Une douleur silencieuse, profonde, presque indicible. Depuis la disparition de Gérard Kadoche, emporté par un cancer du pancréas après un long combat, c’est toute une famille qui tente tant bien que mal de survivre à l’absence. Si Véronika Loubry a exprimé publiquement son chagrin, une autre réalité, plus fragile encore, se joue loin des projecteurs : celle de ses enfants, aujourd’hui inconsolables face à la perte de leur père.

Car derrière la figure publique, derrière les hommages et les messages de soutien, il y a une souffrance brute, intime, celle de deux enfants confrontés trop tôt à l’irréversibilité de la mort. Gérard Kadoche n’était pas seulement le compagnon de Véronika Loubry. Il était un pilier, une présence constante, un repère affectif essentiel dans leur vie quotidienne.

Une maladie implacable, un combat de chaque instant

Diagnostiqué il y a un peu plus de deux ans, Gérard Kadoche a affronté le cancer du pancréas avec courage et détermination. Une maladie sournoise, souvent détectée tardivement, et dont l’issue laisse rarement place à l’espoir. Pendant des mois, la famille a vécu suspendue aux rendez-vous médicaux, aux traitements éprouvants, aux silences lourds de sens.

Les enfants, bien que protégés autant que possible, ont été témoins de cette lente érosion. Ils ont vu leur père s’affaiblir, lutter, sourire malgré la douleur. Ils ont appris à vivre avec l’angoisse, à lire la gravité dans les regards des adultes, à comprendre que certains combats ne se gagnent pas toujours.

Le choc de l’absence

Lorsque Gérard Kadoche s’est éteint, le monde s’est brutalement arrêté pour eux. Selon plusieurs proches, l’un des enfants, particulièrement touché, serait totalement dévasté. Le mot est faible face à la réalité : nuits sans sommeil, silences prolongés, regards perdus. Le deuil chez un enfant ne se manifeste pas toujours par des larmes. Il se cache parfois dans un mutisme, une colère sourde ou un besoin soudain de s’accrocher à l’autre.

La maison, autrefois animée par sa présence, résonne désormais d’un vide assourdissant. Chaque objet, chaque habitude rappelle l’absence. La place à table, les messages laissés sur le téléphone, les projets jamais réalisés… tout devient une blessure à vif.

Véronika Loubry, une mère face à l’indicible

Pour Véronika Loubry, la douleur est double. Elle doit affronter son propre deuil tout en restant solide pour ses enfants. Une épreuve d’une violence extrême. Comment trouver les mots quand soi-même on les a perdus ? Comment rassurer quand on est envahie par la même peur, la même tristesse ?

Selon son entourage, elle se bat chaque jour pour préserver un semblant de stabilité. Elle tente de recréer des repères, de maintenir des routines, tout en respectant le rythme de chacun. Mais rien n’efface l’absence d’un père. Rien ne remplace une voix, un geste, une présence aimante.

Un deuil qui bouleverse une enfance

Perdre un parent à un jeune âge laisse une empreinte indélébile. Les spécialistes le rappellent : ce type de traumatisme peut marquer durablement le développement émotionnel. Les enfants doivent non seulement apprendre à vivre sans leur père, mais aussi intégrer une réalité qu’aucun enfant ne devrait avoir à comprendre si tôt.

Les questions affluent, souvent sans réponses : « Pourquoi lui ? », « Est-ce qu’il va revenir ? », « Est-ce que c’est de ma faute ? ». Autant de pensées silencieuses qui traversent l’esprit des enfants endeuillés.

Une vague de soutien, mais une douleur intime

Depuis l’annonce du décès, les messages de soutien se multiplient. Amis, anonymes, personnalités publiques… tous témoignent de leur compassion. Mais si ces gestes réchauffent le cœur, ils ne suffisent pas à apaiser la douleur des enfants.

Le deuil ne se vit pas sur les réseaux sociaux. Il se vit dans l’intimité des nuits sans sommeil, dans les moments de manque, dans les anniversaires qui arrivent trop vite, dans les fêtes désormais incomplètes.

Apprendre à vivre avec l’absence

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Aujourd’hui, la famille avance pas à pas, sans certitude, sans promesse de guérison rapide. Le deuil n’est pas un chemin linéaire. Il est fait de rechutes, de souvenirs douloureux, mais aussi, parfois, de sourires inattendus en pensant à ceux qu’on aime.

Pour les enfants de Véronika Loubry, l’avenir se construira avec cette absence, avec ce père devenu souvenir, mais jamais oublié. Son amour, lui, demeure intact.

Car si la mort a arraché un homme à ceux qu’il aimait, elle ne pourra jamais effacer l’empreinte qu’il a laissée dans le cœur de ses enfants.