BENZEMA visite ROBINHO en prison, et il fait une demande émouvante à BENZEMA…
Benzema visite Robin en prison et il fait une demande émouvante à Benzema. Le soleil brésilien frappait impitoyablement l’asphalte, créant des vagues de chaleur qui dansaient devant les yeux de Karim Benzema, tandis qu’il fixait l’imposante structure de béton gris qui se dressait devant lui. Le pénitenter de Trémimbé, surnommé la prison des célébrités du Brésil, se tenait là imperturbable comme une sentinelle gardant ses secrets derrière ses murs austères et ses barbelés menaçants. Le trajet depuis l’aéroport de Sao Paolo avait été long et silencieux. Benzema, habitué au regard
curieux, avait gardé sa casquette enfoncée sur sa tête et ses lunettes de soleil fermement en place, même dans la voiture aux vitres teintées. Son arrivée au Brésil s était faite dans la plus grande discrétion, sans fanfare médiatique ni annonces publique. Seules quelques personnes étaient au courant de ce voyage impromptu.
son agent qui avait arrangé les détails logistiques et bien sûr les autorités pénitentiaires qui avaient accordé cette visite exceptionnelle. Il n’avait jamais imaginé se retrouver ici à des milliers de kilomètres de sa vie actuelle en Arabie Saoudite, prêt à franchir les portes d’une prison pour rencontrer un ancien collègue, un ancien ami peut-être désormais détenu pour des actes que le monde entier connaissait.

Robinot, un nom qui évoquait autrefois la magie du football brésilien, des dribles enchanteurs et des sourires éclatants, maintenant synonyme d’une chute brutale et d’une condamnation retentissante. L’appel était arrivé 3 semaines auparavant alors que Benzema se remettait d’un match particulièrement éprouvant sous la chaleur saoudienne.
La voix à l’autre bout du fil avait parlé en portugais d’abord, puis était passé à un anglais hésitant. C était l’avocat de Robinhot. Le message était simple mais lourd de sens. Robinho demandait à le voir. Une visite, un moment d’humanité dans l’enfer carcéral qu’il vivait désormais. Sa première réaction avait été un refus catégorique.
Pourquoi s’impliquer ? Pourquoi risquer l’oprobre médiatique en s’associant, même brièvement à un homme condamné pour un crime aussi grave ? Mais quelque chose dans la voix de l’avocat, une certaine urgence l’avait fait hésiter. Et puis il y avait ses souvenirs des matchs amicaux internationaux, des moments partagés dans les vestiaires lors des rencontres entre la France et le Brésil, des sourires échangés, des compliments mutuels sur leurs talents respectifs.
Ses pensées l’avaient tenté pendant des jours jusque à ce qu’il prenne finalement sa décision. Il irait une seule fois pour entendre ce que Robinho avait à lui dire, pour comprendre peut-être ou simplement pour offrir ce moment d’humanité à quelqu’un qui avait tout perdu. Maintenant qu’il se tenait là devant ses portes massives, le doute l’assaillit à nouveau.
Deux gardes s’approchèrent, leur visage impassible, trahissant toutefois une lueur de reconnaissance. Même ici, au bout du monde, on reconnaissait le ballon d’or, l’attaquant de légende. “Bonjour, monsieur Benzema, veuillez me suivre, s’il vous plaît”, dit l’un d’eux en anglais avec un fort accent portugais. Karim hocha simplement la tête et emboita le pas au garde. La procédure d’entrée était laborieuse.
Vérification d’identité, fouille corporelle respectueuse mais minutieuse, passage sous un détecteur de métau. Enregistrement des empreintes digitales. À chaque étape, il sentaiit un peu plus le poids de l’endroit. Cette atmosphère particulière des lieux où la liberté n’est qu’un concept lointain.
Ils traversèrent plusieurs couloirs, franchissant des portes qui se refermaient. lourdement derrière eux. Le bruit métallique des serrures raisonnait comme un rappel constant de l’enfermement. L’odeur était un mélange de désinfectants industriels, de transpiration et de quelque chose d’indéfinissable, peut-être le parfum même du désespoir. Soudain, ils s’arrêtèrent devant une porte.
“C’est ici”, dit le garde, “La salle des visites spéciales. Vous avez une heure.” Benzema prit une profonde inspiration. Il haine était pas homme à montrer facilement ses émotions, mais en cet instant, il sentait une nervosité inhabituelle l’envahir. La porte s’ouvrit sur une petite pièce austère, une table simple, deux chaises de part et d’autrees et là, assis, l’attendant se trouvait Robinot. Le choc fut immédiat.
Ça n’était plus l’homme qu’il avait connu sur les terrains de football. Le robignot, assis devant lui semblait avoir vieilli de vingt ans. Son visage, autrefois jovial, était marqué par des lignes profondes de soucis et de fatigue. Ses yeux, jadis pétillant de malice et de joie de vivre, étaient devenu terne, enfoncé dans leurs orbites.

Ses cheveux, qu’il avait toujours soigneusement coiffé durant sa carrière étaient négligé par semé de gris. L’uniforme beige de la prison pendait sur son corps pour quand il vit Benzema, une étincelle sembla s’allumer dans son regard. Il se leva un certain comme s’il n’était pas sûr du protocole à suivre.
Devait-il tendre la main, faire une accolade ? Les deux hommes restèrent un instant figés dans cette hésitation, ce moment suspendu où le passé et le présent se confrontaient brutalement. “Karim murmura finalement Robin la voix rque comme s’il n’avait pas parlé depuis longtemps. “Tu es venu ?” Benzema fit un pas en avant et, sans vraiment réfléchir, tendit la main.
Un geste simple, humain. Robagnhot la serra avec une force surprenante, s’accrochant à ce contact comme à une bouée de sauvetage. Ils s’assirent face- à face, le silence s’installant entre eux comme un troisième invité invisible. Par la petite fenêtre grillagée, un rayon de soleil traçait une ligne dorée sur la table métallique. Seule touche de beauté dans cet environnement austère.
Je ne pensais pas que tu viendrais, commença Robin en anglais, leur langue commune approximative. Je ne le pensais pas non plus, répondit honnêtement Benzema. Un nouveau silence, tant de choses à dire et pourtant les mots semblaient inadéquats, insuffisants face à la réalité qui les séparait. “Comment ? Comment vas-tu ?” demanda maladroitement Benzema, conscient de l’absurdité de la question dans ce contexte. Un sourire triste étira les lèvres de Robagot. Je survis.
Chaque jour est identique, long, vide. Il fit un geste vague pour désigner les murs autour d’eux. Ce n’est pas comme jouer au Santiago Bernabéu, hein. Cette tentative d’humour noir fit naître un sourire fugace sur le visage de Benzema. Il se souvenait du Robinot d’autrefois, celui qui faisait rire tout le vestiaire du Real Madrid.
avec ses blagues et ses imitations. Non, certainement pas, acquiessa-t-il. Comment ? Comment te traite-t-il ici ? Robinhasa les épaules. Ni bien ni mal. Je suis isolé des autres détenus pour ma protection. Certains gardiens sont fans, ils me parlent de football, d’autres me méprisent pour ce que j’ai fait ou ce qu’il croi que j’ai fait.
Benzema nota la nuance, cette affirmation subtile d’innocence, mais ne releva pas. Ce ha n’était pas son rôle de juger. La justice avait parlé. Et ta famille ? Demanda-t-il pour changer de sujet. À cette question, le visage de Robin s’assombrit davantage. Ma femme vient me voir une fois par mois avec mon fils. C’est c’est dur pour eux. Les regards, les commentaires.
Mon fils a dû changer d’école. Il s’interrompit, la voix brisée parell et émotion. Il avait l’habitude de dire fièrement que son père était un footballeur. Maintenant, il ne dit plus rien quand on lui demande ce que fait son père. Benzema, sentit une douleur sourde, l’envahir, père lui-même. Il ne pouvait imaginer la souffrance de voir ses enfants porter le poids de ses propres actions.
Le temps semblait écouler différemment dans cette pièce. Les minutes étirent, lourdes de non dis et de regrets. Et pourtant, progressivement la conversation devint plus fluide. Ils parlèrent de football, bien sûr, terrain neutre et réconfortant. Robinho voulait tout savoir de la vie en Arabie Saoudite.
Des nouveaux défis de Benzema, des sensations de jouer dans un championnat émergent après tant d’années au sommet européen. “Tu sais ce qui me manque le plus ?” dit soudain Robinot interrompant une discussion sur les différences de styles de jeu, l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, le son des crampons sur le terrain pendant elle échauffement. Ces moments juste avant le match, quand tout est possible, quand tu te sens invincible. Benzema la tête.
Ces sensations, ses détails, il les connaissait intimement. C était le quotidien qu’il vivait encore, ce quotidien dont Robinhoot avait été arraché. “Je regarde tous les matchs que je peux”, continua le brésilien. Les gardiens me laissent parfois utiliser la télévision commune quand il n’y a personne.
“J’ai vu tes buts contre Alhilal. Tu n’as pas perdu ton toucher.” Un compliment professionnel d égal à égal. Pour un instant, il n’en était plus un détenu et un visiteur, mais deux footballeurs discutant de leur art. La conversation dériva vers les souvenirs, les tournois internationaux où il s était croisé, les anciennes gloires du Real Madrid, les anecdotes sur des coéquipiers communs, des sourires apparaissaient fugaces mais réel comme des éclaircis dans la grisaille de l’instant. Et puis après presque minutes de cette danse verbale qui évitait
soigneusement le cœur du sujet, Robinho prit une profonde inspiration et regarda Benzema droit dans les yeux. “Tu te demandes probablement pourquoi je t’ai demandé de venir.” Benzema acquissa silencieusement. Cette question l’avait en effet hanté depuis qu’il avait reçu l’appel.
Robinho se pencha légèrement en avant, baissant la voix comme pour partager un secret. bien qu’il fûse seul dans la pièce. J’ai une demande à te faire Karim. Une demande qui peut sembler étrange, peut-être même déplacé, mais tu es le seul à qui je peux la faire. L’intensité dans sa voix était palpable. Benzema sentit une tension nouvelle s’installer dans la pièce. Je t’ai écoute dit-il simplement.
Robinho prit une autre respiration profonde comme pour rassembler son courage. Mon fils Robson Junior, il a 14 ans maintenant. Il joue au football. Il est doué, très doué même. Ses yeux s’animèrent brièvement à levocation de son fils, une fierté paternelle transparaissant à travers le voile de tristesse.
Il joue dans les catégories jeunes de Santos comme moi à son âge. Benzema hoa la tête, attendant la suite, pressent où cette conversation les menait. Mais avec tout ce qui s’est passé, avec mon nom, les portes se ferment devant lui avant même qu’il puisse montrer son talent. Les recruteurs des grands clubs européens ne viennent même pas le voir jouer quand ils sont au Brésil.

Il marqua une pause, ses mains se serrant convulsivement sur la table. Je voudrais que tu le vois jouer, Karim. Pas maintenant, pas pendant ce voyage, mais quand il sera prêt, dans un an, peut-être deux, je voudrais que tu uses de ton influence pour lui ouvrir des portes que mon nom lui ferme. Benzema resta silencieux, mesurant le poids de cette demande.
Ce haen était pas simplement une faveur entre anciens collègues. C était un père désespéré demandant que son fils ne soit pas condamné à porter sa croix. Je sais que c’est beaucoup demandé”, continua Robano face au silence de Benzema. “Je comprendrai si tu refuses, mais je devais essayer pour lui. Il ne mérite pas de payer pour mes erreurs.” Le mot erreur flotta dans l’air, chargé d’ambiguité.
Benzema se demanda fugacement si Robag reconnaissait sa culpabilité ou s’il faisait simplement référence à sa condamnation, indépendamment de la vérité. Je ne te demande pas de le faire recruter, précisa Robinot, juste de lui donner une chance de montrer son talent sans le préjugé de mon nom.
Un regard impartial, c’est tout ce que je demande pour lui. Benzema sentit le poids de cette requête. Il comprenait mieux maintenant pourquoi Robinho avait tant insisté pour cette visite. Ceen était pas pour lui-même qu’il demandait de l’aide, mais pour son fils. Tu as des vidéos de lui ? Demanda finalement Benzema.
Le visage de Robinho s’illumina légèrement, comme si cette simple question était déjà une victoire. Ma femme peut en envoyer. Il était lié comme je l’étais, rapide, technique, mais avec un meilleur sens du but que moi au même âge. La fierté dans sa voix était touchante, presque douloureuse à entendre dans ce contexte sordide. “Je ne peux rien te promettre”, dit prudemment Benzema. “tu comprends que je dois être prudent.
” Robinho acquiessa vigoureusement. Bien sûr, bien sûr. Je ne te demande pas de t’afficher publiquement avec lui ou de faire des déclarations. Juste un œil expert, un conseil peut-être. Et si tu penses qu’il en vaut la peine, peut-être un mot discret à quelques personnes que tu connais. Benzema réfléchit un moment avant de répondre. Il pensait à son propre fils, à ce qu’il ferait s’il se retrouvait dans une situation similaire.
L’amour paternel transcendait tout, même les pires erreurs, les pires chutes. “Je regarderai les vidéos, dit-il finalement. Et si ton fils a le talent que tu dis, je verrai ce que je peux faire discrètement.” Le soulagement qui se peignit sur le visage de Robinot était presque physiquement palpable.
C était comme si un poids énorme venait d’être retiré de ses épaules. “Merci”, murmura-t-il. “Merci, Karim !” Un garde frappa à la porte, signalant que leur temps était presque écoulé. Les deux hommes se regardèrent, conscients que ce moment partagé touchait à sa fin. Que dirait-il de plus ? Que pouvait-il ajouter ? Robinhoot semblait vouloir dire quelque chose d’important, quelque chose qui lui pesait visiblement.
Il ouvrit la bouche, hésita, puis finalement se lança. Je ne suis pas la personne que les médias décrivent, Karim. Je ne suis pas ce monstre. Je ne dis pas que je suis innocent, mais il s’interrompit comme s’il réalisait soudain l’inutilité de ses protestations. Quoiqu’ils disent, cela ne changerait rien à sa situation.
Laisse tomber, ce n’est pas important maintenant. L’important, c’est mon fils, qu’il ait une chance. Benzema acquessa silencieusement. Ilen était pas venu juger ni absoudre. Il était venu écouter et il avait entendu, au-delà des mots, la souffrance d’un homme déchu, la préoccupation d’un père pour son enfant.
Le garde ouvrit la porte, indiquant clairement que leur entrevue touchait à sa fin. Benzema se leva. Soudain conscient de la valeur de sa liberté, ce privilège de pouvoir simplement quitter cette pièce étouffante quand Robinho y resterait confiné.
“Je vais réfléchir à tout ça”, dit-il en tendant la main une dernière fois vers l’ancien prodige brésilien. Robinho se leva à son tour, serrant cette main tendue avec une intensité presque désespérée. “Merci d’être venu, Karim. Tu ne peux pas imaginer ce que ça représente. Leur regard se croisèrent une dernière fois. Celui de Benzema, indéchiffrable, et celui de Robinho où brillait une lueur d’espoir nouvelle.
Le garde fit signe à Benzema de le suivre. Alors qu’il s’apprêtait à franchir la porte, il entendit Robinho prononcer une dernière phrase : “Presque un murmure, n’oublie pas Karim, même dans l’obscurité la plus totale, il reste toujours une lumière pour ceux qu’on aime.” La porte se referma avec un claquement métallique définitif, séparant à nouveau les deux mondes.
Le retour à travers les couloirs du pénitenter sembla plus long à Benzema que l’allée. Chaque pas elle éloigné de cette réalité carcérale pour le rapprocher de sa vie privilégiée. Les portes s’ouvraient puis se refermer derrière lui comme autant de frontières entre l’enfermement et la liberté. En récupérant ses effets personnels à la sortie, Benzema remarqua que son téléphone affichait plusieurs appels manqués de son agent. La réalité extérieure le rattrapait déjà.
Une fois dans la voiture qu’il attendait, il prit une profonde inspiration. L’air climatisée du véhicule contrastait violemment avec l’atmosphère lourde de la prison. Le chauffeur, respectant son silence, démarra sans poser de questions. Tout s’est bien passé, monsieur, demanda simplement l’homme après quelques minutes de route. Benzema acquiessa distraitement le regard perdu sur le paysage brésilien qui défilait par la fenêtre.
Comment définir ce qui venait de se passer ? Bien, n était certainement pas le mot approprié. Son téléphone vibra à nouveau. Cette fois, il décrocha. Oui, Mammoud. La voix agitée de son agent raisonna dans l’habitacle. Karim, enfin, je commençais à m’inquiéter. Comment ça s’est passé ? Est-ce que quelqu’un t’a reconnu ? Y avait-il des journalistes ? Benzema ferma les yeux un instant, fatigué par cette avalanche de question. Tout s’est passé discrètement comme prévu.
Personne ne sait que J était là. Un soupir de soulagement se fit entendre à l’autre bout de la ligne. Parfait, tu as fait ce que tu avais à faire. Maintenant, on peut oublier tout ça et se concentrer sur Il m’a demandé quelque chose, coupa Benzema. Un silence.
Puis quoi ? Qu’est-ce qu’il voulait ? Benzema hésita un instant, se demandant s’il devait partager la requête de Robinho. Finalement, il décida que son agent devait être informé. son fils. Il veut que je regarde jouer son fils. Peut-être l’aider si le gamin a du talent. Le silence qui suivit était éloquent. Mahmoud pesait clairement le pour et le contre d’une telle implication.
Karim commença-t-il prudemment. Tu sais que je respecte tes décisions, mais t’associer de quelque manière que ce soit à cette affaire, c’est risqué. Pour ton image, pour tes contrats, Benzema sentit une pointe d’irritation montée en lui. Je n’ai pas dit que j’allais le faire. J’ai dit que j’y réfléchirai. D’accord. D’accord. Tempéra l’agent.
C’est juste que tu sais comment sont les médias. Ils peuvent transformer le moindre geste en scandale. Benzema ne répondit pas immédiatement. Son esprit était encore dans cette petite salle de visite face au regard suppliant d’un père en détresse. “Je te rappelle plus tard”, dit-il finalement avant de raccrocher sans attendre de réponse.
La route vers Sao Paolo se poursuivit dans un silence pesant. Benzema consulta son téléphone, faisant défiler les nouvelles du monde du football, les messages de sa famille, les sollicitations diverse. Cette vie normale, enviée par tant de gens, lui semblait soudain étrangement superficiel après ce qu’il venait de vivre. À l’hôtel, une suite luxueuse l’attendait.
Le contraste avec la cellule où retournait maintenant Robinho était saisissant. Benzema se laissa tomber sur le lit king siiz, épuisé tant physiquement que émotionnellement. Son esprit tournait en rond, revenant sans cesse à cette demande. Devait-il s’impliquer ? Robinot était condamné pour un crime grave, associé son nom au sien, même indirectement, comportait des risques évidents.
Mais le fils, un adolescent innocent qui portait le poids du nom de son père, le soir tombait sur Sainto Paulo quand Benzema se décida enfin à passer un appel. Pas à son agent, ni à un membre de son entourage, mais à quelqu’un dont l’ importait davantage. Allô maman ! La voix douce et familière de sa mère, lui répondit en arabe : “Leur langue intime.” Sans entrer dans les détails de sa visite en prison, il lui exposa le dilemme qui le tourmentait.
“Si tu hésites autant, c’est que tu as déjà pris ta décision dans ton cœur”, lui dit-elle simplement après l’avoir écouté attentivement. “Tu me demandes la permission de écouter ce que te dit ton humanité.” Comme souvent, sa mère avait mis des mots simples sur une vérité complexe. Benzema sourit malgré lui. Tu as raison, maman, comme toujours.
Après avoir raccroché, il resta un long moment immobile contemplant les lumières de la ville qui saintillait dans la nuit brésilienne. Puis il prit son téléphone et composa un autre numéro. Maître Costa, c’est Karim Benzema. J’aurais besoin des coordonnées de l’épouse de Robinho. Le lendemain matin, Benzema se réveilla avec une détermination nouvelle.
Le doute qu’il avait habité la veille était dissipé, laissant place à une résolution tranquille. Il ne savait pas encore exactement comment il allait procéder, mais il savait qu’il ne pouvait pas simplement ignorer la demande de Robot. Son téléphone vibra. Un message de l’avocat de Robinho lui donnait les coordonnées de Maria Louisa. épouse du joueur emprisonné. Benzema hésita un instant puis se décida à lui écrire directement.
Bonjour madame, je suis Karim Benzema. J’ai rendu visite à votre mari hier et il m’a parlé de votre fils. Si vous acceptez, j’aimerais en discuter avec vous avant mon départ. La réponse ne tarda pas à arriver. M. Benzema, je vous remercie pour votre message. Robson Junior et moi pouvons vous rencontrer aujourd’hui si cela vous convient. Dites-moi où et quand.
Benzema réfléchit au lieu le plus approprié. Un endroit discret, loin des regards indiscrets et des téléphones portables prêts à immortaliser cette rencontre improbable. Pourriez-vous venir à mon hôtel à 14h ? Je vous retrouverai dans un salon privé.
Une fois la rencontre organisée, Benzema contacta le service de conciergerie de l’hôtel pour réserver un espace isolé, insistant sur la confidentialité absolue. Le nom prestigieux du joueur et un pourboir généreux garantirent que ses exigences seraient respectées. À 14h précises, la réception l’informa que ses invités étaient arrivés.
Benzema se rendit dans le petit salon où une femme élégante au visage fatigué l’attendait, accompagné d’un adolescent à l’allure sportive qui tentait de dissimuler sa nervosité. Maria Louisa se leva à son entrée, lui tendant une main ferme. “Merci de nous recevoir, monsieur Benzema. Je vous en prie, appelez-moi Karim”, répondit-il avant de se tourner vers le jeune homme.
“Et tu dois être Robson Junior.” L’adolescent hocha la tête, visiblement impressionné de se retrouver face à l’un des plus grands attaquants de sa génération. “Je je vous ai vu marquer contre Liverpool en finale de Ligue des Champions”, dit-il d’une voix qui trahissait son émotion. “Ce était un but incroyable.” Benzema sourit, touché par cette admiration sincère et dépourvue d’arrière-pensée, ils s’installèrent autour d’une petite table où des rafraîchissements avaient été disposés.
L’atmosphère était étrange, un mélange de formalité et d’intimité forcé par les circonstances. “Votre mari m’a parlé de Robson”, commença Benzema en s’adressant à Maria Louisa. “Il m’a dit qu’il joue à Santos.” La femme acquissa. Une lueur de fierté traversant son regard fatigué. Oui, dans les moins de quinze ans. Il y est depuis troise ans maintenant. Elle sortit un téléphone de son sac.
J’ai apporté quelques vidéos de ces matchs comme Robinho me l’a demandé. Benzema tendit la main pour prendre l’appareil mais s’arrêta avant de le saisir. Avant de regarder quoi que ce soit, je dois être clair sur un point. Son regard passa de la mer au fils s’attardant sur le jeune homme. Je ne peux pas vous promettre quoi que ce soit.
Je vais regarder ces vidéos et si je vois un talent exceptionnel, peut-être que je pourrais faire passer un mot à certaines personnes. Mais je ne ferai rien par pitié ou par amitié pour ton père. Le football de haut niveau ne fonctionne pas comme ça.
Robson Junior hocha la tête, son visage exprimant une maturité surprenante pour son âge. Je comprends, monsieur, je ne demande pas de faveur. Juste une chance de montrer ce que je sais faire. Ce haine était plus la voix d’un adolescent impressionné, mais celle d’un jeune homme déterminé. Benzema fut frappé par cette transformation soudaine, comme si en parlant de football, le fils de Robinho accédait à une confiance en lui insoupçonnée.
Maria Louisa lui tendit le téléphone et Benzema commença à regarder les vidéos. des extraits de match, des séances d’entraînement, des actions individuelles. Il observait avec l’œil expert d’un professionnel qui avait côtoyé les plus grands talents mondiaux. Au fur et à mesure de son visionnage, son expression changea imperceptiblement. ce qu’il voyait dépasser ses attentes.
Le jeune Robson avait clairement hérité du talent de son père, la même fluidité technique, la même facilité à éliminer ses adversaires, mais avec quelque chose en plus. Une vision du jeu plus développée, un sens du but plus affirmé. À certains moment, Benzema s’arrêtait pour demander des précisions.
Cette feinte, c’est ton père qui te l’a apprise ? Robson acquissait avec un mélange de fierté et de mélancolie. Oui. Avant avant tout ça, on s’entraînait tous les jours ensemble quand il était à la maison. Après une vingtaine de minutes, Benzema reposa le téléphone pensif. “Tu as du talent”, dit-il simplement. Un talent brut qui a besoin de être poli mais indénégiable.
Le visage du jeune homme s’illumina comme si cette reconnaissance valait plus que tous les compliments du monde. “Mais poursuivit Benzema le talent ne suffit pas, tu le sais, n’est-ce pas ?” Robson hocha gravement la tête. Mon père me le répétait tout le temps. Il disait que le talent sans travail n’est qu’une promesse non tenue. Cette phrase prononcée avec une conviction touchante frappa Benzema.
C était la sagesse d’un homme qui avait appris ses leçons de la manière la plus dure. “Ton père a raison”, confirma-t-il. “J’ai vu tellement de jeunes talents gâchés par manque de travail ou de concentration.” Il marqua une pause avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres.
“Comment est-ce pour toi à l’académie avec les autres jeunes, les entraîneurs, avec le nom que tu portes ?” Le visage de Robson s’assombrit légèrement. Maria Louisa posa une main protectrice sur l’épaule de son fils. C’est compliqué, admit l’adolescent. Certains entraîneurs sont correcte. Ils me jug sur ce que je fais. D’autres moins, quant aux autres joueurs, disons que j’ai appris à ignorer certains commentaires.
Benzema hocha la tête, comprenant sans qu’il soit besoin d’en dire plus. la stigmatisation, les préjugés, les jugements attifs, ils connaissaient ces mécanismes, même si dans un contexte différent. “Et les recruteurs internationaux ?” demanda-t-il. Maria Louisa prit la parole, une amertume contenue dans sa voix. Ils ne viennent même pas le voir.
Son entraîneur dit qu’il est l’un des joueurs les plus prometteurs de sa génération à Santos. Mais quand les recruteurs européens passent miraculeusement, Robson se retrouve sur le banc où on lui dit de ne pas venir à l’entraînement ce jour-là. Benzema serra les dents. Le monde du football pouvait être d’une cruauté implacable, surtout envers ceux qui n’avaient pas choisi leur fardeau.
“Je comprends mieux pourquoi ton père m’a demandé de l’aide”, dit-il doucement. Il y eut un moment de silence, chacun perdu dans ses pensées. Puis Benzema se redressa, prenant une décision. Voilà ce que je peux faire. Je connais personnellement le responsable du recrutement jeune d’Alitihad. C était le club saoudien rival du sien.
Mais les relations entre staff techniques restaient cordiales. Je peux lui parler de toi, lui montrer ses vidéos. S’il est intéressé, peut-être pourrait-il venir te voir jouer sans idée préconçue. Le visage de Robsoness éclaira à nouveau, mais Benzema leva une main pour tempérer son enthousiasme.
Je ne promets rien et surtout cela doit rester entre nous. Aucune mention à qui que ce soit, pas de publication sur les réseaux sociaux, pas de ventardise auprès des amis. Si ton nom est associé au mien publiquement dans ce contexte, je me retirerai immédiatement. C’est clair. Mère et fils acquiè certes gravement, comprenant parfaitement les enjeux.
Maintenant, reprit Benzema en regardant directement l’adolescent. J’ai besoin de savoir quelque chose d’important. Est-ce que c’est vraiment ce que tu veux partir à elle étranger, loin de ta mère, de ton pays, avec toute la pression qui va avec ? Robson échangea un regard avec sa mère avant de répondre. Oui, monsieur, c’est mon rêve depuis toujours et maintenant.
C’est aussi une façon de créer mon propre chemin, loin de l’ombre de mon père. Cette réponse, à la fois déterminée et lucide impressionna Benzema. À 14 ans, ce garçon avait déjà dû faire face à des réalités que beaucoup d’adultes n’affrontaient jamais. Très bien, conclut-il. Je vais voir ce que je peux faire. La rencontre touchait à sa fin.
En se levant pour prendre congé, Maria Louisa saisit soudain la main de Benzema entre les siennes. “Merci”, dit-elle simplement, les yeux brillants de larme contenue. “Pas seulement pour ce que vous pourriez faire pour Robson, mais pour être allé voir mon mari, vous ne pouvez pas imaginer ce que cela représente pour lui.
Pour nous !” Benzema, mal à l’aise face à cette émotion brute, haucha simplement la tête. “Je vous tiendrai informé”, promit-il. Après leur départ, il resta un long moment immobile dans le salon privé, réfléchissant aux conséquences potentielles de son engagement. Ce n’ était pas une décision anodine.
S’impliquer, même discrètement, dans la carrière du fils de Robagot, comportait des risques. Son téléphone vibra. C était un message de Mammoud, son agent. J’espère que tu n’as pas fait quelque chose que tu pourrais regretter. Benzema sourit ironiquement. Son agent le connaissait bien, peut-être trop bien. J’ai fait ce que je devais faire. On en parlera à mon retour. Le reste de la journée se déroula comme dans un brouillard pour Benzema.
Il avait prévu de visiter brièvement la ville avant son départ le lendemain, mais il se sentait étrangement épuisé comme vidé heures. Il d seul dans sa chambre, repassant mentalement les images des vidéos qu’il avait visionné. Le talent du jeune Robson était réel, indéniable. avec le bon encadrement, loin de la pression médiatique brésilienne, il pourrait peut-être s’épanouir.
En fin de soirée, alors qu’il préparait ses affaires pour le départ, Benzema reçut un appel d’un numéro inconnu. Hésitant, il décrocha néanmoins, “Monsieur Benzema, c était la voix de l’avocat de Robinhot. Je suis désolé de vous déranger si tard, mais j’ai un message urgent de mon client.” Benzema fronça les sourcils, intrigué. Je vous écoute.
Il voulait que vous sachiez qu’il a été informé de votre rencontre avec sa famille aujourd’hui. Benzema se rédit. Comment Robinho pouvait-il déjà être au courant ? Sa femme a pu l’appeler brièvement, expliqua l’avocat comme s’il lisait dans ses pensées. Il m’a demandé de vous transmettre ses remerciements les plus sincères. Il y eut une pause avant que l’avocat ne poursuive. sa voix prenant une tonalité plus personnelle.
Monsieur Benzema, si je peux me permettre, ce que vous faites représente énormément pour lui bien sûr, mais surtout pour le garçon. Peu de personnes auraient pris ce risque pour la famille d’un homme dans sa situation. Benzema ne savait que répondre à ses paroles chargées de émotion.
Il se contenta d’un vague acquiessement avant de raccrocher rapidement. La nuit fut agitée pour Benzema. Des rêves confus où se mêlaient les visages de Robagne de son fils, les couloirs oppressants de la prison et des terrains de football s’enchaînaient sans logique apparente. Il se réveilla plusieurs fois, son esprit osillant entre doute et certitude quant à la décision qu’il avait prise.
Au petit matin, alors qu’il s’apprêtait à quitter l’hôtel pour l’aéroport, il reçut un dernier message de Maria Louisa, une simple photo de Robson en tenue d’entraînement de Santos, le visage concentré, les yeux fixés sur un ballon. En légende quelques mots seulement. Il travaille plus dur que jamais aujourd’hui. Merci pour l’espoir. Ce message simple le conforta dans sa décision.
Quelles que soient les conséquences pour lui, il avait fait ce qui lui semblait juste. Dans un monde du football de plus en plus impitoyable et cynique, ces moments d’humanité étaient peut-être les plus précieux. Dans l’avion qui le ramenait vers l’Arabie Saoudite, Benzema rédigea un long message à son contact chez Altihad, décrivant avec précision les qualités qu’il avait observé chez le jeune Robson, sans mentionner immédiatement son lien de parenté.
Il fallait d’abord que le talent parle, que l’intérêt professionnel soit éveillé avant que la réalité complexe ne soit révélé. À des milliers de kilomètres de là, dans sa cellule austère de la prison de Trémembé, Robagne s’allongeait sur son lit étroit fixant le plafond gris. Pour la première fois depuis longtemps, une lueur d’espoir illuminait son regard.
Non pas pour lui-même, il avait accepté son sort, mais pour son fils, ce fils qui portait son nom avec toute la grandeur et toute la chute que ce nom représentait désormais, ce fils qui méritait sa propre chance, son propre chemin. Et grâce à la visite inattendue d’un ancien collègue du monde du football, cette chance semblait enfin possible.
Robinot ferma les yeux, laissant son esprit vagabond vers un futur où son fils épanouirait sur les terrains européens, loin de l’ombre paternelle, écrivant sa propre histoire. Un rêve peut-être, mais un rêve qui semblait soudain un peu plus tangible. 3 mois s’était écoulé depuis la visite de Benzema à la prison de Tremembée. La vie avait repris son cours normal pour le footballeur français.
Entraînements intensifs sous le soleil saoudien, match de championnat dans des stades rutilants, vie luxueuse à Jedda. Pourtant, son esprit revenait régulièrement à cette journée particulière au Brésil, à ce face-àface avec un homme déchu et à la promesse qu’il lui avait faite. La discrétion avait été totale. Aucun média n’avait eu vent de sa visite en prison, ni de sa rencontre avec la famille de Robinhot.
Même son entourage proche n’en connaissait pas tous les détails. Seul Mahmoud, son agent, était pleinement informé et il n’avait pas caché son inquiétude face à ce qu’il considérait comme un risque inutile. Une matinée comme les autres, alors que Benzema prenait son petit- déjeuner sur la terrasse de sa villa avec vue sur la mer rouge, son téléphone vibra.
Un message de Sergio Mendz, le recruteur d’Ali Tiad à qui il avait parlé de Robson Junior. J’ai vu le garçon jouer hier. Tu avais raison, il a quelque chose de spécial. Je reste encore une semaine pour l’observer davantage. Nous devons parler. Benzema sentit une satisfaction tranquille l’envahir. La première étape était franchie.
Le talent du jeune homme avait été reconnu par un œil expert, indépendamment de son nom ou de l’histoire de son père. Il répondit simplement, je t’appelle ce soir. Deux jours plus tard, Benzema recevait Sergio dans sa villà. L’Espagnol, ancien joueur reconverti dans le recrutement, avait cette passion caractéristique des découvreurs de talent. Ces hommes capables de voir la grandeur future dans les gestes encore imparfaits d’un adolescent.
“Le gamin est impressionnant”, commença Sergio sans préambule. Sa technique est pure, son intelligence de jeu au-dessus de la moyenne pour son âge et il a une rage de vaincre que je n’ai pas vu souvent. Benzemaquessa satisfait de voir son jugement confirmer. Mais poursuivit Sergio, il y a un problème et tu le connais déjà. Le nom conclut Benzema, exactement.
Quand j’ai demandé des informations sur lui, l’atmosphère a changé immédiatement. Certains dirigeants de Santos m’ont même suggéré de m’intéresser plutôt à d’autres joueurs. Il pritent une gorgée du café que Benzema lui avait servi avant de continuer. J’ai fait mes recherches après. Je sais qui est son père et ce qu’il a fait.
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi toi, Karim Benzema, tu t’intéresses à ce garçon particulier ? La question était directe, presque accusatoire. Benzema prit son temps pour répondre, choisissant soigneusement ses mots. J’ai joué contre son père il y a longtemps. J’ai entendu parler du talent de son fils et des difficultés qu’il rencontrait à cause de son nom. J’ai voulu voir par moi-même ce N était pas un mensonge, simplement une vérité partielle. Sergio le regarda longuement comme s’il cherchait à déceler quelque chose derrière cette explication.
Je vois, dit-il finalement. Eh bien, quoi qu’il en soit, ton instinct était bon. Ce garçon mérite une chance, mais pas en Arabie Saoudite. Cette dernière phrase surprit Benzema. Pourquoi pas ? Sergio se coi la tête, trop jeune. Les règles sur les joueurs étrangers sont strictes. Et franchement, ce ne serait pas le bon environnement pour un garçon de son âge.
Il a besoin d’une académie européenne solide. Il sortit son téléphone et fit défiler quelques photos. J’ai un ami au FC Porto. Leur académie est réputée pour former des talents sud-américains si je lui parle de ce garçon mais sans mentionner immédiatement le nom de famille. C’est exactement ce que j’espérais admit Benzema.
Une chance basée sur son talent, pas sur son héritage. Sergio rangea son téléphone, son visage prenant une expression plus sérieuse. Tu réalises que si je fais ça, je mets aussi ma réputation en jeu ? Si quelqu’un découvre que j’ai délibérément omis cette information, Benzema le regarda droit dans les yeux. Je comprends et je t’en suis reconnaissant.
Les deux hommes se serrèrent la main, scellant cet accord tacite qui pourrait changer la vie d’un jeune homme au Brésil. Deux semaines plus tard, Benzema reçut un message de Maria Louisa. Des mots simples mais chargés de émotion. Un recruteur de Porto est venu voir Robson aujourd’hui. Il l’a invité pour un essai au Portugal cet été.
Comment pourrions-nous jamais vous remercier ? Benzema sourit en lisant ses lignes. Il ne répondit pas immédiatement, préférant savourer cette nouvelle en silence. Ce petit geste qu’il avait fait, cette main tendue vers un adolescent portant le fardeau des erreurs paternelles, semblait porter ses fruits.
Ce soir-là, après son entraînement, il s’isola sur sa terrasse avec son téléphone et composa le numéro de l’avocat de Robinhot. Maître Costa, Karim Benzema à l’appareil. J’aurais besoin que vous transmettiez un message à Robin lors de votre prochaine visite. L’avocat semblait surpris de cet appel inattendu. Bien sûr, monsieur Benzema. Quel message souhaitez-vous faire passer ? Dites-lui que son fils a été repéré par le FC Porto, qu’il a été invité pour un essai cet été, uniquement grâce à son talent. Le silence qui suivit était éloquent.
Benzema pouvait presque sentir les émotions de l’avocat à l’autre bout de la ligne. Je je lui transmettrai dès demain. Merci, monsieur Benzema, du fond du cœur. Après avoir raccroché, Benzema resta un long moment à contempler le ciel étoilé de Jedda. Il repensait à cette visite en prison à ce moment suspendu où deux footballeurs au destin si différents S étaient retrouvés face-àface. L’un au sommet de sa gloire, l’autre au fond de sa chute.
Il se demanda comment Robagneau accueillerait cette nouvelle. Imaginerait-il son fils foulant les pelouses européennes vivant le rêve qui avait été le sien avant que tout ne ess écroule ? Trouverait-il une forme de rédemption, même indirecte, dans la réussite potentielle de son enfant ? Les semaines suivantes furent intenses pour Benzema.
Son équipe, Alitiad, était engagé dans la dernière ligne droite du championnat saoudien et chaque match devenait crucial. Cette routine sportive familière, elle éloigna temporairement des pensées concernant Robinho et son fils. Un matin de mai, alors qu’il se préparait pour un entraînement, son téléphone sonna. C était un numéro inconnu avec un indicatif brésilien. Intrigué, il décrocha. Allô ? Il eut un bref silence.
Puis Monsieur Benzema, c’est Robson Junior. La voix de l’adolescent tremblait légèrement, trahissant son nervosité. “Bonjour Robson”, répondit Benzema, surpris par cet appel direct. “Comment vas-tu ?” Le jeune homme prit une profonde inspiration avant de répondre.
“Bien, monsieur, je je voulais vous appeler personnellement pour vous remercier. Ma mère m’a tout expliqué. Je sais que c’est grâce à vous que le FC Porto s’intéresse à moi. Benzema sourit, touché par cette démarche. C’est ton talent qui a fait tout le travail, Robson. Je n’ai fait qu’ouvrir une porte. Peut-être, monsieur, mais sans vous, personne n’aurait regardé dans ma direction.
Il y eut une nouvelle pause comme si le jeune homme rassemblait son courage. “J’ai parlé à mon père hier”, continua-t-il par téléphone. C’est était était la première fois que je l’entendais pleurer. Benzema ferma les yeux, visualisant la scène. Un père emprisonné recevant des nouvelles qui représentaient simultanément une joie immense et un rappel douloureux de tout ce qu’il avait perdu.
Il m’a dit de vous dire, commença Robson avant que sa voix ne se brise. Prends ton temps, encouragea doucement Benzema. Il m’a dit de vous dire que vous avez fait plus que lui offrir une seconde chance. Vous avez offert une première chance à son fils. Ces paroles, simples mais profondément sincères, touchèrent Benzema plus qu’il ne l’aurait imaginé.
Derrière l’athlète agguéri, le champion main de foi décoré, il restait un homme sensible au geste d’humanité. “Je pars pour Porto dans deux semaines, poursuivit Robson avec une excitation nouvelle dans la voix pour un essai de 15 jours. Ils m’ont dit que si tout se passe bien, il pourrait m’offrir une place à l’académie pour la saison prochaine. C’est une excellente nouvelle”, confirma Benzema.
“Mais rappelle-toi ce que je t’ai dit lors de notre rencontre. Le talent ne suffit pas. Je sais monsieur. Travail, discipline, concentration. Mon père me disait la même chose. Benzema sourit à cette convergence de conseil paternel. Ton père a connu les sommets Robson, il sait de quoi il parle. N’oublie jamais ça.
La conversation se poursuivit quelques minutes encore, Robson demandant conseil pour son arrivée en Europe, partageant ses rêves, ses espoirs avec une candeur touchante. Benzema se surprit à apprécier cet échange, si différent des interviews formatées ou des discussions stratégiques du monde professionnel. Avant de raccrocher, Robson avait une dernière question posée avec une hésitation palpable.
Monsieur Benzema, est-ce que je pourrais vous tenir au courant de ce qui se passera à Portau ? Je veux dire quelque chose dans cette demande, ce besoin d’approbation, ce désir de partager ses progrès avec quelqu’un qui avait cru en lui toucha Benzema ? Bien sûr, Robson, tu peux m’envoyer des messages quand tu veux.
Après avoir raccroché, Benzema resta un moment immobile au milieu de son salon luxueux. Cette conversation lui avait rappelé ses propres débuts, ses propres rêves d’adolescents à Lyon. Cette période où tout restait à construire et où chaque encouragement d’un aîné valait son pesant d’or. Il secoua la tête, chassant cette nostalgie improductive.
Il avait un entraînement qui l’attendait, un championnat à gagner. Le présent réclamait son attention. Pourtant, ce soir-là, après une session particulièrement intense sur le terrain, Benzema fit quelque chose qu’il n’avait pas prévu. Il conta son ancien club, le Real Madrid, plus précisément un ami qui travaillait désormais au centre de formation.
“J’ai un jeune joueur à te recommander”, dit-il sans préambule. “Un brésilien qui va faire un essai à Porto.” Son ami semblait surpris. Un brésilien ? “Comment connais un jeune joueur brésilien ? Benzema écarta la question d’un geste évasif. Peu importe. Je l’ai vu jouer. Il a quelque chose de spécial.
Si Porto ne le prend pas, jeter un œil sur lui. Il raccrochait quand une pensée le frappa. Il était en train de tisser un réseau de sécurité autour de ce garçon qu’il connaissait à peine. Pourquoi s’investissait-il autant ? Était-ce honorer sa promesse à Robinho ? Ou y avait-il quelque chose de plus profond ? un désir de réparer une injustice du destin, d’offrir une chance à quelqu’un qui partait avec un handicap invisible.
Cette réflexion le suivit pendant plusieurs jours tandis qu’il vaait à ses obligations professionnelles. À 35 ans, Benzema sentait confusément que sa carrière de joueur, aussi glorieuse fut-elle, elle n’était pas la totalité de son existence. Il y avait autre chose, une dimension humaine au-delà des trophées et des reconnaissances qui commençaient à prendre de plus en plus d’importance à ses yeux.
Deux semaines plus tard, il reçut un message de Robson, une simple photo de lui devant le centre d’entraînement du FC Porto, arborant fièrement le survêtement du club portugais. Puis presque quotidiennement, le jeune homme lui envoyait des nouvelles brèves, ses impressions, ses difficultés avec la langue, ses progrès sur le terrain.
Benzema répondait sobrement mais régulièrement, prodigant conseil et encouragement avec la précision de celui qui a traversé toutes les étapes du football de haut niveau. À la fin des deux semaines d’essai, Robson l’appela sa voix vibrant d’une excitation contenue. Ils me veulent, monsieur Benzema, ils m’ont proposé une place à l’académie avec un contrat jeune de 3 ans.
Félicitations Robson, tu le mérites. Le jeune homme continua visiblement euphorique. Ils ont dit que mon adaptabilité les avait impressionné et ma technique bien sûr. L’entraîneur des jeunes a mentionné que j’avais des pieds éduqués à la brésilienne mais une mentalité européenne.
Benzema sourit à cette description qui indirectement rendait hommage au travail de formation que Robinho avait effectué avec son fils avant son incarcération. “S’est vrai que tu ne joues pas comme un brésilien typique”, confirma-t-il. “Tu as plus de discipline tactique. Ton père t’a bien formé.” La mention de son père tempéra légèrement l’enthousiasme de Robson. Oui, c’est ce que l’avocat m’a dit quand je lui ai parlé pour qu’il transmette la nouvelle à mon père.
Il m’a dit il m’a dit que papa a pleuré encore une fois. Il y eut un silence chargé d’émotion. Puis Robson reprit. Sa voix soudain plus grave, plus adulte. Monsieur Benzema, je voulais vous demander quelque chose, quelque chose d’important. Je t’ai écoute. Quand j’aurais signé officiellement avec Porto, je voudrais changer de nom. Pas mon prénom, mais mon nom de famille.
Prendre celui de ma mère, Olivera, plutôt que celui de mon père. Cette révélation surprit Benzema. Il mesura soigneusement sa réponse. C’est une décision importante, Robson. Tu en as parlé avec ta mère, avec ton père ? Avec ma mère ? Oui, elle comprend. Avec mon père ? Pas encore. C’est pour ça que je vous en parle d’abord.
Vous pensez qu’il sera blessé ? Benzema soupira. Comment répondre à une question aussi délicate ? Je pense que ton père veut avant tout ton bonheur, Robson. Et si changer de nom peut t’aider à construire ta propre histoire, loin de son nombre, je crois qu’il comprendra, même si ça lui fera de la peine. Il y eut un nouveau silence.
Puis vous avez raison, je dois lui en parler directement. Je vais demander une autorisation pour lui téléphoner. Alors que la conversation touchait à sa fin, Robson posa une dernière question qui prit Benzema au dépourvu. Monsieur Benzema, est-ce que je pourrais vous demander un dernier service ? Lequel ? Quand je serai installé à Porto, est-ce que vous pourriez venir me voir jouer juste une fois ? Ce serait ce serait important pour moi.
Cette demande formulée avec une timidité touchante remua quelque chose en Benzema. Ce n’était pas une requête professionnelle mais personnelle, presque filiale. Je ne peux pas te le promettre Robson, mon calendrier est très chargé mais j’essaierai. Cette demi-promesse sembla néanmoins satisfaire le jeune homme qui raccrocha débordant de reconnaissance. Plus tard, ce soir-là, allongé sur la terrasse de sa villa contemplant le ciel étoilé de Jedda, Benzema réfléchissait à l’étrange enchaînement de événement qu’il avait conduit à jouer ce rôle inattendu dans la vie d’un jeune homme qu’il connaissait à peine, fils d’un
homme qu’il avait à peine côtoyé durant sa carrière. Son téléphone vibra. Un message de l’avocat de Robinho. J’ai pu parler à mon client aujourd’hui. Il a appris pour le contrat avec Porto. Il m’a demandé de vous transmettre ses mots exacts.
Dit à Karim que dans cette cellule froide, je me sens aujourd’hui plus libre que jamais parce que mon fils a un avenir. Benzema lu et relu ses lignes touchées par leur puissance émotionnelle brute. Était-ce cela finalement la vraie liberté ? Non pas l’absence de mur ou de contrainte physique, mais la certitude que ceux qu’on aime peuvent avancer, grandir et s’épanouir.
6 mois plus tard, contre toute attente, Benzema se trouvait dans les tribunes d’un petit stade de Porto enveloppé dans un manteau sombre qui le rendait presque anonyme parmi les spectateurs clairs semé venus assister à un match des U17 du FC Porto contre leurs homologues du Sporting Lisbonne. Sur le terrain portant le numéro 11 évoluait Robson Olivera, anciennement Robson Junior, ses cheveux noirs coupés courts, sa silhouette fine mais athlétique se déplaçant avec cette grâce particulière qu’ont les footballeurs nés. Benzema l’observait avec l’œil expert du professionnel. Le garçon avait
progressé depuis les vidéos qu’il avait visionné au Brésil. Ses mouvements étaient plus précis, sa lecture du jeu plus fine. Il y avait quelque chose d’hypnotique dans sa façon de conduire le ballon, un mélange de technique brésilienne et de disciplines tactiques européennes. À la 37e minute, Robson reçut le ballon à l’entrée de la surface, finta un défenseur puis un second avant de décocher une frappe précise qui se logea dans la lucarne.
Un but magnifique qui déclencha les applaudissements nourris des spectateurs. Benzema sourit discrètement. Le garçon avait du talent. C’est était indiable. Et ce but ? Il y avait quelque chose dans ce geste qui rappelait étrangement Robinot dans ses meilleures années, cette fluidité presque dansante, cette facilité technique qui semblait défier les lois de la physique.
Après le match gagné trois seins par Porto avec un doublé de Robson, Benzema attendit patiemment près des vestiaires dans une zone réservée aux familles des joueurs. Quand Robson émergea, ses yeux s écarquillèrent de surprise en reconnaissant le visiteur inattendu. “Vous êtes venu”, murmura-t-il, visiblement ému. “J’avais promis d’essayer, répondit simplement Benzema. Beau match, beau but.
” Le jeune homme rayonnait littéralement de bonheur. C’est ” C’est un honneur que vous soyez là, monsieur. J’ai essayé d’appliquer vos conseils sur le positionnement dans la surface.” Ils discutèrent quelques minutes d’aspect technique du match, Benzema prodiguant observation et conseil avec la précision du champion qu’il était. Puis la conversation prit un tour plus personnel.
“Comment va ton père ?” demanda-t-il doucement. Le visage de Robson s’assombrit légèrement. Il il va, c’est dur bien sûr, mais on lui a permis de regarder un enrement de mon premier match avec Porto. L’avocat dit que ça lui a fait du bien. Il hésita avant d’ajouter, il sait pour le changement de nom. Il a dit qu’il comprenait que c était mieux ainsi.
Mais je sais que ça lui a fait de la peine. Benzema la tête. Certaines décisions, même nécessaires, portaient leur lot de douleur. Un jour, peut-être, quand tout cela sera derrière vous, tu pourras porter son nom à nouveau avec fierté parce que tu auras écrit ta propre histoire. Les yeux du jeune homme s’illuminèrent à cette perspective. C’est exactement ce que je veux, monsieur.
Écrire ma propre histoire, faire en sorte que les gens associent notre nom à quelque chose de positif à nouveau. Alors qu’il se séparait, Robson prit son courage à deux mains pour poser une dernière question. Est-ce que Est-ce que je pourrais vous appeler parfois pour des conseils ou juste vous savoir comment je vais ? La demande, formulée avec hésitation, était chargée d’un besoin évident de figure paternell, de mentors, de guide dans ce monde du football professionnel que le jeune homme découvrait loin de sa famille. Benzema sentit le poids de
cette responsabilité potentielle. Il n’était pas venu ici pour devenir un substitut paternel. Il avait simplement voulu honorer une promesse faite à un homme déchu, donner une chance à un talent prometteur. Et pourtant, bien sûr, Robson, tu peux m’appeler pas trop souvent.
Tu sais comment est la vie d’un footballeur professionnel, mais je répondrai quand je pourrai. Le visage du jeune homme s’illumina d’un sourire radieux et Benzema se surprit à sourire en retour. Ce voyage imprévu à Portau, cette connexion inattendue avec ce garçon, tout cela avait commencé par une visite en prison qu’il avait longtemps hésité à faire.
Parfois, se dit-il en quittant le stade, les choix les plus intimidants sont ceux qui portent les fruits les plus inattendus. Dans une cellule au Brésil, un père déchu pouvait trouver une forme de rédemption dans le succès de son fils. Et lui, Karim Benzema, avait joué un rôle dans cette histoire de seconde chance. Alors qu’il montait dans la voiture qu’il attendait, il reçut un dernier message sur son téléphone.
C’est était Maria Louisa, la mère de Robson. Merci d’être venu aujourd’hui. Vous ne pouvez pas imaginer ce que cela représente pour lui et pour son père quand il l’apprendra. Vous avez transformé notre tragédie familiale en espoir. Nous ne l’oublierons jamais. Benzema rangea son téléphone sans répondre. Certaines actions parlaient d’elles-même au-delà des mots.
Ce qu’il avait fait pour cette famille brisée n’effaiit pas les erreurs de Robinot, ne changeait pas les souffrances causées, mais cela offrait peut-être un rayon de lumière dans les ténèbres. Un rappel que même dans les situations les plus sombres, une forme de grâce restait possible.
Et cela plus que tous les trophées qu’il avait gagné dans sa carrière légendaire lui procurait une satisfaction profonde, presque spirituelle. Car au-delà du footballeur, du champion, de la célébrité, il y avait l’homme. Et aujourd’hui, l’homme se sentait en paix avec ses choix. M.
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