L’Alerte Choc du Général De Villiers : “La France n’est pas loin de la guerre civile”, le Chef Militaire Qui Fait Trembler l’Élysée

Người đứng đầu lực lượng vũ trang Pháp từ chức giữa lúc tranh cãi với Macron về đề xuất cắt giảm ngân sách | Thế giới | Tin tức | Express.co.uk

PARIS — La France est-elle au bord de l’abîme ? C’est l’alerte lancée avec une gravité sans précédent par le Général d’armée Pierre de Villiers, l’ancien Chef d’état-major des armées (CEMA), dont la voix porte aujourd’hui bien au-delà des casernes. Dans un entretien qui secoue l’échiquier politique, l’officier général, connu pour son franc-parler et son sens du devoir, n’y va pas par quatre chemins : il dépeint une nation fracturée, dirigée sans vision, et dont le tissu social est étiré jusqu’au point de rupture. Son diagnostic est sans appel, et sa mise en garde, glaçante : « On n’est pas loin de la guerre civile. »

Le titre de son dernier ouvrage, L’Équilibre est un courage, résonne comme un manifeste en ces temps de turbulences, et ses propos expliquent pourquoi cet homme, qui aurait pu jouir d’une retraite paisible après 43 années de service, a choisi de reprendre la plume dans l’urgence. Loin de la politique politicienne, De Villiers s’érige en sentinelle, rappelant aux dirigeants et aux citoyens que la survie de la France est une « nécessité vitale ».

La Fracture Originelle : La Bataille Budgétaire Contre l’Élysée

Pour comprendre la portée des propos du Général de Villiers, il faut remonter à la déflagration de 2017. À l’époque, l’ex-CEMA démissionne avec fracas, en désaccord total avec la politique budgétaire du Président Emmanuel Macron concernant la Défense. Un désaccord qui n’était pas une querelle de chiffres, mais une profonde divergence philosophique sur la notion de souveraineté et de sécurité nationale.

De Villiers l’affirme sans détour : les coupes budgétaires successives qu’il dénonçait mettent en péril la capacité opérationnelle des forces armées françaises. Pour le militaire, ce choix revient à compromettre la préparation et l’équipement des soldats, des éléments pourtant essentiels pour faire face aux défis sécuritaires contemporains. Le cœur de sa critique touche à une approche qu’il juge insuffisante, voire dangereuse : on est trop dans la « tactique », dans le « comment » et les « moyens », sans se poser assez la question du « quoi » et du « pourquoi ».

Ce manque de vision stratégique à long terme, d’où l’on veut emmener la France, est la bête noire du Général. Il cite Clausewitz et son « brouillard de la guerre », expliquant que l’art du chef est de « simplifier la complexité » et de donner cette « vision, cette sortie du tunnel ». Or, ce qu’il observe depuis des années est un déficit criant de direction, une errance où « les gens ne savent plus où ils vont ».

Le Symbole de la Haine Fratricide : Un Pas Vers la Guerre Civile

Si ses premières critiques portaient sur les moyens militaires, son dernier cri d’alarme concerne le cœur de la société française. L’anecdote qu’il raconte est d’une puissance émotionnelle rare, et a été le « déclic » pour accélérer sa rédaction.

Lors d’une séance de dédicace, une femme est venue le voir, en larmes. Elle était éplorée, craignant l’affrontement physique entre son mari, militant Gilet Jaune, et son fils, servant dans les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS). Ce drame familial intime, cet abîme de discorde au sein d’une même maisonnée, est pour l’ancien Chef d’état-major le symbole terrifiant de l’état de la France.

« Quand vous voyez à l’intérieur d’une même famille cette dame éplorée… qui craignait un propre affrontement physique entre son fils CRS et son mari qui allait manifester pour soutenir les gilets jaunes, on n’est pas loin de la guerre civile, si vous voulez ». C’est dans cette image de haine fratricide que De Villiers puise l’urgence de son devoir : il y a « urgence à réconcilier les Français avec eux-mêmes ».

Le Désastre des “Trois Frances”

Cette déchirure est, selon lui, la conséquence d’une direction qui a perdu le sens de l’autorité véritable, celle qu’il nomme l’autoritas : l’autorité qui « fait grandir, élève vers ». Il dénonce un « manque de fermeté » dans le cadre, mais aussi un manque crucial d’« humanité ». Le résultat est que « de nombreux Français se sentent un peu méprisés par l’État, ignorés ».

De Villiers va plus loin en dressant le constat alarmant de la rupture territoriale et sociale en France, qu’il divise en « trois Frances » qui ne se parlent plus et se jalousent : ceux des villes, ceux des zones rurales, et ceux des cités. Le fil rouge qui relie tragiquement ces trois réalités distinctes ? « C’est la pauvreté qui se développe et c’est une forme de désespérance ».

Ce fossé, amplifié par la « nouvelle féodalité 2.0 » des réseaux sociaux, engendre une violence et une tension sociale inouïes, comme en témoignent les scènes de dévastation au cœur de Paris. Face à cela, le Général appelle à un « Halte au feu ». Il exhorte à « poser le sac », à retrouver « la force du silence, la force de la réflexion » pour refonder le tissu national, ce « creuset national » qui est la terre de France.

L’Amour de la France, Au-Delà de la Politique

Tổng thống Emmanuel Macron và Tư lệnh Lực lượng vũ trang Pierre de Villiers bất đồng về chi tiêu quân sự | Thế giới | Tin tức | Express.co.uk

Le discours de Pierre de Villiers trouve un tel écho dans l’opinion publique — des sondages montrent qu’une part non négligeable des Français seraient prêts à voter pour lui — que la question de ses ambitions présidentielles est inévitable.

Avec la clarté et l’authenticité qui le caractérisent, il balaie toute perspective de candidature. « La question n’est pas de savoir qui va sortir personnellement de la mêlée politique, moi je sais que c’est pas mon objectif, c’est pas ma vocation, c’est pas mon métier ». L’unique question qui l’« obsède » est la « survie de la France », la façon de « reconstituer cette France fracturée territorialement, socialement, économiquement ». Il est catégorique : « Je ne vais pas créer un parti, je ne soutiendrai aucun parti ».

Son action est ailleurs. Elle est un acte de devoir, une façon d’« agir » par l’écriture, comme il cite Mauriac : « écrire, c’est déjà agir ». Il se positionne comme un « honnête homme », là pour témoigner et apporter sa pierre à la réflexion, en souhaitant que ses idées inspirent les hommes politiques au pouvoir.

Son message est un plaidoyer ardent pour la Concorde plus que la discorde, pour la confiance plus que la défiance. Il appelle à parier sur les « qualités des gens, sur les talents des gens » plutôt que de focaliser sur les défauts et la polémique. C’est une philosophie de l’exigence et de la bienveillance, héritée d’une carrière où il a uni des jeunes de tous horizons pour aller « jusqu’au sacrifice suprême » pour la France.

Pour lui, la France est un acte d’amour. Il la définit comme « une communauté d’hommes et de femmes qui vivent sur un territoire avec un héritage », une culture, une langue, et un art de vivre. Pierre de Villiers refuse la résignation. Il croit au « génie français » et à la « vocation mondiale » de notre pays. Son message est clair : la France ne peut pas s’éteindre. Mais pour survivre, elle doit se regarder en face, reconnaître le risque de l’autodestruction, et retrouver, de toute urgence, le courage de son équilibre. C’est l’appel solennel d’un militaire qui, ayant connu les ravages de la guerre, œuvre aujourd’hui, de toutes ses forces, pour une paix durable.