre des mots simples sur la douleur de l’exil et la force de l’espérance. Son nom, si vibrant dans les années 1980, n’a pas eu droit aux unes des journaux, pas plus qu’aux hommages nationaux que l’on réserve à certains artistes. Et pourtant, quelle trace elle a laissée !

Née le 22 février 1948 à Beringel, dans le sud du Portugal, Linda – de son vrai nom Teolinda Joaquina de Sousa Lança – grandit dans un pays figé par la dictature de Salazar. Issue d’une famille modeste, elle connaît très tôt la dureté de la vie et le poids des traditions. Elle ressent très jeune l’envie de fuir, de s’émanciper, de donner une autre chance à son fils et à elle-même.
C’est avec une simple valise en carton, devenue plus tard un symbole universel, qu’elle franchit clandestinement la frontière française à l’âge de vingt-deux ans. Comme tant d’autres immigrés portugais, elle découvre les chantiers, les usines, les appartements exigus de la banlieue parisienne. Femme de ménage, ouvrière, serveuse, elle enchaîne les petits boulots pour survivre. Mais le soir, dans les cabarets communautaires, elle chante. Sa voix grave et vibrante attire l’attention : elle transporte dans ses chansons la nostalgie des terres quittées et la douleur des mères séparées de leurs enfants.

C’est sa rencontre avec Pascal Sevran qui va bouleverser sa destinée. Convaincu de son talent, il l’encourage à enregistrer son premier disque. En 1978 paraît La Valise en carton, une chanson simple mais universelle, où l’émotion brute supplante la technique. Ce titre devient un hymne pour toute une génération d’exilés portugais, espagnols, italiens, maghrébins, qui se reconnaissent dans cette femme sans artifices. Le succès est fulgurant. Linda enchaîne alors les tubes – L’Étrangère, Amália, Tiroli-Torolo – et devient une figure incontournable de la scène musicale populaire française.
Dans les années 1980, elle remplit des salles entières, multiplie les passages télévisés, publie une autobiographie vendue à plus de deux millions d’exemplaires, elle-même adaptée à la télévision. La France l’adopte, le Portugal la revendique : Linda incarne le rêve d’une vie meilleure, l’intégration réussie, la dignité des plus humbles. Mais derrière les paillettes, la réalité est plus sombre. Sa relation compliquée avec son fils Joao, ses difficultés financières, ses erreurs de gestion et son incapacité à capitaliser sur sa gloire vont peu à peu la fragiliser.
À mesure que les années passent, Linda s’efface du paysage médiatique. Les années 1990 et 2000 marquent un lent déclin. Elle tente des retours, parfois sur scène, parfois à la télévision, mais l’élan des années 1980 ne revient jamais. Elle vit de plus en plus isolée, avec des revenus modestes, loin du faste que l’on associe aux vedettes. Son nom disparaît progressivement de l’actualité culturelle, même si, dans le cœur des immigrés portugais, sa voix reste gravée.
Le 28 décembre 2022, c’est dans une maison médicalisée de Gisors, en Normandie, qu’elle s’éteint, victime du Covid-19 et affaiblie par de multiples pathologies chroniques. Elle avait 74 ans. Son décès n’est annoncé que tardivement, par un simple communiqué de son agent. Aucun hommage officiel ne suit, aucune cérémonie nationale, aucun message de la part du ministère de la Culture. Ses funérailles se déroulent dans la plus stricte intimité, en présence de quelques proches seulement. Ce contraste brutal entre la gloire passée et l’indifférence de sa fin de vie choque ceux qui se souviennent encore de ses triomphes.
Pourquoi une artiste qui a tant compté pour des millions de personnes a-t-elle disparu dans un tel anonymat ? Les questions sont nombreuses. Son fils Joao reste silencieux. Aucun testament n’est rendu public, aucune clarification sur sa succession n’est donnée. Les fans s’interrogent : a-t-elle tout légué à son fils, à une association, ou n’avait-elle tout simplement plus rien à transmettre ? Son patrimoine matériel semblait limité : quelques effets personnels, des souvenirs, mais pas de villa, pas de fortune. Quant à ses droits d’auteur, ils paraissent avoir été dilapidés ou mal gérés au fil des années.

Plus encore que ce flou financier, c’est le silence culturel qui interpelle. Pas de réédition de ses disques, pas de compilation hommage, pas de musée, pas de fondation. Seule une émission diffusée sur France 3, plusieurs mois après sa mort, a brièvement ravivé la mémoire de Linda, mais sans l’élan national qu’elle aurait mérité. Ce vide révèle le sort cruel réservé à tant d’artistes populaires : adulés un temps, puis effacés des mémoires officielles, comme si leur contribution à l’histoire collective était secondaire.
Et pourtant, Linda de Suza n’était pas seulement une chanteuse. Elle était un symbole. Elle portait la voix des invisibles, de ceux qui travaillent dans l’ombre, de ceux qu’on n’invite jamais aux tables du pouvoir. Elle avait fait pleurer des millions de Français en chantant l’exil, la nostalgie, la douleur de la séparation. Son parcours illustrait l’intégration, mais aussi la solitude de ceux qui, à force de donner, s’oublient eux-mêmes.
Aujourd’hui, alors que son souvenir s’efface peu à peu, une question demeure : avons-nous collectivement une responsabilité dans cet oubli ? L’histoire de Linda de Suza dit quelque chose de nous, de notre rapport aux icônes populaires, de la fragilité de la mémoire culturelle. Elle nous rappelle qu’une artiste peut disparaître deux fois : une première dans la mort, une seconde dans l’oubli.
Linda avait refermé sa valise en carton une dernière fois, dans le silence d’une chambre médicalisée. Mais cette valise, devenue symbole, reste ouverte dans les mémoires de ceux qui ont connu l’arrachement et l’espérance. Sa voix, grave et vibrante, résonne encore pour qui veut l’entendre. Et peut-être est-ce à nous, désormais, de ne pas laisser son héritage sombrer dans l’indifférence. Car derrière chaque refrain oublié se cache une vie entière, une lutte, une histoire. Et Linda de Suza fut, sans conteste, l’une des plus belles de ces histoires.
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