Amélie Nothomb publie en cette fin d’année son 33e livre, intitulé Tant mieux (Albin Michel). Un ouvrage en forme d’hommage à sa mère décédée en février 2024, mais qui a aussi été pour l’écrivaine le seul moyen d’accepter cette disparition. Invitée vendredi 12 décembre 2025 de C à vous, elle a expliqué avoir choisi la forme d’un conte pour raconter l’histoire de sa mère.

Amélie Nothomb: 'I'm incapable of writing about pain'

Cette vie était tellement invraisemblable que je me dis que les gens ne vont pas y croire. La vie de ma mère, c’est trop énorme.” Amélie Nothomb y décrit en effet des scènes presque incroyables. Celle d’une femme qui, enfant, subissait de la part de sa grand-mère “de véritables séances de tortures” obligée de manger son propre vomi. L’autrice raconte également que sa mère assistait aux meurtres en série de chats par sa propre mère, ou une étonnante anecdote selon laquelle elle a servi de la nourriture avariée à Silvio Berlusconi. “Ma mère aurait tout pour être une folle finie. Par certains aspects, elle l’était. Mais elle le vivait très bien“, résume-t-elle.

Amélie Nothomb persuadée que son défunt père lui “parle”

Autant qu’un hommage, Tant mieux a été pour Amélie Nothomb l’occasion d’accepter la mort de sa mère. Elle explique avoir vécu pendant des années dans la “terreur” de cet événement inéluctable. Elle a donc décidé de le cacher pendant longtemps : “Je mentais à mon entourage. Je n’étais pas capable de dire que ma mère était morte. Six mois plus tard, je commence à me dire que ça devient un peu sinistre. Et quand j’ai affaire à une difficulté psychologique qui me dépasse, je ne connais pas 36 solutions, il faut que j’écrive un livre.”

Je mentais à mon entourage" : Amélie Nothomb révèle avoir dissimulé la mort  de sa mère - Yahoo Style France
Avec cet ouvrage, “j’ai l’impression de la ressusciter“, a-t-elle également déclaré. Il faut dire que l’étonnante écrivaine est intimement persuadée que ses parents défunts communiquent avec elle. “Je n’ai même pas à y croire car je l’ai trop vécu pour ne pas y croire.” Elle affirme ainsi que son père décédé lui a aussi bien recommandé “de lire Georges Sand alors que je ne l’ai jamais lue” que de commander 12 huîtres au restaurant plutôt que 6. “Il est dans ma tête, il me parle.”