À l’âge de 70 ans, Nicolas Sarkozy nomme cinq personnes qu’il ne pardonnera jamais…

Il fut le président bling-bling, le « petit Napoléon » de la République, l’homme des coups d’éclat et des colères télévisées. Mais aussi celui des procès, des rancunes et des silences pesants. Nicolas Sarkozy, né en 1955, a façonné sa carrière avec la rage de ceux qui ne reculent jamais, quitte à transformer chaque rival en ennemi intime. À 70 ans, son nom reste associé à des images contrastées : triomphes électoraux, réception fastueuse de Mouammar Kadhafi en 2007, intervention militaire en Libye en 2011… et enfin, humiliations judiciaires inédites pour un ancien chef d’État français. Retour sur une trajectoire aussi flamboyante que crépusculaire.
L’enfant de Neuilly, forgé dans l’ambition
Issu d’un père aristocrate hongrois exilé et d’une mère d’origine juive séfarade, Nicolas Sarkozy grandit à Neuilly-sur-Seine, banlieue chic où il apprendra vite à se battre pour exister. Avocat de formation, il se fait remarquer dès 1983 : à 28 ans, il devient le plus jeune maire de Neuilly. Déjà, son style tranche : direct, nerveux, déterminé. Son credo implicite : « Parler fort, frapper vite, ne jamais s’excuser ».
Dans les années 1990, il multiplie les portefeuilles ministériels : budget, économie, intérieur. C’est place Beauvau qu’il forge son image d’homme fort, obsédé par la sécurité et omniprésent dans les médias. Les Français découvrent un personnage clivant, qui séduit autant qu’il exaspère.
2007 : l’Élysée, les ors de la République et le bling-bling
En mai 2007, il bat Ségolène Royal et s’installe à l’Élysée. Mais Sarkozy ne ressemble pas à ses prédécesseurs. Montres de luxe, yacht de Bolloré, mariage avec Carla Bruni… Le président bouscule l’image classique du chef d’État français. Il fascine autant qu’il scandalise.
Sur la scène internationale, il s’impose comme un hyperactif. Pendant la crise financière de 2008, il joue un rôle central dans la coordination européenne. Il réforme les retraites, durcit la politique sécuritaire, s’engage en Afghanistan. Mais derrière l’énergie, l’autoritarisme et les liaisons troubles avec le monde des affaires alimentent les critiques.
Les cinq ennemis jurés : blessures indélébiles

Sarkozy a bâti sa carrière en transformant ses opposants en ennemis mortels. Cinq figures marquent son parcours de haines jamais effacées.
Jacques Chirac : mentor trahi en 1995 lorsque Sarkozy soutient Édouard Balladur. Le lien est brisé, remplacé par un mépris froid.
Dominique de Villepin : rival chiracien, l’affaire Clearstream cristallise leur haine. Sarkozy accuse Villepin d’avoir voulu « salir son nom ».
Marine Le Pen : adversaire idéologique, elle l’accuse de « voler ses idées » sur l’immigration. Sarkozy réplique en qualifiant le FN de danger pour la République.
Mouammar Kadhafi : accueilli avec faste en 2007, renversé dans le sang en 2011 après l’aval donné par Sarkozy à l’intervention militaire. L’ombre des soupçons de financement occulte de campagne plane toujours.
François Hollande : bourreau politique qui le bat en 2012. Depuis, une guerre de mots sans répit.
Ces noms forment une liste noire, une mémoire de rancunes qui accompagne Sarkozy jusqu’à aujourd’hui.
2011 : la volte-face libyenne et le fantôme de Kadhafi
Le paradoxe reste saisissant. En 2007, Sarkozy dresse la tente bédouine de Kadhafi dans les jardins de l’Hôtel Marigny. Quatre ans plus tard, il est l’un des premiers à réclamer son renversement militaire. La mort atroce du dictateur libyen laisse planer une question obsédante : Sarkozy voulait-il effacer un « témoin gênant » ? La justice française enquête toujours sur de possibles financements occultes. Lui nie tout en bloc. Mais le soupçon colle à sa peau.
2012 : la chute face à Hollande
Son quinquennat brutal, marqué par l’hyperprésidence, laisse les Français divisés. En 2012, il est battu par François Hollande. Une humiliation vécue comme une blessure intime. Sarkozy ne pardonnera jamais au « président normal », qu’il surnomme « calamité nationale ».
Il tente pourtant un retour : reprise en main de l’UMP (devenue Les Républicains), candidature aux primaires de 2016. Mais l’usure, les divisions et surtout la justice enrayeront la machine.
Le temps des affaires : Bigmalion, écoutes et condamnations
À partir de 2014, les affaires s’enchaînent :
Affaire Bygmalion : soupçon de fausses factures pour dissimuler les dépassements de frais de campagne en 2012.
Affaire des écoutes : il est enregistré en train de solliciter un juge pour obtenir des informations confidentielles.
Affaire Kadhafi : enquête sur un possible financement illégal de sa campagne de 2007.
En mars 2021, le verdict tombe comme un séisme : Nicolas Sarkozy est condamné à trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, pour corruption et trafic d’influence. Une première pour un ancien président de la Ve République.
L’ombre du combattant déchu
À 70 ans, Sarkozy n’occupe plus aucune fonction officielle. Mais son nom hante toujours la droite française. Ses soutiens parlent d’acharnement judiciaire, ses détracteurs d’un homme incapable d’introspection.
En privé, même Carla Bruni confie : « Nicolas n’oublie jamais rien, il pardonne difficilement. » Dans son entourage, on le décrit comme un homme marqué par la défiance, obsédé par le contrôle, rongé par la rancune.
Peut-on gouverner sans pardonner ?

La trajectoire de Nicolas Sarkozy pose une question vertigineuse : un président peut-il exercer le pouvoir sans jamais tourner la page de ses blessures ? Chirac, Villepin, Hollande, Le Pen, Kadhafi… tous demeurent des fantômes dans sa mémoire.
L’histoire retiendra son énergie, son volontarisme, ses réformes. Mais elle retiendra aussi ses procès, ses humiliations et ses rancunes jamais effacées.
Car derrière l’homme d’État demeure un homme seul, prisonnier de ses batailles passées. Et peut-être que, comme ses ennemis, l’Histoire elle-même refusera de lui accorder le pardon qu’il n’a jamais su donner.
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