Après le décès de Biyouna, qu’a fait sa fille, Amel, de la tombe de sa mère ?

La disparition de Biyouna a laissé un vide immense. Artiste à la voix rauque et à la personnalité flamboyante, elle était bien plus qu’une chanteuse ou une actrice : elle incarnait une femme libre, indomptable, parfois dérangeante, toujours sincère. Mais derrière la figure publique, il y avait une mère. Et derrière la mère endeuillée par la mort, une fille : Amel.
Pendant plusieurs semaines après le décès, Amel est restée invisible. Aucun communiqué. Aucun message public. Aucun hommage sur les réseaux sociaux. Un silence total, presque inquiétant, qui contrastait avec l’émotion nationale provoquée par la disparition de Biyouna. Beaucoup s’interrogeaient : comment allait sa fille unique ? Pourquoi ce mutisme ?
La réponse, personne ne l’imaginait. Et elle se trouvait… au cimetière.
Un détail qui a surpris les visiteurs
Tout a commencé par une remarque anodine. Un habitué du cimetière, venu se recueillir sur la tombe d’un proche, a noté une chose étrange known : la tombe de Biyouna semblait différente. Pas négligée. Pas abandonnée. Mais étonnamment dépouillée.
Aucune grande stèle. Aucune plaque en marbre gravée de citations ou de dates dorées. Aucun portrait. À la place : une tombe sobre, presque austère, recouverte de terre claire, ornée uniquement d’un petit olivier et d’une pierre lisse, sans inscription visible.
Intrigués, certains ont pensé à une tombe provisoire. D’autres à un retard administratif. Jusqu’à ce qu’une information circule discrètement : ce note n’était pas un oubli. C’était un choix. Celui d’Amel.
La décision radicale d’Amel
Selon des proches de la famille, Amel aurait pris une décision forte quelques jours seulement après l’inhumation. Elle aurait demandé à faire retirer tous les éléments funéraires classiques, refusant toute monumentalisation de la tombe de sa mère.
« Ma mère n’a jamais voulu être enfermée, même dans la mort », aurait-elle confié à une personne de confiance.
Pas de mausolée. Pas de lieu de pèlerinage. Pas de mise en scène. Amel aurait souhaité que la tombe de Biyouna reste un espace vivant, simple, presque anonyme, à l’image d’une femme qui fuyait les codes et les conventions.
Un geste intime, pas un rejet
Certains ont cru à une prise de distance. Une volonté d’effacer. C’est l’inverse.
D’après ceux qui ont assisté Amel dans cette démarche, ce geste serait au contraire une déclaration d’amour radicale. Refuser le spectaculaire pour préserver l’essentiel. Refuser l’idolâtrie pour garder la mère, pas l’icône.
Amel aurait même refusé que le lieu exact de la tombe soit largement communiqué, souhaitant éviter les photos, les offrandes médiatisées, les visites opportunistes. « Elle voulait un endroit où elle pourrait venir seule, sans regards, sans caméras », confie une source.
Ce qu’Amel a fait en secret
Mais le plus bouleversant n’est pas visible.
Selon plusieurs témoignages concordants, Amel se rendrait très tôt le matin sur la tombe, souvent avant l’aube. Elle y resterait longtemps, assise à même le sol, parlant à voix basse. Elle aurait enterré au pied de l’olivier des objets personnels de sa mère : un carnet usé, une écharpe, et une cassette audio jamais publiée.
Un rituel discret, presque sacré, loin de toute exposition.
Une rupture avec le culte posthume
Dans un monde où les tombes de célébrités deviennent des lieux touristiques, la décision d’Amel tranche radicalement. Elle interroge aussi notre rapport à la mémoire, à la célébrité, au deuil.
Faut-il monumentaliser pour honorer ? Faut-il montrer pour se souvenir ?
Amel a répondu non.
En transformant la tombe de sa mère en lieu de silence plutôt qu’en symbole, elle a posé un acte presque politique. Un refus de la récupération. Un refus du bruit.
Une décision qui divise
Évidemment, ce choix ne fait pas l’unanimité. Certains fans regrettent de ne pas pouvoir se recueillir plus facilement. D’autres estiment que Biyouna « méritait » un hommage visible, à la hauteur de sa carrière.
Mais ceux qui connaissaient vraiment l’artiste rappellent une phrase qu’elle répétait souvent :
« Je ne veux pas qu’on m’aime en statue. Je veux qu’on m’écoute quand je suis vivante. »
Le dernier acte d’amour

Au fond, ce qu’a fait Amel avec la tombe de sa mère n’est ni une provocation, ni un effacement. C’est peut-être le dernier acte de fidélité d’une fille envers une femme qui refusait les cases.
En laissant la tombe respirer, en la rendant presque invisible, Amel a offert à Biyouna ce qu’elle a toujours revendiqué : la liberté.
Même après la mort.
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