L’ombre de la jalousie est un fléau silencieux qui peut se faufiler dans les cœurs les plus fragiles, s’y nicher et, avec le temps, les transformer en un puits d’amertume et de rancœur. C’est l’histoire tragique d’Azingwo Mikongo, un homme dont la vie a été le reflet d’un rêve brisé, et dont les choix désespérés ont plongé son village entier dans un chaos digne des légendes les plus sombres.

Elle donne de l'argent à un VIEUX MENDIANT ce qui lui arrivera va vous  CHOQUER!#histoiresincroyables - YouTube

Le village de Bem, niché au creux d’une vallée verdoyante, était autrefois un havre de paix, une communauté soudée où les aînés partageaient leur sagesse et les jeunes rêvaient de grandeur. C’était le foyer d’Azingwo, un vieil homme au regard lourd et au passé douloureux. Sa jeunesse avait été marquée par un désir ardent de fortune. Poussé par l’espoir de bâtir une vie meilleure, il avait quitté Bem pour la grande ville. Mais les rues pavées n’ont pas tenu la promesse de richesse. Au lieu de la prospérité, Azingwo a trouvé le chemin de la délinquance, une voie qui l’a mené droit en prison. Un vol raté, une confrontation violente qui a failli lui coûter la vie, et c’est un Azingwo brisé et désillusionné qui est revenu à Bem, avec pour seule richesse le fardeau de ses échecs.

La vie d’Azingwo à Bem était une solitude silencieuse. Il vivait seul, sans famille, son existence rythmée par les regrets et les souvenirs amers. Pourtant, les jeunes du village, nourris de leur propre espoir et compassion, lui rendaient visite, lui apportant de la nourriture, des cadeaux et des paroles de respect. Ils voyaient en lui un aîné, un homme dont l’expérience, bien que malheureuse, pouvait être une source d’enseignement. Cependant, ce qu’ils offraient par gentillesse, Azingwo le percevait comme une moquerie. Chaque sourire, chaque présent, chaque signe de leur succès et de leur optimisme était une piqûre de plus dans le cœur d’un homme qui ne pouvait accepter que ces jeunes réussissent là où il avait échoué si lamentablement.

La jalousie, tel un serpent venimeux, s’est enroulée autour de l’âme d’Azingwo. Il ne pouvait plus supporter de voir ces jeunes gens, qu’il considérait comme si ignorants de la cruauté du monde, prospérer. Sa rancune est devenue une obsession, un feu sombre qui a consumé tout ce qu’il lui restait de bon. C’est à ce moment-là qu’il a pris la décision de commettre un acte irréparable, un acte qui scellerait son destin à jamais. Il a entrepris un voyage périlleux pour trouver Eaboto, un sorcier réputé pour ses pouvoirs mystiques, un homme qui vendait la magie noire à ceux qui en avaient les moyens et la volonté.

Azingwo a traversé des forêts denses et des rivières tumultueuses, guidé par sa haine. Arrivé chez le sorcier, il a exposé son souhait le plus sombre : obtenir une canne magique, un instrument de malédiction, pour détruire la vie de ces jeunes qui, sans le savoir, lui avaient fait tant de mal. Le sorcier, sage et perplexe face à tant d’amertume, a mis en garde Azingwo contre les dangers de la magie noire. Il lui a expliqué que ces pouvoirs se retournent toujours contre leur utilisateur, et que le prix à payer est souvent bien plus grand que le gain espéré. Mais la colère d’Azingwo était si aveugle qu’il a ignoré l’avertissement. Il a payé la canne au prix fort, un prix qui n’était pas seulement monétaire, mais qui engageait son âme.

De retour au village, Azingwo n’a pas perdu de temps. Il a brandi sa canne magique, prononçant des paroles sombres, et a maudit tous les jeunes qui lui avaient rendu visite. L’air s’est épaissi, un silence pesant est tombé sur Bem. Lentement, insidieusement, la malédiction a commencé à prendre effet. Les affaires des jeunes ont périclité, les récoltes ont échoué, les opportunités se sont évanouies. Leurs rêves de réussite en ville se sont transformés en cauchemars et, un par un, ils ont été forcés de retourner à Bem, défaits et le cœur lourd. Le village, autrefois plein de vie, a sombré dans la tristesse. Les aînés, inquiets et impuissants, ne comprenaient pas la source de ce malheur soudain qui s’abattait sur leurs enfants.

Mais la providence, parfois, se manifeste de la manière la plus inattendue. Un jour, une jeune femme nommée Ada, l’une des victimes de la malédiction, est partie dans la forêt pour ramasser du bois de chauffage. Elle a découvert une bûche étrange, un morceau de bois d’une forme singulière, qui semblait différent des autres. Sans se douter de sa nature mystique, elle l’a ramené chez elle pour l’utiliser comme combustible. Alors qu’elle l’allumait, une lumière éblouissante a jailli de la bûche en feu, illuminant toute sa maison. Au même moment, à l’autre bout du village, un cri perçant a brisé le silence de la nuit. C’était Azingwo.

Alertés par ce cri de douleur, les villageois se sont précipités chez le vieil homme. Ils l’ont trouvé en train de se débattre, son corps semblant se consumer de l’intérieur. Face à la peur et à la douleur, Azingwo a finalement craqué. Il a avoué sa jalousie et son acte de vengeance, admettant avoir maudit les jeunes à cause de son propre échec. Alors qu’il parlait, son corps a commencé à s’évaporer, se transformant lentement en fumée, puis en néant. L’ombre de la rancœur qui l’avait habité s’est évanouie avec lui.

Pendant ce temps, la lumière émise par la bûche d’Ada n’était pas une simple lumière. C’était une énergie purificatrice, une force de bienveillance qui a brisé les chaînes de la malédiction. Un par un, les jeunes du village se sont sentis libérés d’un poids invisible. Leurs espoirs et leurs ambitions sont revenus, plus forts que jamais.

 

Ils ont compris que c’était la jalousie d’un homme brisé qui avait causé leur malheur, mais avec sa disparition, les ténèbres qui avaient plané sur eux ont également disparu. Libérés de leur fardeau, les jeunes sont retournés en ville, prêts à reconstruire leur vie. Cette fois, ils portaient non seulement leurs rêves, mais aussi la leçon inestimable qu’un seul cœur rempli de jalousie peut causer une destruction immense, mais qu’une simple étincelle de lumière peut tout réparer. Le village de Bem est redevenu un lieu d’espoir, une communauté qui a su se relever de l’ombre d’une âme blessée, pour embrasser à nouveau un avenir lumineux.