Kendji Girac : “Je ne savais pas qui était le Premier ministre !” – L’incroyable anecdote d’un chanteur resté fidèle à sa simplicité

Kendji Girac face à une situation d'une extrême urgence - Public

Dix ans après sa victoire à The Voice, Kendji Girac continue de surprendre le public par sa sincérité et son authenticité. Invité de RTL Matin pour la promotion de son livre Mi Vida, paru le 1er octobre 2025 aux éditions Flammarion, l’artiste s’est confié à Marc-Olivier Fogiel sur ses débuts, ses valeurs et ses rapports avec la notoriété. Entre confidences touchantes et souvenirs amusants, le chanteur est revenu sur une anecdote pour le moins savoureuse : sa rencontre avec Manuel Valls, alors Premier ministre… dont il ignorait complètement la fonction.


Des débuts loin des projecteurs

Avant de devenir une figure incontournable de la chanson française, Kendji Girac menait une vie paisible, rythmée par la musique, les voyages et la famille. Né dans une famille de voyageurs catalans, il grandit dans la simplicité, au cœur d’un environnement où la convivialité et la musique occupent une place centrale.

Rien ne le prédestinait vraiment à une carrière nationale. Lorsqu’il participe à la troisième saison de The Voice en 2014, le jeune homme de 17 ans séduit immédiatement les téléspectateurs par son timbre solaire, son accent chantant et sa joie de vivre communicative. Son interprétation de Bella de Maître Gims, revisitée à la guitare gitane, fait exploser les compteurs de vues sur Internet. En quelques semaines, la vie de Kendji bascule.

Mais à l’époque, celui qui allait devenir l’un des artistes préférés des Français est encore loin de l’univers médiatique et politique. “Je ne m’étais jamais intéressé à tout ça”, confie-t-il aujourd’hui. “Moi, une guitare avec des amis sur une plage, ça m’allait très bien.”


“Mais c’est qui, le Premier ministre ?”

Cette simplicité lui a valu une scène désormais culte, que Marc-Olivier Fogiel n’a pas manqué d’évoquer lors de l’entretien.

Peu après sa victoire à The Voice, Kendji est invité au 20 heures de TF1 en compagnie de son coach, Mika. Ce soir-là, il croise dans les coulisses Manuel Valls, alors Premier ministre de la France. Kendji, sans se douter un instant de l’identité de l’homme politique, engage naturellement la conversation… en catalan !

“On voyait bien le décalage”, rappelle Marc-Olivier Fogiel à l’antenne. “Vous parlez catalan avec Manuel Valls, et à un moment vous demandez à Mika : ‘Mais c’est quoi, un Premier ministre ?’”

Le chanteur éclate de rire avant de confirmer l’anecdote : “C’est vrai ! Je ne savais pas du tout. La politique, je ne m’y étais jamais intéressé. Alors je lui ai parlé comme si je parlais à n’importe qui. En catalan, tranquille, sans stress.”

Mika, témoin amusé de la scène, ne cache pas sa surprise : “Mais toi, tu parles comme ça, normal, au Premier ministre ?”
Et Kendji, candide, de répondre : “C’est qui, le Premier ministre ?”

Une réplique devenue emblématique de son naturel et de son absence totale de prétention. “Aujourd’hui encore, j’en ris, mais sur le moment, j’étais sincère. Je n’avais aucune idée de qui il était”, raconte-t-il, légèrement gêné mais amusé.


Une vie simple, avant et après la célébrité

Ce rapport détendu à la notoriété n’a jamais quitté Kendji. Même après dix ans de succès, de tournées et de tubes, il reste attaché à la simplicité qui le caractérise depuis ses débuts. Dans Mi Vida, il raconte cette période de transition entre l’anonymat et la célébrité, et comment il a dû “se mettre à la page” sur beaucoup de choses, notamment l’actualité française.

“Je sais pas si je peux appeler ça un mal-être”, confie-t-il à Fogiel. “Mais j’étais partagé. D’un côté, je voulais profiter de ma vie, de ma jeunesse, de ma simplicité. Et de l’autre, je découvrais un monde complètement nouveau, avec ses codes, ses médias, sa politique… Tout ça, c’était loin de moi.”

Peu à peu, l’artiste apprend à trouver l’équilibre entre sa nature spontanée et les exigences du métier. “Aujourd’hui, j’ai appris à aimer cette vie-là. Parce que je me rends compte que c’est incroyable. Les gens me portent depuis dix ans sans jamais m’avoir lâché. C’est un trésor pour moi, l’amour du public.”

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Mi Vida : un livre entre confidences et gratitude

Dans son ouvrage, Kendji Girac retrace son parcours, de son enfance dans une caravane à ses triomphes sur scène, sans oublier les épreuves personnelles qu’il a dû affronter. Il évoque son éducation, sa famille, ses racines, mais aussi les doutes et la pression qui accompagnent la célébrité.

Loin des récits formatés, Mi Vida se veut un témoignage sincère d’un artiste resté fidèle à lui-même. “Je voulais partager mon histoire sans filtre, avec mes mots, mes souvenirs, mes erreurs aussi”, explique-t-il. “Ce n’est pas un livre pour me raconter comme une star, mais comme un homme.”

Marc-Olivier Fogiel souligne d’ailleurs ce mélange de naïveté et de lucidité qui fait la force du chanteur : “On sent chez vous une forme d’émerveillement intact, comme si la notoriété ne vous avait pas transformé.” Kendji sourit : “C’est peut-être ma plus grande chance. J’ai gardé les pieds sur terre, parce que je sais d’où je viens. Et surtout, je sais que tout ça, c’est grâce au public.”


Dix ans de carrière, la même lumière

Depuis sa victoire à The Voice, Kendji Girac a multiplié les succès : Andalouse, Les yeux de la mama, Tiago, Habibi… Des titres qui célèbrent la joie, la famille, la culture gitane et l’amour, portés par une énergie positive qui traverse les générations.

Dix ans plus tard, l’artiste n’a rien perdu de cette lumière qui a séduit la France entière. Toujours souriant, toujours bienveillant, il revendique le droit de rester simple dans un monde où tout va trop vite. “Je ne cours pas après le buzz. Moi, je veux juste chanter, donner du bonheur, et vivre tranquille quand je rentre chez moi.”


Une leçon d’humilité

L’anecdote de sa rencontre avec Manuel Valls, au-delà du rire qu’elle provoque, illustre parfaitement ce qui fait la force de Kendji Girac : une authenticité rare. Dans un univers souvent marqué par les apparences, le chanteur ne joue aucun rôle. Il vit, tout simplement, avec cette innocence désarmante qui continue de toucher des millions de fans.

“Je crois que c’est ce que les gens ressentent : je ne triche pas. Je suis comme je suis, avec mes maladresses, mes blagues, mon accent. Et je ne veux pas changer ça.”

Et même s’il sait aujourd’hui parfaitement ce qu’est un Premier ministre, Kendji Girac n’a pas perdu l’essentiel : la simplicité du cœur.


“Mi Vida”, le livre de Kendji Girac, est disponible depuis le 1er octobre 2025 aux éditions Flammarion. Un récit vibrant de sincérité, à l’image de celui qui, dix ans après The Voice, reste avant tout un amoureux de la vie simple.