Mort d’une fillette de 9 ans à Sarreguemines : l’enfant était victime de “moqueries au sujet de sa corpulence”

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La thèse du suicide reste privilégiée après la mort d’une enfant de 9 ans, dont le corps sans vie a été retrouvé samedi au domicile familial de Sarreguemines (Moselle). La petite fille était la cible de “moqueries au sujet de sa corpulence” à l’école indique ce lundi le parquet dans un communiqué.

Le procureur de la République communique de nouveaux éléments ce lundi sur la mort d’une fillette de 9 ans, dont le corps a été découvert samedi matin par sa mère au domicile familial de Sarreguemines en Moselle. Les premières constatations et l’examen du corps par le médecin légiste écartant l’intervention d’un tiers, la thèse du suicide, particulièrement frappante pour un enfant si jeune, a été rapidement privilégiée.

Selon les déclarations des parents de l’enfant auprès des services de police, la fillette était la cible de “moqueries au sujet de sa corpulence”, indique le parquet de Sarreguemines, dans son communiqué, ces moqueries provenant de “deux ou trois camarades d’école de sa classe de CM2”. L’enfant ne disposait pas en revanche de téléphone portable ou de tablette qui auraient pu l’exposer aux réseaux sociaux.

Une enquête pour déterminer les circonstances dans le temps scolaire et en dehors

Cái chết của một bé gái 9 tuổi ở Sarreguemines: "Cô bé luôn nở nụ cười", phụ huynh và học sinh bàng hoàng - tại đây

Une procédure pour recherche des causes de la mort est ouverte et, dans ce cadre, une enquête a été confiée au commissariat de police de Sarreguemines. Cette enquête devra éclairer, selon le procureur Olivier Glady, “les circonstances de la vie scolaire de l’enfant depuis la rentrée de septembre, ainsi que les événements susceptibles d’être intervenus dans sa vie hors du temps scolaire”.

L’enfant a été retrouvée “par sa mère dans la chambre d’un de ses frères”, tandis que son père était sur son lieu de travail. Elle avait “laissé auparavant en évidence, déposé sur le lit, un court billet d’adieu et d’affection à l’attention de sa famille”, ajoute Olivier Glady. La piste du suicide par pendaison, “confirmée par le médecin légiste” est donc privilégiée.

Une cellule d’écoute à l’école

L’association d’aide aux victimes a été saisi par le parquet pour porter assistance à la famille de la victime. Une cellule d’écoute a également été mise en place à l’école primaire Montagne supérieure de Sarreguemines où l’enfant était scolarisée. “J’ai peur que mon fils me cache quelque chose”, témoigne une maman interrogée par ICI Lorraine, “je lui ai dit ‘si tu as un doute, tu parles avec maman, tu parles les grands, tu parles avec les profs”.

Le 3114, gratuit, accessible 24H/24 et 7J/7 partout en France, permet la prise en charge des personnes ayant des idées suicidaires et de leur entourage - Radio France / Radio France Le 3114, gratuit, accessible 24H/24 et 7J/7 partout en France, permet la prise en charge des personnes ayant des idées suicidaires et de leur entourage – Radio France / Radio France © Radio France – Radio France

Le recteur de l’académie Nancy-Metz s’est rendu sur place ce lundi, tandis que le syndicat des professeurs des écoles SNUDI-FO a appelé à la prudence et à la retenue : en effet, depuis la découverte des faits, les enseignants sont la cible de commentaires malveillants sur les réseaux sociaux. Le syndicat a demandé “la mise en place immédiate de la protection fonctionnelle pour les membres de l’équipe enseignante.”