Mohamed Bouhafsi recevait ce vendredi 12 décembre 2025 sur le plateau de C à vous, Amélie Nothomb pour la sortie de son 34e ouvrage, Tant mieux dans lequel elle évoque la mort de sa mère. L’occasion pour l’écrivaine de revenir sur cette agression sexuelle subie alors qu’elle était enfant.

e vendredi 12 décembre 2025, Amélie Nothomb était à l’honneur sur le plateau de C à vous pour présenter son nouvel ouvrage, Tant mieux (Albin Michel), qui rend hommage à sa mère récemment décédée et explore leur relation particulière.

Dans le même temps, on apprend que la romancière belge participera à une chronique spéciale sur RTL durant les fêtes de fin d’année, partageant “ses souvenirs intimes de Noël” et ses “traditions fabuleuses” avec les auditeurs, tandis que d’autres voix comme Mika ou Louane seront également au programme. Cette double actualité marque un moment fort pour l’autrice, qui continue de fasciner ses lecteurs par son rythme de publication effréné et son amour du récit, décrivant chacun de ses livres comme un “nouveau bébé” qu’elle voit naître chaque année et Tant mieux n’est autre que le 34e…

Cette agression sexuelle subie à l’âge de 12 ans

Mais sa présence sur le plateau de C à vous a aussi été l’occasion pour Amélie Nothomb de se confier sur un épisode particulièrement traumatisant de son enfance : une agression sexuelle subie au Bangladesh. Face à Mohamed Bouhafsi elle est revenue sur la manière dont sa mère avait réagi : “Elle avait une façon très particulière d’aider, ce n’était pas une façon d’une mère moderne. J’avais 12 ans c’était dans la mer au Bangladesh, quatre hommes sont venus m’agresser sexuellement et mes parents étaient sur la plage, forcément médusés.

Puis ma mère, à la dernière seconde est venue, pas me sauver parce qu’il était bien tard, mais me repêcher. Et moi j’étais là, dans un état indescriptible et aucune parole n’a été dite. Mon père n’a rien dit mais ma mère a dit une seule chose, témoignant que ce que j’avais vécu était vrai, elle a dit ‘pauvre petite’. Je sais que des gens y voient du cynisme, je n’y vois aucun cynisme, ces mots témoignaient qu’elle savait ce qu’elle avait vu. Et grâce à cela, je me suis dit ‘je ne suis pas dingue, ça m’est vraiment arrivé’“.

Pourquoi elle a longtemps caché la mort de sa mère ?

Enfin, cette interview a été l’occasion pour Amélie Nothomb d’évoquer la disparition de sa mère, un événement qu’elle a longtemps gardé secret : “Je mentais à mon entourage. Je n’étais pas capable de dire que ma mère était morte. Six mois plus tard, je commence à me dire que ça devient un peu sinistre. Et quand j’ai affaire à une difficulté psychologique qui me dépasse, je ne connais pas 36 solutions, il faut que j’écrive un livre”.

Avec Tant mieux, elle affirme ressentir “l’impression de la ressusciter”. L’écrivaine reste également persuadée que ses parents défunts lui parlent encore, comme lorsqu’elle reçoit des conseils insolites de son père décédé, que ce soit “de lire Georges Sand alors que je ne l’ai jamais lu que de commander 12 huîtres au restaurant plutôt que 6. Il est dans ma tête, il me parle.” Des confidences touchantes.