Lucile (L’Amour dans le Pré) : Les mots forts du médecin la forçant à faire un choix dans la salle d’accouchement l’ont profondément marquée pendant le processus de naissance, a-t-elle partagé…

Lucile (L'amour est dans le pré) raconte son accouchement - TV ACTU by  AlloCiné

Lucile, l’une des figures les plus attachantes de l’émission « L’Amour est dans le pré », n’a jamais eu peur de se montrer authentique. Après avoir charmé les téléspectateurs par sa douceur et sa sincérité aux côtés de Jérôme, l’agriculteur au grand cœur, la jeune femme a, une fois encore, ouvert son cœur dans un témoignage bouleversant.
Cette fois, elle ne parle ni d’amour ni de télé-réalité, mais d’un moment profondément humain : la naissance de son troisième enfant, un accouchement qu’elle qualifie de “plus difficile et plus marquant” de toute sa vie.

Un accouchement plus long et plus éprouvant que prévu

Tout avait pourtant bien commencé. Lucile, déjà maman de deux enfants, pensait savoir à quoi s’attendre. “Je me sentais prête, sereine même”, confie-t-elle dans une longue publication partagée sur Instagram. Mais rapidement, les choses se sont compliquées. Le travail s’est éternisé, la douleur s’est intensifiée, et la fatigue s’est installée.
“Je voyais les heures passer, le personnel aller et venir, et je sentais que quelque chose n’allait pas. Ce n’était pas comme les autres fois”, raconte-t-elle.

Alors qu’elle croyait être proche du moment tant attendu, son médecin est entré dans la salle, le regard grave. “Il m’a regardée droit dans les yeux et m’a dit : Lucile, il faut qu’on parle. Il faut faire un choix maintenant.

Les mots du médecin qui ont tout changé

Photo : Lucile (L'amour est dans le pré) sur Instagram. - Purepeople

Ce moment, Lucile dit ne jamais l’oublier.
“C’était comme si le temps s’était arrêté. Je savais que quelque chose de sérieux se passait, et son ton ne laissait aucune place à la légèreté. Il m’a expliqué que le cœur du bébé montrait des signes de fatigue. Qu’il fallait décider : continuer encore un peu naturellement, ou passer immédiatement en césarienne.”

Une décision difficile, dans un contexte d’urgence, alors que les contractions la submergeaient. “Je n’avais plus la force de réfléchir. J’étais à bout, physiquement et émotionnellement. Mais en même temps, il fallait que je décide, maintenant, pour mon bébé.”

C’est à ce moment-là que le médecin lui a dit une phrase qui, selon ses mots, a changé sa manière de voir la maternité :

“Lucile, c’est ton corps, ton choix. Mais souviens-toi : ton courage n’est pas de souffrir, il est de savoir quand demander de l’aide.”

Une phrase gravée dans son cœur

Ces mots, simples mais puissants, ont résonné comme une révélation.
“Je me suis mise à pleurer, pas de peur, mais de soulagement. On nous apprend souvent qu’être une bonne mère, c’est tout supporter, tenir bon, ne jamais flancher. Mais ce jour-là, j’ai compris que le vrai courage, c’est aussi d’accepter ses limites.”

Quelques minutes plus tard, Lucile a été emmenée au bloc pour une césarienne d’urgence. L’intervention s’est bien déroulée, et le bébé est né en parfaite santé.
“Quand je l’ai entendu pleurer, j’ai fondu en larmes. Tout le stress, la douleur, la peur… tout s’est envolé. J’étais juste reconnaissante que tout aille bien.”

Des suites physiques et émotionnelles difficiles

Mais la naissance n’a pas marqué la fin de l’épreuve. Dans les jours qui ont suivi, Lucile a traversé des moments de grande vulnérabilité.
“Je ne reconnaissais plus mon corps. Je me sentais fatiguée, vidée, parfois même coupable d’avoir ‘abandonné’ l’accouchement naturel. Et puis, il y avait cette cicatrice, ce rappel permanent de ce qui s’était passé.”

Heureusement, Jérôme, son compagnon, a été à ses côtés à chaque instant. “Il a été incroyable. Il m’a rappelé que ce n’était pas un échec, mais une victoire. Que j’avais donné la vie, peu importe la manière.”

Lucile raconte aussi la tendresse de ses enfants aînés, curieux et protecteurs envers leur petit frère. “Ils venaient me voir avec leurs petits doigts pleins de curiosité, ils lui chantaient des chansons, et moi, je pleurais de joie.”

Un message fort pour toutes les mamans

À travers son témoignage, Lucile veut aujourd’hui démystifier l’accouchement.
“On montre souvent des images parfaites de la maternité : des photos lumineuses, des sourires, des bébés paisibles. Mais la réalité, c’est aussi la peur, la douleur, la fatigue, et parfois des décisions qu’on n’aurait jamais voulu prendre.”

Elle insiste sur l’importance d’en parler sans honte. “Beaucoup de femmes vivent des accouchements traumatisants et se taisent, par peur du jugement. Moi, je veux dire : vous n’êtes pas seules. Parler, c’est déjà commencer à guérir.”

Une force retrouvée

Aujourd’hui, plusieurs semaines après la naissance, Lucile dit qu’elle va mieux.
“Je cicatrise, lentement, physiquement et émotionnellement. Et chaque fois que je regarde mon bébé, je me dis que tout en valait la peine.”

Elle garde encore en tête la phrase de son médecin, qu’elle répète désormais souvent à ses abonnées :

“Être forte, ce n’est pas tout supporter. C’est savoir quand il faut lâcher prise.”

Un message d’une rare sensibilité, à l’image de cette jeune femme que le public a appris à aimer : sincère, vraie, et profondément humaine.

Lucile conclut avec une lueur d’espoir dans la voix :
“Ce jour-là, j’ai eu peur comme jamais. Mais j’ai aussi découvert en moi une force que je ne soupçonnais pas. Et aujourd’hui, quand je tiens mon bébé dans mes bras, je sais que cette épreuve m’a rendue plus vivante que jamais.”