À 96 ans, Hugues Aufray avoue ce que tous soupçonnaient depuis des années.
Depuis près d’un siècle, Hugoy porte en lui à la fois le triomphe de la gloire et le poids de perte dévastatrice. Ces chansons ont vécu dans le cœur de générations entières et pourtant l’homme derrière elle a passé sa vie à lutter contre le chagrin, le regret et des secrets trop douloureux pour être partagés.
Aujourd’hui, au crépuscule de ces années, il permet enfin au monde d’entrevoir la vérité qui a façonné non seulement sa musique, mais aussi son âme. Ce qu’il admet aujourd’hui jette une ombre sur son héritage célébré et nous rappelle que derrière chaque mélodie se cache une histoire de chagrin. L’enfance qui a laissé des cicatrices.
Zofret est né le 18 août 1929 à Neil sur scène dans une famille qui en apparence semblait bénie par le privilège et le raffinement. Sa mère était issue de la noblesse française immergée dans la culture et la vie intellectuelle tandis que son père était un industriel et diplomate respecté. Pour les observateurs extérieurs, cela ressemblait à l’éducation parfaite pour un garçon qui séduirait un jour des foules entières.
Mais la réalité de ces premières années était loin d’être idylique. Enfant, offrait à lutter contre la dyslexie, ce qui rendait chaque journée d’école difficile. Il était gauché à une époque où cela était stigmatisé, l’obligeant à s’adapter en permanence. Mais le fardeau le plus humiliant qu’il dû portait fut sans doute l’énurésie, un trouble d’incontinence nocturne persistante.

De l’âge de 5 à quinze ans, il en a souffert en silence, se réveillant chaque matin avec une honte qu’il ne pouvait jamais dissimuler. Plus tard, il décrivit ses années comme profondément isolante, expliquant que tandis que ses frères partaient à l’école dans leurs uniformes impeccables, lui restait à la maison, accroché à sa mère, se sentant déjà en échec avant même que la vie ne commence.
Son rêve d’enfant avait été d’aller en pension, de vivre parmi d’autres garçons, d’appartenir à un groupe. Au lieu de cela, il a grandi dans l’ombre de l’humiliation, convaincu que quelque chose était brisé en lui. Même des décennies plus tard, dans des interviews données alors qu’il était nonagénère, il admit la douleur de ce souvenir, le qualifiant de l’un des traumatismes cachés de sa jeunesse.
Pour Hug, la musique devint moins passe-temps qu’une bouée de sauvetage. C’était la seule manière d’échapper au poids de ce qu’il ne pouvait pas changer, la seule façon de transformer la honte en quelque chose de porteur de sens. Les difficultés de sa jeunesse ne s’arrêtèrent pas là. Sa vie familiale était compliquée, marquée par le divorce et la distance.
Son père se remaria et partit s’installer en Espagne, laissant Francesco, le frère aîné de Hug, devenir une figure paternelle de substitution. Francesco fut l’ancre qui le guida, le protégea et comblaissé par un parent absent. Ce lien allait devenir à la fois une source d’amour et le début de la tragédie la plus profonde de la vie de Hugofray.
La mort de Francesco est la voix qui a failli disparaître. Au milieu des années 1950, Hug Zofray était un jeune homme de 26 ans, toujours à la recherche de sa place dans le monde. La musique l’attirait, mais il ne s’y était pas encore engagé comme profession. À bien des égards, il suivait encore la voix tracée par sa famille, déchirée entre les attentes de la tradition et la rébellion silencieuse que la musique lui offrait.
La seule constante dans sa vie était son frère aîné Francesco qui avait toujours été à la fois un mentor et un protecteur. Mais en 1955, le drame sur 20 Francesco était tombé éper du m amoureux d’une jeune femme de Hong Kong. Leur relations étaient passionnées et sincères, mais la famille de la jeune femme refusa cette union.
Il ne permettrait jamais qu’elle épouse un européen. Le rejet fut brutal et pour Francesco, sensible, émotif et intransigent, ce fut insupportable. Au lieu d’accepter la séparation, il choisit une voix bien plus sombre. À seulement vingt ans, Francesco mit fin à ses jours à Montréal, laissant son frère cadet anéanti.
Cette perte fut bien plus que la mort d’un frère. Ce fut l’effondrement de l’homme qui l’avait élevé en l’absence de leur père. Au fré confier plus tard que ce fut comme si une partie de lui-même avait été arrachée à jamais. Il décrivait son frère comme incroyablement violent dans ses sentiments, un homme qui aimait avec une telle intensité qu’il ne pouvait survivre au rejet.
Des décennies plus tard, sur le plateau de quelle époque, la voix d’ufray se brisait encore en évoquant cette injustice. J’ai vécu le drame de la ségrégation religieuse et raciale toute ma vie. Je porte toujours la blessure. Le chagrin se manifesta de façon à bouleverser définitivement la vie de Hugofre.

Il perdit la capacité de parler normalement. Sa voix, autrefois assurée, devint brisée, étouffée par le chagrin. Pendant des mois, il pouvait à peine parler, encore moins chanter. Il décrira plus tard cela comme un terrible handicap, une menace qui risquait de le réduire au silence pour toujours. Et pourtant, c’est cette brisure même qui allait finir par façonner sa carrière.
Ce n’est que lorsqu’il rencontra une femme, une professeure de yoga, qui lui apprit à travailler sa respiration, à crier avant de transformer ce cri en mélodie qu’il retrouva peu à peu sa voix, ce qui avait semblé d’abord un cruel coup du sort de vin, avec le temps, le timbre unique qui toucha le public.
Sa voix, brisée, née de la tragédie devint sa signature. Chaque note portait le poids de la perte. Chaque chanson l’écho de l’absence de Francesco. Trois ans plus tard, toujours hanté par le deuil mais déterminé à avancer, Hug décida de se consacrer pleinement à la musique. C’était à bien des égards, une forme de thérapie.
Il versa sa douleur dans les mélodies canalysant ce que les mots seuls ne pouvaient exprimer. L’ombre de Francesco planait sur tout ce qu’il créait, mais au lieu de le détruire, elle le propulsa vers l’avant. Il était déterminé à donner une voix au silence qui avait failli l’engloutir. L’ascension vers la gloire, l’amitié avec Dylan et les chansons qui portaient son chagrin.
Au début des années 1960, Hugsofrey avait transformé sa voix brisée en quelque chose que le public ne pouvait pas oublier. Ce qui avait autrefois été un handicap donna désormais à sa musique une qualité brute, douloureuse qui le distinguait dans la scène bondé de la chanson française. Paris regorgeait alors de légendes Edit Piaf, Charles Aznavour, Gilbert Beéc, mais Affré trouva sa voix en embrassant la tradition folk plutôt qu’en rivalisant directement avec les balades de ses contemporains.
En 1961, il sortit Santiano, un champ de marin entraînant adapté en français qui devint l’une de ces chansons emblématiques. L’énergie de l’air, combinée à son interprétation singulière raisonna profondément auprès du public. C’était comme si les auditeurs entendaient non seulement une chanson sur les marins, mais aussi l’histoire d’un homme affrontant les tempêtes de sa propre vie.
Le succès de Santiano marqua le véritable début de l’ascension d’ufry. À partir de là, il ne fut plus un outsider en quête de reconnaissance. Il était sur toutes les lèvres. Mais sa connexion artistique la plus importante survint peu après lorsqu’il découvrit la musique de Bob Dylan. L’arrivée de Dylan sur la scène folk fut une révolution et pour Au frais, ce fut une révélation.
Le chanteur français trouva dans les paroles de Dylan un miroir de sa propre douleur. Des vers emprunts de liberté, d’injustice et de vérité brut sur la condition humaine. Les deux hommes se lièrent d’amitié et en 1965 Ary sortit Ary chante Dylan, un album révolutionnaire reprenant les chansons de Dylan traduites en français.
Ce n’était pas seulement un disque mais un pont culturel. qui apportait la poésie du folk américain au monde francophone. Fit preuve d’une habileté exceptionnelle en adaptant les textes danses et métaphoriques de Dylan en français tout en en préservant l’essence. Le projet ne fut pas seulement un triomphe commercial.
Il cimenta son rôle d’interprète culturel, un homme capable de prendre la douleur et la protestation d’un autre pays et de les faire raisonner chez son propre peuple. Pour un chanteur qui avait failli perdre sa voix dix ans plus tôt, c’était une victoire profonde. Mais la chanson la plus intime de sa carrière arriva un an plus tard.
En, il enregistra Céline, une balade mélancolique coécrite avec Mor Schuman et la parolière Vline Buggy. Pour le public, ce n’était qu’une chanson d’amour émouvante qui se vendit à plus de 2000 exemplaires et devint rapidement l’un de ses plus grands succès. Ce que personne ne savait alors, c’est que Céline était né directement de la tragédie.
Vine Buggy avait perdu sa sœur et voulait lui rendre hommage. Hug, quant à lui, canalisait son chagrin lié à la mort de Francesco. Il aa plus tard : “Quand j’ai enregistré Céline, les gens ne pouvaient pas imaginer que je pensais à mon frère. Pour lui, la chanson ne parlait pas d’amour romantique, mais du vide insupportable laissé par un frère qui l’avait élevé, aimé, puis disparu.
Pour Hug, chaque interprétation de Céline était un deuil intime dissimulé sous les apparences de l’art. À la fin des années 1960, Hugofry était une star. Pourtant, même lorsqu’il chantait devant des foules, enchaîit les tournées et profitait de la lumière de la gloire, les fondations de sa carrière reposait sur la douleur.
Sa voix, ses chansons et sa personnalité portaient toutes les empreintes du deuil. C’était un paradoxe. Les tragédies qui avaient failli le réduire au silence étaient les mêmes forces qui lui avait donné une voix assez puissante pour raisonner à travers les générations. L’amour, le mariage et les ombres de la vie personnelle.
Derrière la musique et les applaudissements, la vie personnelle de Hug Zofry fut marquée par la turbulence et les contradictions. En 1951, alors qu’il était encore très jeune, il épousa Hélène Fort, son premier amour. Ensemble, ils eurent deux filles, Marie et Charlotte. Pendant un temps, ils semblèrent incarner l’image de la stabilité, une jeune famille construisant son avenir.
Mais à mesure que la carrière d’offrey décollait, les exigences des tournées et des enregistrements érodèrent peu à peu les fondations de leur mariage. Il était absent de longues périodes, absorbé par les responsabilités d’une carrière, exigeant une attention constante. Avec le temps, la séparation entre mari et femme devint plus qu’une simple distance physique. Elle devint émotionnelle.
Au fré à voix lui-même plus tard, je n’étais pas un bon mari. J’étais souvent en tournée et en aventure. Pendant des décennies, lui et Hélène vécurent séparé, leur mariage existant davantage sur le papier qu’en réalité. Pourtant, lié par son vœu personnel de ne jamais divorcer, une décision influencée par la douleur de la séparation de ses propres parents, Ary refusa de mettre fin légalement à cette union.
Puis en 2005, lors d’un voyage en train, AuRa Muriel Méjeevant, une femme de 45 ans sa cadette. Ce qui commença comme une rencontre fortuite se transforma bientôt en une relation profonde. Muriel devint sa compagne, sa confidente et finalement sa partenaire en tout, sauf en un point. Elle resta l’autre femme. Pendant près de 20 ans, Muriel vécut dans l’ombre, à ses côtés en privé, mais privé de la reconnaissance d’une épouse en public.
Ce n’est qu’en après la mort d’Hlène, Cauffré offrit enfin à Muriel ce qu’elle méritait depuis longtemps. En septembre 2023, à l’âge de 94 ans, il l’épousa lors d’une cérémonie qu’il décrivit avec une rare tendresse. Muriel mérite cette robe blanche et ce long voile dont elle rêvait enfant.
Elle m’a donné sa jeunesse et a vécu dans mon ombre pendant dix ans. Aujourd’hui, j’espère qu’elle entre dans la lumière. Le mariage fut un choc pour certains. Après tout, il avait presque ans et elle venait tout juste d’entrer dans la cinquantaine. Mais pour ceux qui connaissaient son histoire, ce fut moins un scandale qu’une douce amertume.
C’était l’aboutissement d’années de patience et d’amour de la part de Muriel et la reconnaissance finale par Hug qu’il ne pouvait quitter ce monde sans lui donner la place qu’elle avait gagné. Ses réflexions sur le mariage restaient toutefois teinté de regrets. Il reconnut que sa dévotion à la musique avait fait de lui un mauvais mari par le passé et que ses choix lui avaient coûté cher.
Même dans ses dernières années, alors qu’il goûtait au bonheur auprès de Muriel, l’ombre de ses échecs antérieurs demeuraient. Comprendre Hugo c’est reconnaître que sa plus grande passion, la musique, fut aussi ce qui fragilisa ses relation les plus importantes. Pourtant, en Muriel, il trouva une seconde chance.
Sa jeunesse et son énergie le revitalisèrent. Ses amis remarquèrent qu’elle lui donnait de la force, qu’elle était l’un des secrets de sa longévité remarquable. Pour Hug, sa présence n’était pas seulement une compagnie. C’était la preuve qu’après une vie d’erreur et de chagrin, l’amour pouvait encore offrir la rédemption, la tragédie de Pascal et la famille qu’il n’a pas pu protéger.
Si la perte de son frère Francesco en 195 avait marqué Hug au frais à jamais, la mort de sa sœur cadette Pascale Audry près d’un demi-siècle plus tard rouvrit toutes les blessures. Néaly en 1935, elle choisit le nom de scène Pascal Audry et devint rapidement l’une des étoiles montantes du cinéma français. Son parcours artistique commença par la danse classique, l’amenant finalement sur la scène du célèbre cabaret de Jacques Canetti, les trois Baudet.
Enquante, elle jouait dans l’adaptation française du journal d’Anne Franck, un rôle qui lui valut l’acclamation critique et publique. Peu après, elle connut le succès au cinéma, notamment avec l’eau vive, adaptée du roman de Jean Gionau et Le dialogue des Carmélites. Sa carrière s’épanouit alors qu’elle travaillait avec des réalisateurs tels qu’Edouard Molinaroto, André Cayat, Jean-Luc Godard et même Louise Bunuel.
Elle se tourna ensuite vers la télévision dans les années apparaissant dans les enquêtes du commissaire Maigré Les dernières minutes et bien d’autres productions. Sa vie personnelle fut tout aussi mouvementée. Elle partagea un temps unidal avec l’acteur Sami Fray avant de le voir partir pour Brigitte Bardau. Plus tard, elle épousa l’acteur émetteur en scène Roger Cioot puis le producteur de musique Francis Drefus.
avec qui elle eut une fille, Julie Drefus. Julie connut elle-même une reconnaissance internationale des décennies plus tard apparaissant dans Kill Bill Volume 1 et Inglorious Bastards de Quentin Tarantino. Mais en juillet 2000, le drame frappa. Pascal voyageait en voiture dans le Lotte avec son collègue acteur Rémy Kirch lorsque leur véhicule fut percuté par un camion à une intersection.
Tous deux furent tués sur le coup. Pascal n’avait que 64 ans. Le choc fut dévastateur non seulement pour sa famille, mais aussi pour toute la communauté artistique française. Pour Hug, la perte fut presque insupportable. Il avait toujours vu Pascal comme bien plus qu’une sœur, une artiste à part entière, une confidente, quelqu’un qui partageait l’esprit créatif qui définissait leur famille.
Sa mort soudaine dans un accident violent lui rappela encore une fois combien la vie pouvait être fragile, combien la joie pouvait disparaître brutalement. Dans des interviews après son décès, Affrey avoua que perdre Pascal avait laissé un vide impossible à combler. Il se souvenait de sa beauté, de son talent et de son dévouement, mais surtout du lien qu’il partageait depuis l’enfance.
Tout comme l’absence de Francesco avait façonné sa voix, la mort de Pascal approfondit la tristesse inscrite dans sa musique. Aujourd’hui, Pascal repose à Ornac Laine en Ardèche, non loin de la maison Kug avait acheté dans les années 1960. C’est un lieu de repos paisible pour une femme dont la vie avait été emplie de lumière, de caméras et d’applaudissement.
Pour Hug, visiter sa tombe fut un rappel douloureux de la cruauté du destin envers sa famille. D’abord son frère, puis sa sœur, deux pertes séparées par des décennies mais unies par la même vérité insoutenable. Les personnes qui l’avaient le plus façonné lui avaient été arrachées trop tôt. Avec Francesco et Pascal disparu, Hugo entra dans ces dernières années non seulement avec la gloire et la reconnaissance, mais aussi avec le poids écrasant de la survie.
Il était le dernier debout, contraint de chanter non seulement pour lui-même, mais aussi pour les voix de ceux qui ne pouvaient plus être entendus. l’âge, les problèmes de santé, la pauvreté et ses réflexions finales. À l’approche de ses 90-0x ans, le poids du temps devint plus difficile à ignorer pour Hug Zofray.
Bien qu’il continua de tourner avec un spectacle intitulé “En balade avec Hug Zofry qui se prolongea jusqu’en 2024”, sa santé commença à fléchir. En mai il fut impliqué dans un grave accident de voiture sur l’autoroute A, un prêt de Paris. Voyageant avec Muriel, leur véhicule entra en collision avec une autre voiture.
Au frais souffrit de multiples fracture, fut hospitalisé et dû endurer une longue et éprouvante convalescence. Les blessures laissèrent des séquelles sur sa mobilité. Les déambulateurs et fauteuils roulants devinrent une partie régulière de sa vie quotidienne. Un cruel retournement pour un homme qui avait autrefois captivé les foules avec une énergie sans limite sur scène.
Au-delà de la douleur physique, l’accident frappa son identité. Être un artiste, c’est vivre sous les projecteurs, se nourrir de l’énergie du public. Soudain, il dut envisager la possibilité du silence, non pas causé par une tragédie extérieure cette fois, mais par le déclin de son propre corps. Pourtant, il refusa d’abandonner.
Il continua à monter sur scène quand il le pouvait, admettant souvent que la joie de chanter était l’une des rares choses qui le maintenait en vie. Ces difficultés n’étaient pas seulement physiques. Les soucis financiers l’avaient hanté une grande partie de sa vie. Dans des interview accordé à Gala et Paris Match, Ary révéla combien de fois il avait été trompé, perdant des fortunes en faisant confiance aux mauvaises personnes.
Chaque fois que j’avais une année réussie, je confiais mes intérêts financiers à quelqu’un et il prenait tout. J’étais naïf. On m’a trompé toute ma vie. Bien que sa carrière ait duré plus de six décennies, il la voit ne pas vivre avec la richesse que l’on aurait pu imaginer. Il alla jusqu’à vendre sa maison de longue date à Marnè La Coquette, donnant le produit de la vente à ses enfants pour qu’ils puissent construire une ferme.
Ce que d’autres aurent vu comme une malchance, offrait le reformula en chance. Il préférait la vie à l’argent, insistant sur le fait que la richesse corromp souvent tandis que la simplicité préserve. Mais ces dernières années ne furent pas marquées que par les épreuves. En 2023, à l’âge de 94 ans, il épousa enfin Muriel Méjevan, la femme qui l’avait accompagné pendant près de deux décennies.
Pour au frè, leur union était non seulement une déclaration d’amour, mais aussi une forme de rédemption. Il parle avec une joie rare de ce moment. Muriel mérite sa robe blanche et son long voile. Elle m’a donné sa jeunesse et a vécu dans mon ombre pendant 25 ans. Aujourd’hui, je veux qu’elle soit dans la lumière. Ces secrets de longévité devinrent également un sujet de fascination.
Il attribuait sa survie à la discipline. Pas d’alcool, pas de tabac, un régime strict. Bien qu’il admettait que le sucre restait sa faiblesse. Plus que tout, c’était la musique qui le soutenait. Il jouait de la guitare chaque jour, sculptait et se félicitait de pouvoir encore donner des concerts de 2 heures.
Il plaisantait en disant que, tandis que d’autres prennent leur retraite, il n’avait jamais considéré le chant comme un travail. Le mot travail vient de Tripalium, un instrument de torture. Chanter est une joie. Même à 95 ans, affrontait la mortalité avec un mélange de résignation et de lucidité. La mort fait partie de la vie. Je n’ai pas peur.
Elle n’est injuste que lorsqu’elle frappe les jeunes. Ce qu’il désirait, ce n’était pas l’immortalité, mais simplement assez de temps pour achever son œuvre. Cela, croyait-il, serait suffisant. Aujourd’hui, à 96 ans, ce qu’il admett enfin n’est ni un scandale ni une liaison cachée. C’est la vérité qui a toujours été là, tissé dans ces chansons.
Que derrière les applaudissements et les mélodies se cache une vie entière de chagrin, de résilience et d’endurance. Les morts de Francesco et de Pascal, l’effondrement de son premier mariage, les longues années de tromperie et de perte financière, les humiliations de l’enfance et l’accident qui faillit le briser, tout cela a façonné l’homme qui se tient encore sur scène.
L’histoire de Hugoy n’est pas seulement celle d’un chanteur, c’est l’histoire d’une survie face au chagrin, celle d’un homme qui a transformé la brisure en beauté et la perte en chanson. à 96 ans alors qu’il continue de chanter, il nous permet enfin de voir ce que nous soupçonnions tous depuis longtemps, que sa musique n’a jamais été seulement une affaire de joie, mais aussi le pois insoutenable de la vie elle-même.
Et ainsi, alors que Hugofry entre dans sa 96e année, ces chansons portent non seulement des notes et des paroles, mais aussi l’écho d’une vie marquée par la douleur, la résilience et la survie. Laquelle de ces chansons vous a le plus profondément touché ? Santiano, Céline ou une autre ? Dites-le-nous dans les commentaires ci-dessous.
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