« Je ne peux pas me taire » : Mélanie Page brise le silence après l’attentat antisémite de Sydney

Nagui : sa compagne Mélanie Page touchée de plein fouet par l'attentat de  Sydney - Public

Le choc est immense, la douleur encore vive. Quelques heures après l’attentat antisémite qui a frappé Bondi Beach, à Sydney, Mélanie Page, compagne de l’animateur Nagui, a pris la parole sur ses réseaux sociaux. Une réaction forte, émotive, profondément humaine, face à une tragédie qui a bouleversé bien au-delà des frontières australiennes.

Ce week-end, alors que des centaines de personnes se rassemblaient pour célébrer Hanouka, fête juive emblématique de la lumière et du partage, la violence a brutalement interrompu les festivités. Une fusillade d’une extrême gravité a coûté la vie à au moins 15 personnes et fait plus de 40 blessés, plongeant l’Australie dans le deuil et provoquant une onde de choc internationale.

Parmi les nombreuses voix qui se sont élevées pour condamner cet acte, celle de Mélanie Page a particulièrement marqué par sa sincérité et sa clarté. Sans appartenir à la confession juive, elle a estimé qu’il était impossible de rester silencieuse face à ce qu’elle qualifie d’attaque ciblée, motivée par la haine.


Une indignation née d’un lieu familier et d’une violence insoutenable

Dans le message publié sur son compte Instagram, Mélanie Page évoque d’emblée le caractère intime de ce drame. Bondi Beach n’est pas pour elle un lieu anonyme. C’est une plage qu’elle connaît, un espace associé aux souvenirs, à la vie, à la liberté. La voir devenir le théâtre d’un massacre la bouleverse profondément.

« Des juifs ont été massacrés juste parce qu’ils étaient juifs », écrit-elle, sans détour. Des mots durs, assumés, destinés à nommer clairement la réalité de l’événement. Pour elle, il ne s’agit ni d’un amalgame, ni d’une lecture politique : l’antisémitisme est au cœur de cette attaque. Et elle le dit avec force, qualifiant cette haine de « vomissante ».

Son message frappe par sa simplicité et sa fermeté. Mélanie Page insiste sur un point essentiel : la religion ou l’origine ne devraient jamais être un prétexte à la violence. Elle rappelle qu’au-delà des croyances, ce sont des vies humaines qui ont été fauchées.


« En tant qu’être humain, je ne peux pas rester muette »

Consciente que certains pourraient remettre en question sa légitimité à s’exprimer, Mélanie Page anticipe les critiques. Elle précise qu’elle n’est « pas juive », mais affirme avec conviction que cela ne l’empêche en rien de se sentir concernée. Bien au contraire.

Son engagement repose sur une valeur universelle : l’humanité. « En tant qu’être humain », explique-t-elle, elle ressent une indignation profonde face au fait que des personnes puissent vivre dans la peur simplement à cause de leur identité. Pour elle, le silence serait une forme de renoncement.

Elle dénonce l’idée selon laquelle cet attentat pourrait être réduit à un contexte géopolitique ou à un conflit lointain. À ses yeux, il ne s’agit ni de territoire, ni de guerre, mais d’une haine qui traverse les frontières et s’attaque à des individus pour ce qu’ils sont, et non pour ce qu’ils font.

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Un appel clair à la solidarité et à la mobilisation collective

L’un des messages centraux de la prise de parole de Mélanie Page réside dans son appel à l’unité. Elle estime que la lutte contre l’antisémitisme ne doit pas reposer uniquement sur les épaules de la communauté juive. Les non-juifs ont, eux aussi, un rôle essentiel à jouer.

« Les non-juifs doivent crier aussi fort que les juifs », affirme-t-elle, soulignant l’importance d’une mobilisation collective. Pour elle, la condamnation de la haine ne doit souffrir d’aucune ambiguïté, ni d’aucune tiédeur.

Son message se conclut sur une note profondément empathique. Mélanie Page exprime sa solidarité avec les victimes et leurs proches, partageant leur peine, leur peur et leur chagrin. Elle dit pleurer avec eux, être bouleversée, et refuse d’avoir honte ou peur de l’exprimer publiquement.


Retour sur l’attentat de Bondi Beach

Les faits sont d’une extrême gravité. Dimanche soir, alors qu’un rassemblement réunissant plus d’un millier de personnes célébrait Hanouka à Bondi Beach, des coups de feu ont retenti. Selon les autorités australiennes, deux hommes – un père âgé de 50 ans et son fils de 24 ans – ont ouvert le feu depuis un pont surplombant la plage.

La scène a viré au chaos. Bilan provisoire : au moins 15 morts et plus de 40 blessés. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues. L’un des assaillants a été abattu sur place par la police, tandis que le second, grièvement blessé, a été interpellé et conduit à l’hôpital sous surveillance policière.

Les enquêteurs ont par la suite découvert des engins explosifs artisanaux dans un véhicule lié aux suspects, renforçant la qualification terroriste de l’attaque.


Une attaque qualifiée de terroriste et antisémite

Les autorités de Nouvelle-Galles-du-Sud n’ont laissé planer aucun doute sur la nature de l’attentat. Il s’agissait, selon elles, d’un acte terroriste à caractère antisémite, visant spécifiquement la communauté juive réunie pour une célébration religieuse.

Parmi les victimes figurent des membres de la communauté locale, des visiteurs étrangers, ainsi qu’un ressortissant français résidant à Sydney. Un détail qui rappelle, une fois encore, que ce type de violence dépasse les frontières nationales.


Une onde de choc internationale

L’impact de l’attentat de Bondi Beach ne s’est pas limité à l’Australie. De nombreux dirigeants politiques et organisations internationales ont exprimé leur condamnation et leur inquiétude face à la montée de l’antisémitisme dans le monde.

Dans ce contexte, la prise de parole de Mélanie Page s’inscrit dans un mouvement plus large de refus de la banalisation de la haine. Son message, relayé sur les réseaux sociaux, illustre le rôle que peuvent jouer les personnalités publiques pour sensibiliser, alerter et appeler à la solidarité.

En brisant le silence, la compagne de Nagui rappelle une évidence trop souvent oubliée : face à la violence ciblée, l’indifférence n’est jamais une option. Et parfois, élever la voix est déjà un premier acte de résistance.