Coup dur pour Laurent Blanc : fin de l’aventure saoudienne après une défaite face à Cristiano Ronaldo

Laurent Blanc, viré ! - Public

À 59 ans, Laurent Blanc traverse un nouveau revers dans sa carrière d’entraîneur. L’ancien défenseur central, champion du monde 1998 et d’Europe 2000, vient d’être licencié par le club saoudien d’Al-Ittihad, à la suite d’une défaite marquante face à Al-Nassr et à son rival star, Cristiano Ronaldo. Une décision brutale, mais pas totalement surprenante, tant la pression qui pesait sur les épaules de l’ex-sélectionneur des Bleus s’était intensifiée ces dernières semaines.


Une carrière prestigieuse, un parcours d’entraîneur mouvementé

Laurent Blanc restera pour toujours dans la mémoire collective française comme l’un des artisans majeurs du sacre mondial de 1998. Son élégance en défense, son sens du placement et sa capacité à relancer proprement en ont fait un joueur respecté dans toute l’Europe, passé par Montpellier, Barcelone, l’Inter Milan ou encore Manchester United.

Une fois sa carrière de joueur terminée, il s’est tourné vers le banc de touche. Ses débuts comme entraîneur à Bordeaux ont été couronnés de succès, avec un titre de champion de France en 2009. Cette réussite l’a propulsé à la tête de l’équipe de France en 2010, où il a tenté de reconstruire après le fiasco du Mondial sud-africain. S’il n’a pas connu de grands triomphes à ce poste, il a tout de même redonné une certaine stabilité avant de céder la place à Didier Deschamps.

Au Paris Saint-Germain, qu’il a dirigé de 2013 à 2016, Blanc a accumulé les titres nationaux, faisant des Parisiens une machine à gagner en Ligue 1. Toutefois, son incapacité à franchir un cap en Ligue des champions a fini par lui coûter sa place. Depuis, sa carrière a connu des rebonds plus incertains, avec des expériences contrastées à l’étranger et, plus récemment, à l’Olympique Lyonnais, dont il a été évincé en septembre 2023.


L’aventure saoudienne : un défi excitant mais périlleux

En rejoignant Al-Ittihad en 2023, Laurent Blanc voyait s’ouvrir une nouvelle page, stimulante et riche de promesses. Le championnat saoudien, en pleine expansion grâce à l’arrivée de stars internationales, offrait à l’ancien sélectionneur un terrain d’expérimentation unique. Al-Ittihad, club prestigieux basé à Djeddah, lui confiait une mission claire : maintenir l’équipe au sommet d’un championnat de plus en plus relevé.

Pour Blanc, le projet était séduisant. Avec des joueurs d’envergure mondiale comme Karim Benzema, N’Golo Kanté, Moussa Diaby, Fabinho ou encore Steven Bergwijn, l’effectif semblait armé pour dominer la scène nationale et rivaliser avec les grands rivaux, dont Al-Nassr de Cristiano Ronaldo et Al-Hilal de Neymar. Dès son arrivée, il avait d’ailleurs guidé le club vers un titre de champion d’Arabie saoudite, ce qui semblait annoncer une collaboration fructueuse.

Mais derrière l’apparente stabilité, les tensions n’ont cessé de croître. Les dirigeants, très exigeants, attendaient des résultats constants. Dans un championnat désormais scruté par le monde entier, chaque faux pas était amplifié. Et malgré quelques belles performances, le jeu proposé par l’équipe et certaines contre-performances fragilisaient peu à peu la position de l’entraîneur français.

Laurent Blanc viré par Al-Ittihad après seulement quatre journées de  championnat


La défaite contre Ronaldo, le coup fatal

Le match face à Al-Nassr, disputé vendredi dernier, a été vécu comme un tournant. Opposé à Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers, Al-Ittihad s’est incliné 2-0. Au-delà du score, c’est l’impuissance collective qui a frappé les esprits. Les supporters attendaient une réaction d’orgueil, mais Laurent Blanc et ses joueurs n’ont jamais trouvé la solution face à la puissance offensive adverse.

Pour les dirigeants, cette défaite a été la goutte d’eau. Dans un communiqué laconique mais respectueux, le club a annoncé le départ de son entraîneur et de tout son staff. “Le conseil d’administration du club exprime ses sincères remerciements à Laurent Blanc pour les efforts fournis durant la période écoulée”, pouvait-on lire. Le communiqué ajoutait également des vœux de réussite pour la suite de sa carrière, signe d’une rupture à la fois ferme et polie.


Un vestiaire prestigieux mais difficile à gérer

La mission de Blanc en Arabie saoudite n’était pas des plus simples. Gérer un vestiaire composé de stars internationales, chacune avec sa personnalité et ses ambitions, est un défi en soi. Karim Benzema, tout juste sorti de son aventure madrilène, représentait une pièce maîtresse mais aussi une source d’attention permanente. N’Golo Kanté, modèle de régularité et de discrétion, devait être intégré dans un collectif en construction. À cela s’ajoutaient des recrues de haut niveau, toutes désireuses de briller dans un championnat médiatisé.

Or, faire cohabiter ces talents et maintenir un équilibre dans l’équipe s’est révélé plus ardu que prévu. Si Blanc a su bâtir une équipe compétitive, il n’a pas réussi à donner à Al-Ittihad la constance attendue. Dans ce contexte, la défaite contre Al-Nassr a cristallisé les doutes et précipité son départ.


Deux évictions en deux ans : la carrière de Blanc en question

En moins de deux ans, Laurent Blanc a connu deux licenciements retentissants : d’abord à l’Olympique Lyonnais, puis à Al-Ittihad. Un coup dur pour un entraîneur qui, malgré ses succès passés, semble aujourd’hui en difficulté pour s’imposer dans la durée.

Ces revers posent une question légitime : quelle suite pour sa carrière ? À 59 ans, Blanc est encore jeune pour un entraîneur de haut niveau. Son expérience, son palmarès et sa connaissance du football international en font toujours une figure respectée. Mais ses dernières expériences laissent planer le doute sur sa capacité à relancer un projet ambitieux.

Pour l’heure, Al-Ittihad a confié les rênes de l’équipe à un duo intérimaire, le Saoudien Hassam Khalifa et l’Espagnol Ivan Carrasco. Le club prendra le temps de désigner un successeur, probablement dans les semaines à venir.

Laurent Blanc viré par Benzema ? Al-Ittihad met les choses au clair


Et maintenant ?

Libre de tout engagement, Laurent Blanc va devoir réfléchir à son avenir. Prendre une pause, se ressourcer, ou se lancer rapidement dans un nouveau défi ? Les pistes sont ouvertes. Certains imaginent déjà un retour en Europe, peut-être dans un club de milieu de tableau où il pourrait travailler avec moins de pression immédiate. D’autres estiment que son profil pourrait séduire de nouvelles destinations exotiques, en Asie ou en Amérique.

En attendant, certains médias n’hésitent pas à le projeter dans des contextes inattendus, comme une éventuelle participation à une émission télévisée à l’image de son prédécesseur Raymond Domenech. Une hypothèse amusante mais qui reste très éloignée de l’image que Blanc souhaite donner de lui. Le “Président”, comme on le surnommait durant sa carrière, n’a jamais affiché d’appétence pour le spectacle médiatique hors terrain.


Conclusion : un avenir encore ouvert

Le départ forcé d’Al-Ittihad marque une nouvelle étape dans la carrière de Laurent Blanc, à la fois glorieuse et chaotique. Saura-t-il rebondir une nouvelle fois ? Son parcours prouve qu’il a toujours trouvé des opportunités, parfois inattendues, pour se relancer. Reste à savoir si les clubs européens ou internationaux lui feront encore confiance pour diriger un projet ambitieux.

Ce qui est sûr, c’est qu’à 59 ans, Laurent Blanc n’a pas encore dit son dernier mot. L’homme qui a tant apporté au football français pourrait bien surprendre encore. Mais pour l’instant, l’heure est au repos, à la réflexion et peut-être, à une nouvelle reconstruction.