Depuis plusieurs jours, une déclaration de Donald Trump circule dans les médias et enflamme autant les amateurs de football que les observateurs politiques. Lors d’un échange improvisé devant plusieurs journalistes américains, l’ancien président des États-Unis s’est exprimé sur Lionel Messi, aujourd’hui joueur de l’Inter Miami en MLS. Et, fidèle à son style grandiloquent, Trump n’a pas simplement complimenté le joueur : il l’a élevé au rang de « plus grande star du football sur la planète », tout en affirmant que les États-Unis avaient « l’immense privilège » de l’accueillir chaque semaine sur leurs terrains. Une sortie médiatique qui, en quelques minutes, est devenue virale.

Selon la séquence relayée par plusieurs chaînes américaines, Trump a déclaré : « Messi… oui. Ce n’est pas seulement une star. C’est la plus grande star du football sur toute la planète. Et notre pays a la chance exceptionnelle de le voir jouer ici, semaine après semaine. C’est un privilège pour les États-Unis. »
Ces mots, prononcés avec emphase, ont immédiatement suscité un large écho, tant par l’admiration qu’ils traduisent que par la façon dont Trump s’approprie une figure planétaire pour nourrir son discours patriotique, chose dont il est coutumier.

Depuis son arrivée à Miami en 2023, Messi a profondément transformé la MLS, tant sur le terrain qu’en dehors. Les stades affichent complet, les abonnements explosent, les chaînes sportives enregistrent des records d’audience et les ventes de maillots ont atteint des niveaux historiques. À tel point que de nombreux analystes parlent d’un « effet Messi » comparable à l’arrivée de Pelé aux États-Unis dans les années 1970.
C’est dans ce contexte que Trump a tenu à souligner l’importance de la présence de Messi sur le sol américain, allant même jusqu’à suggérer que cette réussite symbolisait la nouvelle place du pays dans le sport mondial.

Mais le ton employé par Trump a aussi déclenché une vague de réactions contrastées. Certains internautes, notamment en Amérique latine et en Espagne, ont salué ces paroles comme un rare hommage politique à l’un des plus grands sportifs de l’histoire. D’autres, en revanche, ont accusé Trump d’instrumentaliser Messi pour gagner en popularité auprès des communautés hispaniques, un électorat qui joue un rôle clé dans les élections américaines.

Des commentateurs sportifs ont également rappelé que Trump, lorsqu’il était président, avait rarement évoqué le football, préférant le football américain ou le baseball. Le voir aujourd’hui célébrer Messi comme un symbole national a donc été perçu par certains comme une preuve d’opportunisme politique.
Malgré cela, il faut reconnaître que la popularité de Messi aux États-Unis dépasse largement le cadre sportif. Son arrivée a marqué une rupture : pour la première fois, l’un des plus grands joueurs de tous les temps choisit de poursuivre sa carrière dans un championnat en pleine expansion plutôt qu’en Europe ou en Arabie Saoudite. Ce choix a été perçu comme un signe fort que la MLS est devenue une destination crédible et attractive.

D’un point de vue strictement footballistique, Messi continue d’impressionner. Ses actions décisives, son influence sur le jeu et son intelligence tactique ont transformé l’Inter Miami en une équipe redoutée, malgré un effectif longtemps considéré comme trop limité pour rivaliser avec les meilleures formations du continent. Les résultats sportifs ont d’ailleurs validé cette vision : trophées, qualifications et performances individuelles ont placé Messi au centre de toutes les attentions.

L’intervention de Trump s’ajoute donc à une longue liste d’admirateurs publics, mais son ton emphatique et sa mise en scène ont renforcé la dimension spectaculaire de l’événement. Les réseaux sociaux ont explosé, certains internautes créant des montages humoristiques où Trump apparaît en supporter ultras de l’Inter Miami, tandis que d’autres se moquent de sa façon de parler du football « comme s’il venait de le découvrir hier ».

Pour autant, un point ne fait débat pour personne : Messi reste, partout où il passe, une attraction incroyable. Qu’il soit célébré par des présidents, des artistes, des athlètes ou des millions de fans anonymes, son aura dépasse largement les frontières du sport. Sa présence sur les terrains américains participe d’un phénomène mondial, porté par une dimension culturelle, économique et médiatique unique.

Selon plusieurs analystes sportifs, les propos de Trump, qu’on les apprécie ou non, démontrent une chose : l’impact de Messi est tel qu’il influence même le discours politique. Le football, longtemps marginal aux États-Unis par rapport aux autres sports majeurs, s’impose de plus en plus comme un espace où se croisent culture populaire, diplomatie douce, marketing et stratégie nationale.
L’ancien président, toujours prompt à capter l’attention, l’a parfaitement compris. Évoquer Messi, c’est se connecter instantanément à un symbole universel, aimé sur tous les continents. C’est peut-être pour cela que cette déclaration a fait autant de bruit.

Quelles que soient les motivations de Trump, ses mots ont eu un effet clair : remettre au premier plan l’incroyable ascension du football aux États-Unis et rappeler que Messi, même loin de l’Europe, reste au sommet de son art. Et à en croire les réactions qui continuent de pleuvoir, ce sujet est loin d’être terminé.