Elle a Vendu sa Mère pour devenir Riche… mais la Tombe à parlé

Dans le petit quartier poussiéreux de Djaba vivait Mariama, une femme veuve depuis quatre ans. Douce, discrète mais pauvre. Depuis la mort de son mari, elle survivait en lavant les habits des familles plus aisées du quartier. Ses mains ridaient passaient leur journée plongée dans l’eau froide, frottant les tissus jusqu’à ce que ses phalanges blanchissent.
Sa fille unique, Leilla, avait 24 ans, belle, ambitieuse, avec un regard qui visait déjà bien au-delà des toits en toule de Njaba. Mais dans son cœur, une honte sourde grandissait. Honte de la maison délabrée, honte des pagnes usés de sa mère. Honte de cette odeur de savon bon marché qui collait à leur vie.
Chaque matin, Mariama se levait avant le soleil. La cour encore sombre, les grillons chantaient encore lorsque ses genoux craquaient au moment où elle se penchait sur la bassine. L’eau était glacée, même sous ce climat chaud. Elle frottait, rinçait, étendait, le dos courbé, le regard plein de fatigue mais aussi d’amour pour sa fille.
Elle se disait qu’un jour Leila étudierait suffisamment pour sortir de cette misère. Mais Leila, elle ne supportait plus cette existence. Elle rêvait d’une maison moderne avec carrelage brillant, d’un dressing rempli de vêtements luxueux, de parfum importé et d’un téléphone dernier cri capable de faire des photos dignes des influenceuses qu’elle suivait en secret.
Souvent assise sur le lit, le menton dans la main, elle m’ nurmurait : “Si seulement j’avais de l’argent, je quitterai cette boue, même si je dois tout donner en échange.” Un midi, le soleil tapait fort sur la route menant à l’université. Lafart renvoyait une chaleur écrésante. Lea marchait d’un pas assuré, un sac élégant, pourtant acheté d’occasion, balançant sur son épaule.
Autour d’elle, ses amis rient, parlaient de fêes imaginaires, de cocktail, de voyages qu’il n’avait jamais fait, mais qu’il racontait comme des souvenir. Alors qu’elle s’apprêtait à entrer dans le campus, une silhouette familière apparut au loin. Une petite femme avançant lentement, un grand panier en aier posé sur la tête, tenant en équilibre malgré la fatigue.
Le cœur de Lea fit un bon dans sa poitrine. Même de loin, elle reconnut la démarche de Mariama. Dans le panier, un petit plat de riz fumant accompagné d’un peu de sauce au poisson séché. Mariama l’avait préparé avant l’aube avec ce qu’il restait dans la petite cuisine. Puis avait marché 2 heures de pinjamba évitant les routes trop poussièreuses pour ne pas arriver en sueur juste pour que sa fille ne reste pas le ventre vide entre deux cours. Leilla s’arrêta nette.
Son sourire se figea. Ses amis continuèrent quelques pas avant de remarquer qu’elle ne suivait plus. “Qu’est-ce qu’il y a ?” demanda Lina. la plus moqueuse du groupe. Puis ses yeux se posèrent sur Mariama qui s’approchait. Pagne fané, sandalusée, visage fatigué mais illuminé d’un sourire timide. Lina éclata de rire.
Eh Leilla, c’est ta bonne qui vient t’apporter ton déjeuner ? On dirait une figurante dans un vieux film africain. Les autres suivirent leur rire claquant comme des coups de fouet. Un garçon aux lunettes de soleil trop grande ajouta : “On dirait une vendeuse de beigner du marché central. Tu n’as pas honte de traîner avec ça ? Le sang de Leilla ne fit qu’un tour.
Ses joues s’embrasèrent, une chaleur cuisante montait de son cou jusqu’à ses oreilles. Elle sentit les regards se tournaient vers elle, pesant, cruel. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Pourquoi devant eux ? Mariama s’approcha, ignorant les rires et les murmurs. Ma chérie, duelle d’une voix douce, j’ai cuisiné ton plat préféré.
Un peu de riz avec du poisson séché comme quand tu étais petite. Mange, ça te donnera de la force pour étudier. Lea resta figée. Ses yeux fixèrent le sol fissuré du campus comme si la terre pouvait s’ouvrir pour avaler sa mère et cette humiliation. Les riz redoublèrent derrière elle. “Pauvre fille”, murmura quelqu’un, obligé de cacher sa misère.
Ce fut la goutte de trop. Leila fit semblant de ramasser quelque chose par terre, se détourna brusquement et s’éloigna sans un mot, laissant sa mère planter là, le panier toujours sur la tête, le sourire hésitant déjà en train de se fanner. Elle marcha vers le réfectoire, décidé d’acheter des frites grasses et un soda bon marché, juste pour prouver à elle-même qu’elle n’avait pas besoin du repas de Mariama.
Elle n’osa pas se retourner. Derrière elle, Mariama posa doucement le panier sur un banc en bois, comme si le moindre geste brusque pouvait briser quelque chose d’invisible. Ses mains rugueuses tremblaient légèrement. Elle suivit du regard le dos de sa fille qui s’éloignait sans jamais se retourner. Sans main, une douleur sourde lui traversa la poitrine.
Pas de colère, plutôt une tristesse profonde, épaisse comme un puissant fond. Les larmes montèrent brûlantes, glissèrent sur sesjoues tanés par le soleil et le labeur. Elle les essuya d’un revers de main, reprit le panier et fit demi-tour sur le même chemin poussiéreux. Ce soir-là, de retour dans leur petite maison de Njaba, Mariama s’agenouilla devant son hôtel improvisé, une simple croix en bois clouée au mur, entourée de bougies à moitié fondue.
La pièce était sombre, éclairée seulement par une lampe à huile qui vaillait. Elle joignit les mains. Seigneur, protège ma Leilla. Elle souffre, elle est jeune. Ouvre-lui les yeux qu’elle voit au-delà de la poussière de cette vie. Sa voix se brisa par moment, étouffée par les sanglots. Dehors, les grillons chantaient, indifférent à la douleur d’une mère.
Quand elle se releva, le dos courbé, elle prépara un thé avec quelques feuilles du jardin. Elle s’assit sur un tabouret bancal, les yeux fixés sur la porte, espérant voir entrer sa fille avec un sourire. Pendant ce temps, l’élla errait près du campus. Les néons des boutiques clignotaient, attirant les regards vers des vitrines remplies de sacs de luxe, de chaussures à talon vertigineux, de parfums hors de prix.
Elle s’arrêta devant un café chic où des couples sirotaient des latés mousseux. C’est ça ma vie”, pensa-t-elle. Les points serrés, pas les bassines d’al murs fissurés. La scène de l’après-midi tournait en boucle dans sa tête. Les rires, les yeux moqueurs, la voix humble de Mariama. Une rage sourde montait en elle.
Pas seulement contre ses camarades, pas seulement contre sa mère, contre cette existence entière qui la clouait au sol. “Je préfère mourir dans un palace que survivre dans cette boue,” jura-t-elle intérieurement. Et quelque part dans l’ombre, quelque chose entendit ce veu empoisonner. Les jours suivants, l’air entre Mariama et Leila devint lourd comme un ciel d’orage prêt à éclater.
Lea rentrait de plus en plus tard, prétextant des travaux de groupe, des révisions à la bibliothèque. En réalité, elle traînait devant les vitrines, imaginant une autre vie, une autre version d’elle-même, habillée de marques, entouré de gens importants. Mariama continuait ses lessives, frottant le linge avec une énergie forcée.

Ses épaules étaient plus voûtées, ses yeux plus tristes. Elle tentait quelques mots, quelques questions, mais sa fille répondait par des phrases courtes, des soupirs exaspérés. Le plat de riz qu’elle avait ramené ce fameux jour avait pourri, oublié sur une étagère. Elle le jeta un matin, le cœur serré, comme si elle jetait un morceau d’amour rejeté.
Leilla se plongeait dans des vidéos et des livres sur le succès rapide, des histoires de femmes qui avaient tout abandonné pour grimper dans l’échelle sociale. L’incident du campus avait laissé une trace, mais au lieu de devenir une blessure pleine de remord, elle se changeait en détermination froide.
La pauvreté devint son ennemi et peu à peu, Mariama devint l’ombre qui symbolisait cet ennemi. Une nuit, la lune était haute dans le ciel, éclairant faiblement les ruelles boureuses de Njaba. Leilla rentrait d’une petite fête chez une camarade. On avait parlé de villa en bord de mer, de bijoux qui saintillent sous les flashes, de voyage à Dubaï et à Paris. On avait rifort.
Bu de l’alcool bon marché dans des verrs en plastique, pris des selfies qu’on posterait plus tard avec des légendes mensongères. L’ivresse était légère mais la haine de sa propre vie, elle était solide. Les sandales de Leilla claquaient sur le sol, évitant les flaques d’eau stagnantes qui reflétaaient les étoiles.
Tout un jaba dormait, sauf les chiens errants et les grenouilles dans les canivaux. Pour gagner du temps, elle choisit de passer devant le vieux cimetière de Coliba, un lieu que tout le monde évitait la nuit. On disait que les tombles Colibas appartenaient à des gens morts sans pardon, sans prière, sans famille. Les croix penchées, la végétation envahissante, les inscriptions effacées composaient un paysage que même le vent semblait contourner.
Ce soir-là, pourtant, une présence l’obligea à ralentir. Assis sur une pierre tombale usée, un homme l’observait. Il était grand, enveloppé dans un manteau noir qui semblait avaler la lumière lunaire. Un large chapeau couvrait la moitié de son visage, ne laissant voir que la lueur de ses yeux, fixe, insondable. Il tenait un bâton noueux, semblable à une branche d’arbres morts.
L’air autour de lui était plus froid. La nuit, déjà fraîche, prit soudain des accents de morgue. Une odeur de terre humide et de feuilles pourries monta jusqu’aux narines de Leilla. “Je t’attendais”, dit-il d’une voix calme, presque un souffle. Leila sursauta son cœur bondissant dans sa poitrine. Elle recula d’un pas, jetant des coups d’œil rapides autour d’elle, cherchant une issue, un témoin, quelque chose de normal.
Mais il n’y avait que les tombes et la lune. Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous voulez ? Balbussia-t-elle, la voix plusaigue qu’elle ne l’aurait souhaité. L’homme ne bougea pas. Son regard se planta dans le sien comme s’il lisait à l’intérieur d’elle. Il vit la honte vis-à-vis de Mariama. La colère contre la pauvreté, l’obsession pour une vie luxueuse.
Il vit aussi la phrase prononcée en secret. Même si je dois tout donner en échange, tu veux devenir riche, n’est-ce pas ? Demanda-t-il sans la moindre hésitation. Les mots restèrent suspendus dans l’air, lourd, indiscutable. Lea ne répondit pas, mais ses yeux trahirent tout. Des images se bousculaient dans son esprit. Maison modernes, voiture brillante, vêtements de marque, followers à l’appel.
Comment ? Comment vous savez ça ? Souffla-t-elle. Un sourire fin étira les lèvres de l’inconnu. Les âmes comme la tienne brillent dans l’obscurité. Elles appellent et j’entends. La pauvreté te ronge. Tu prêtes à tout pour t’en libérer. Le vent se leva d’un coup, secouant les branches des arbres, faisant voler des feuilles sèches en tourbillon.
Le cimetière sembla se resserrer autour d’eux. Lea sentit une chaleur étrange montée en elle. Pas la chaleur de la honte, ni celle de l’alcool, une autre. Une sorte de fièvre d’attente, comme si quelque chose de grand et de dangereux était sur le point d’arriver. “Et si je disais oui ?” “Qu’est-ce que vous me proposeriez ?” demanda-t-elle, la curiosité surpassant la prudence.
L’homme inclina légèrement la tête. Je m’appelle maître Kofi. Je peux ouvrir devant toi les portes de l’abondance, des rivières d’argent, des amis puissants, une gloire qui effacera jusqu’à l’odeur de la lessive de ta mère. Mais rien n’est gratuit. Pour ce que tu veux, il faut payer en sang. Lea avala difficilement sa salive.
Ce que vous voulez dire ? Maître Cofi se leva lentement, son manteau noir glissant comme une ombre épaisse. Il faut offrir un être de chair lié à toi par le sang. Quelqu’un qui t’aime sans condition. Leur essence pour ta gloire, un cœur qui bat pour toi en échange de ton futur. Les mots frappèrent Leila comme une gifle.
D’abord son esprit imagina des étrangers. Puis contre sa volonté, l’image de Mariama s’imposa. Mariama penché sur la bassine. Mariama avec son panier de riz. Mariama à genoux devant la croix. Une voix intérieure cria : “Non, pas elle, mais une autre plus froide murmura : “C’est elle qui t’attache ici. C’est son monde que les autres se moquent.
” Les larmes montèrent, mais son regard resta sec. “Je honte d’elle”, lâcha-t-elle enfin. “J’ai honte d’être sa fille. Elle me retient dans la boue. Les yeux de maître Kofi brillèrent d’une lueur mystérieuse. Alors ton chemin vers la richesse est ouvert. Ce soir, ton pacte commence. Il se détourna vers les profondeurs du cimetière.
Suis-moi dans les ombres, Leilla. Demain, le monde sera à tété. Elle hésita une seconde, une seule. Puis elle fit un pas, puis un autre. Coliba avala leur silhouette et avec elle les derniers fragments de son innocence. Dans une clairrière oubliée, entourée de tombes sans nom, maître Koffy traça un cercle sur le sol avec la pointe de son bâton.
Il sortit une petite fiole remplie d’un liquide sombre à l’odeur métallique. “Ce que tu vas boire n’est pas un simple breuvage”, expliqua-t-il. “C’est un saut. Il lira ta volonté aux forces qui dorment sous cette terre.” Leila tremblait. Et si je refuse ? Il rit doucement. “Tu as déjà accepté Leila ? Tu as déjà offert ton cœur à l’idée de la richesse.
Les tombes autour de toi sont pleines de ceux qui ont hésité. Toi, tu as choisi. Il lui tendit la fiole. Les étoiles saintillaient au-dessus d’eux, froides et lointaine. Lea ferma les yeux et but une gorgée. Le liquide glissa dans sa gorge comme du feu mélangé à du sang. “À l’aube”, dit maître Koffi, “tuvras rapporter un fragment d’ail, une mèche de cheveux, un ongle, quelque chose encore vivant.
Ce sera la clé.” Le cercle était tracé. Le pacte venait de naître. Le chemin de retour vers Njama fut un labyrinthe d’ombre. Lea marchait vite, le cœur battant à tout rompre. Chaque bruit la faisait sursauter. Le craquement d’une branche, un chien qui aboyait au loin, le froissement d’un sac emporté par le vent.
Le petit couteau noir que maître Koffy lui avait remis pesait dans sa main comme un secret empoisonné. Devant la maison de Tôle, elle s’arrêta un instant. Une lumière faible passait sous la porte. La lampe à huile n’était pas encore étante. Elle poussa doucement la tôle branlante qui grinça comme un gémissement. À l’intérieur, Mariama dormait sur un matelas mince enroulé dans une couverture rapiée.
Son souffle régulier montait et descendait paisible. Une mèche de cheveux grisonnant s’échappait de son foulard reposant sur son front ridé. Les hila s’agenouilla près d’elle. Le couteau tremblait dans sa main. Une larme solitaire coula sur sa joue. “Pardonne-moi !” murmura-t-elle s’ans voix. Les souvenirs se pressèrent, les chansons murmuraient quand elle avaitpeur des orages, les plats de riz partagés quand il n’y avait presque rien à manger, les mains de Mariama caressant son front quand elle avait de la fiavre.
Puis brutalement, les rires du campus raisonnèrent dans sa tête. Les vendeuses de beigner, le Tu n’as pas honte, les regards de mépris. C’est pour nous deux, se répéta-t-elle. Elle comprendra un jour. D’un geste rapide, elle coupa la mèche de cheveux qui dépassait. La lame siffla doucement.
Les cheveux tombèrent dans sa paumme. Leila se releva aussitôt, le cœur au bord de lèvres et s’enfuit dans la nuit, sans oser regarder une dernière fois le visage endormi de sa mère. De retour à Coliba, maître Cofi l’attendait, immobile. Sans un mot, elle lui tendit la mèche. Il la déposa dans une calabasse noircie et se mit à psalmodier dans une langue guturale.
La poudre qu’il y avait versée à l’intérieur s’embrasa soudain en une flamme gleue sans chaleur. La terre vibra légèrement sous les pieds de Leila. Le sang a parlé, déclara maître Kofi. Le pacte est scellé. Le lendemain, le soleil se leva surjaba comme si de rien n’était. Les enfants couraient vers l’école.
Les vendeuses disposaient leurs marchandises. Les coques se querellaient. Mariama voulut se lever comme chaque matin, mais une douleur fulgante lui traversa les jambes. Ses membres refusèrent d’obéir. Elle s’effondra sur le sol, les mains agrippées à la nate. “Qu’est-ce qui m’arrive ?” gémit-elle. Leilla, réveillée par le bris, apparut dans l’embrasure de la porte.
Elle vit sa mère au sol, pantelante, les yeux remplis de panique. Leilla, je ne sens plus mes jambes. Aide-moi, ma fille, supplia Mariama, tendant une main tremblante. Lea resta un instant immobile. Dans son ventre, une étrange froideur s’était installée. La nuit précédente, elle avait rêvé de comptes bancaires remplis de voitures brillantes.
Le matin portait déjà l’odeur de la promesse. Qu’est-ce que tu as encore fait ? Elle d’une voix dure ? Mariama écarquilla les yeux blessé par ce ton. Je n’ai rien fait. J’ai prié pour toi comme toujours, c’est tout. Aide-moi à me relever. Mais au lieu de s’approcher, Leilla recula. Une voix antérieure murmurait : “Elle est ton fardeau. Laisse-la.
” “Je ne suis pas ton infirmière”, répondit-elle sèchement. “Ta pauvreté m’a assez enchaîné. Reste avec ta maladie. Moi, j’ai une vie à construire.” Les larmes coulèrent sur le visage de Mariama. Ma fille, qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter ça ? Je t’ai porté 9 mois. J’ai lavé tes vêtements. J’ai eu faim pour que tu manges.
Leya attrapa son sac et sortit, laissant les supplications derrière elle, coincée entre les murs en ciment. La journée qui suivit fut comme un premier cadeau du pacte. Un oncle lointain qui ne donnait jamais de nouvelles la place soudain pour lui annoncer qu’il avait envoyé de l’argent pour soutenir ses études. Une amie la recommanda pour un petit travail dans un café chic près du campus, bien payé.
On l’invita à une soirée où elle pourrait rencontrer des gens influents. L’argent commença à circuler autour d’elle. Elle acheta un nouveau pagne, un sac plus élégant, des chaussures à talon. Le soir venu, elle dansait au milieu de jeunes adultes en chemise repassée. Musique forte, lumière colorée.
Chaque rire lui donnait l’impression de s’éloigner un peu plus de la petite maison de Njaba. Quand elle rentra à l’aube, les yeux serlés mais le cœur exalté, elle trouva la porte entrouverte. À l’intérieur, le silence était lourd, presque physique. Mariama était étendue sur le sol, immobile, les yeux grands ouvert vers le plafond.
La paralysie avait eu raison de son cœur. Lea s’approcha, posa deux doigts sur le cou de sa mère. Rien, un vide sec sans battement. Une fraction de seconde, un pincement lui serra la poitrine. Puis une pensée glaciale s’imposa. Elle est enfin partie, plus de chaînes. Elle ferma les yeux de Mariama, arrangea le pagne puis sortit appeler les voisins.
Dans la cour, les pleurs commencèrent. Des femmes l’entourèrent, la serrant contre elle. Leila pleura aussi fort longtemps. Ses larmes à elle était un mélange étrange de soulagement, de culpabilité et d’un rôle qu’elle savait devoir jouer. Le jour de l’enterrement, Tunjaba se rassembla. Des femmes en pagne sombre transportaient des bassines d’eau parfumé au citron.
Les anciens s’assirent sous un manguier, murmurant entre eux. La procession se dirigea vers le cimetière de Coliba, le même où Leilla avait vendu sa mère. Le ciel d’abord clair se couvrit peu à peu. Arrivé près de la tombe fraîchement creusée, Leilla s’avança. Elle porta une robe rouge éclatante, contraste violent avec le deuil.
Dans ses mains, un pot en terre cuite remprit de pièces d’argent, fruit de ses premiers gains occultes. Devant tout le monde, elle déclara d’une voix étonnamment ferme : “Aujourd’hui, nous enterrons Mariama, ma mère. Elle m’a donné la vie, mais aussi lapauvreté. J’ai choisi de me libérer et je ne regrette pas. Un murmure horrifié parcourut l’assemblée.
Une vieille tente se signa. Un ancien secoua la tête, le regard sombre. À cet instant précis, le vent se leva brusquement. Le ciel s’assombrit. Des nuages lourds roulèrent au-dessus du cimetière. Une pluie fine commença à tomber. On aurait dit que la terre elle-même protestait. Un chuchotement semblait se glisser entre les gouttes.
La terre n’oublie jamais. Leilla frissonna mais se força à garder la tête haute. Elle jeta une poignée de terre sur le cercueil et tourna le dos à la fosse. Les mois suivants furent une ascension fulgurante. Grâce à une rencontre inattendue lors de cette fameuse soirée, Leilla décrocha un stage bien payé dans une entreprise de mode.
De fil en aiguille, elle lança sa propre marque, des vêtements en wax modernisés, vendus en ligne. On la félicita pour son courage, sa vision. Les journées locaux parlèrent de la fille d’jaba, devenue femme d’affaires. Elle déménagea dans un appartement moderne avec meuble design et vu sur la ville.
Elle acheta une voiture aux vitres teintées, s’offrit des voyages, des fêtes au dor de piscine éclairée. Sur les réseaux sociaux, ces photos récoltaient des centaines de likes. Elle parlait de résilience, de transformation de la douleur en succès, sans jamais mentionner le prix payé. Mais la nuit, une autre réalité s’imposait.
D’abord ce fut des bruits, des pleurs étouffées venant du couloir alors qu’elle vivait seule, des pas traînants dans le salon à 3h du matin, des gémissements au niveau du sol comme si quelqu’un grattait sous les carreaux. Puis un soir après une fête, elle se regarda dans le grand miroir de sa salle de bain.
Son maquillage avait coulé, ses yeux étaient rouges. Elle passa la main sur le miroir pour effacer la buée. À côté de son reflet, une silhouette apparut. Le visage de Mariama, les yeux creusés, la peau couverte. Tu m’as vendu ma fille ! Murmura la vision. Tu as troqué mon souffle contre ton or. Lea hurla, jeta un flacon de parfum contre le miroir qui éclata.
Mais dans chaque fragment au sol, le visage de Mariama continuait de la regarder. À partir de là, les nuits devinrent un supplice. Parfois, elle se réveillait paralysée, incapable de bouger, sentant un poids au bout de son lit. Elle ouvrait les yeux et voyait sa mère assise, immobile, le pagne trempé de terre rouge, les mains tendues vers elle.
D’autrefois, elle rêvait d’être de nouveau enfant, courant sous la pluie. Puis la pluie se changeait en sang. Et la voix de Mariama répétait : “Le sang que tu trahis réclame toujours justice.” Elle consulta des marabous, des prêtres, des guérisseurs. Elle paya cher des amulettes, fit brûler des enants, récitait des prières qu’elle connaissait à peine. Rien n’y fit.
Le visage de Mariama revenait. Les bruits ne cessaient pas. Même au milieu d’une réunion importante, elle croyait entendre un léger grattement au sol ou sentir une odeur de terre humide envahir la pièce climatisée. Une nuit d’orage à bout de ner, elle retourna à Colibas. La pluie tombait à torrent. Les éclairs déchiraient le ciel, illuminant les tombes.
Trempé, les cheveux plaqués sur le visage, Leilla hurla dans le cimetière. Maître Coffee, sors de là, elle me hante. Je donnerai encore plus si tu l’as fait disparaître. Sa voix fut avalée par le tonner. Un rire lointain raisonna pourtant glissant entre les pierres. “Tu as récolté Lailla, c’est le moment de payer ce qui reste”, répondit la voix de maître Koffie sans qu’elle voit d’où elle venait.
Le sol mit à vibrer sous ses pieds. Devant la tombe de Mariama, la terre se fendit comme une croûe sèche. Une main en sortie, couverte debout aux ongles cassés, mais étrangement familière. la main de celle qui avait lavé les bassines, préparer les repas, essuyait ses larmes. “Non, maman !” cria Leilla, essayant de reculer, mais ses jambes refusèrent de bouger.
La main agripa sa cheville avec une force glaciale. La boue se mit à l’engloutir lentement jusqu’aux chevilles, jusqu’au genoux. Le visage de Mariama apparut à son tour, émergant de la terre comme un reproche vivant. Ses yeux, plein d’une tristesse infinie, se posèrent sur Leilla. Tu m’as appelé du fond, tu as lié notre sang à la terre. Viens, ma fille, rejoins-moi.
La pluie martelait le sol, les éclairs illuminaient la scène. Lea se débattait, hurlait, promettait d’abandonner l’argent, de tout rendre, de construire des puits, d’aider les pauvres. Ses paroles étaient emportées par le vent. Mais la terre ne négocie pas. Elle prend ce qu’on lui doit. Peu à peu, le corps de Leilla disparut dans la fente.
Les dernières choses visibles furent ses mains, agitant de vins appels à l’aide. Puis elles aussi disparurent. La terre se referma lisse comme si rien ne s’était passé. Au matin, les habitants de Njaba remarquèrent un étrangechangement à Coliba. Une nouvelle tombe était apparue à côté de celle de Mariama. La terre y était fraîche, sans trace de pelle.
Sur une pierre posée grossièrement, des lettres rouges dessinaient une phrase. Elle a vendu le ventre qui l’a porté. Maintenant, la terre la garde. Les anciens se regardèrent longtemps sans rien dire. On raconta bientôt qu’en saison de pluie, on entend parfois deux voix dans le vent. L’une qui implore pardon, l’autre qui regrette l’amour perdu.
Jaba continue de vivre, de rire, de pleurer. Mais les mères du quartier répètent à leurs enfants : “On peut acheter le monde avec le mal, mais jamais le pardon de celle qui t’a porté.” Le sang qu’on trahit finit toujours par réclamer justice. Et toi, si tu crois encore que la justice divine existe, laisse un like, partage cette histoire et abonne-toi pour d’autres récits qui réveillent les consciences.
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