À l'âge de 73 ans, Jacques Martin nomme cinq personnes qu'il ne pardonnera  jamais… - YouTube

Jacques Martin : les cinq trahisons d’un roi déchu

Il faisait rire la France entière. Chaque dimanche, son visage lumineux, son ton chaleureux et son humour raffiné illuminaient les écrans. Mais derrière le sourire de Jacques Martin, derrière la légende du “Petit rapporteur” et de “L’École des fans”, se cachait une blessure profonde. À 73 ans, dans un rare moment de confidence, l’homme qui fut l’une des figures les plus adulées du paysage audiovisuel français a confié qu’il ne pardonnerait jamais. Jamais à cinq personnes précises, dont les noms résonnent encore dans les coulisses du show-business. Cinq visages qui, selon lui, ont brisé non seulement sa carrière… mais aussi son âme.

Le roi du dimanche devenu l’oublié de la télé

Né à Lyon en 1933 dans une famille bourgeoise, Jacques Martin avait tout pour réussir. Esprit brillant, passionné par la musique et l’humour, il gravit les échelons un à un, jusqu’à devenir la star incontestée de la télévision des années 1970 et 1980.
“Le Petit rapporteur”, “Dimanche Martin”, “L’École des fans”… trois émissions mythiques, trois institutions populaires. Il avait cette aura rare des hommes qui savent rassembler. Des millions de téléspectateurs attendaient chaque semaine sa voix, son regard complice, son rire sonore.
Mais derrière le trône doré du divertissement, l’empire Martin était fissuré. Un perfectionnisme maladif, une exigence parfois tyrannique, un besoin de contrôle absolu. Il voulait tout diriger, tout réécrire, tout orchestrer. Et ceux qui s’opposaient à lui… devenaient vite ses ennemis.

“Je n’ai pas su être là” : la confession d’un père absent

À mesure que la lumière des projecteurs s’éteignait, l’ombre de la solitude s’épaississait. Son entourage se réduisait, ses enfants s’éloignaient, ses anciens amis du métier ne répondaient plus.
“Jacques Martin était un homme qu’on aimait… de loin”, confiera plus tard une proche collaboratrice.
Ses relations familiales furent minées par la distance et l’incompréhension. Plusieurs de ses enfants, dont David et Judith, ont évoqué une figure paternelle difficile à atteindre, absorbée par son travail, incapable de montrer son affection.
Peu avant sa mort, sa fille lui rend visite à Biarritz. Le silence s’installe, lourd. Et puis, dans un souffle, il murmure : « Je n’ai pas su être là. » Une phrase simple, mais déchirante — le résumé d’une vie entière faite de succès publics et d’échecs intimes.

Les cinq personnes qu’il ne pardonna jamais

À l'âge de 73 ans, Jacques Martin nomme cinq personnes qu'il ne pardonnera  jamais… - YouTube

Dans ses derniers mois, Jacques Martin confie à un proche les cinq noms qu’il ne pardonnerait jamais.
La première, Danièle Évenou, l’amour passionné des années 1970. Leur relation fut orageuse, violente, dévorante. Après leur rupture, elle publie un témoignage bouleversant où elle le décrit comme “invivable, colérique, tyrannique”. Pour Jacques, cette trahison publique fut une blessure mortelle. “Elle a voulu me tuer avec ses mots”, aurait-il confié.

Le deuxième nom, Cécilia Ciganer-Albéniz, sa dernière compagne avant qu’elle ne devienne l’épouse de Nicolas Sarkozy. Il l’avait aimée d’une tendresse rare. La voir s’éloigner pour un autre homme, puis s’afficher dans les pages politiques, fut un coup d’orgueil dont il ne se remit jamais.

Le troisième, un dirigeant de France Télévisions — celui qui, en 1998, décida de mettre fin à “Dimanche Martin”. Après plus de vingt ans de fidélité, cette éviction brutale le plonge dans un abîme. “Ils m’ont rayé du jour au lendemain, sans même un merci”, confiera-t-il à Télé 7 Jours. Ce licenciement symbolise pour lui la trahison ultime : celle du monde qu’il avait bâti.

Le quatrième, un ancien ami du métier, qu’il avait fait connaître — certains évoquent Pierre Desproges, d’autres Stéphane Collaro. Tous deux lui doivent une part de leur carrière, mais leurs relations s’étaient délitées. L’un d’eux aurait refusé de lui rendre hommage publiquement, un silence que Jacques Martin interpréta comme un coup de poignard.

Enfin, le cinquième nom… lui-même.
Car dans un rare moment d’introspection, il admet : “Je ne me pardonne pas d’avoir confondu admiration et amour, travail et vie, gloire et bonheur.”
Cette lucidité tardive fait frémir ceux qui l’ont connu. Derrière l’orgueil et la colère, il restait un homme blessé, conscient de ses manquements, prisonnier de son propre mythe.

Le choc de 1998 : la chute d’un empire

Quand France Télévisions lui retire son émission dominicale, c’est tout un pan de sa vie qui s’écroule.
“Je croyais avoir donné ma vie à la télévision publique. Ils m’ont remercié en silence.”
Quelques mois plus tard, un accident vasculaire cérébral le frappe. Le lien entre les deux ? Certains proches en sont convaincus : le choc moral l’a terrassé.
Privé de parole, de scène, de public, Jacques Martin devient spectateur de sa propre disparition médiatique. À Biarritz, il vit reclus, loin du tumulte parisien. Il regarde à la télévision ceux qu’il a découverts, ceux qui brillent sans jamais prononcer son nom. L’humiliation est totale.

Une fin en clair-obscur

Les dernières années de sa vie ressemblent à un long hiver. Les visites se font rares, les médias l’oublient.
Pourtant, quelques gestes de réconciliation émergent dans le silence.
Un ancien collègue vient lui rendre visite, une fille perdue revient s’asseoir près de son lit.
Pas de grandes déclarations, pas de caméras. Juste des regards, des larmes contenues, des souvenirs murmurés.
“On ne fait pas rire la France entière sans y laisser un morceau de soi”, aurait-il dit dans ses derniers jours.
Le 14 septembre 2007, Jacques Martin s’éteint paisiblement à 74 ans. Aucune chaîne ne bouleverse ses programmes. Aucun hommage officiel.
Mais des milliers de Français déposent des fleurs devant les anciens studios. Dans les foyers, le silence du dimanche paraît soudain plus lourd.

Un héritage entre rire et mélancolie

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Aujourd’hui encore, Jacques Martin divise.
Pour certains, il reste l’artiste de génie, celui qui a su transformer la télévision en un lieu de culture et de rire.
Pour d’autres, il fut un homme difficile, autoritaire, blessant.
Mais une chose est sûre : il a marqué son époque d’une empreinte indélébile.

Ses émissions, ses découvertes, son ton unique appartiennent désormais à la légende.
Et si, au fond, Jacques Martin n’a jamais vraiment disparu, c’est parce qu’il continue d’habiter la mémoire collective, entre éclats de rire et soupirs de regret.
Un géant fragile, un monstre sacré qui a trop aimé la lumière… et qui a fini brûlé par elle.

Conclusion
Le destin de Jacques Martin est celui d’un homme qui a tout eu — la gloire, le pouvoir, l’amour du public — mais qui a tout perdu en silence.
Cinq noms, cinq blessures, cinq trahisons. Et au milieu de tout cela, un homme qui n’a jamais su pardonner — ni aux autres, ni à lui-même.
Le roi du dimanche est parti sans couronne, mais son ombre plane encore sur nos écrans, rappelant à chacun que la gloire n’efface jamais la solitude.