Le PROF Leur A Promit LE BAC Sans Réviser, VOICI Ce QU’ELLES Ont Eu.

 

Dans le paisible village de Koussawa, là où les coques chantent avant l’aube et où les femmes pilent le milan chantant, vivaient deux jeunes filles que rien ne pouvait séparer. Aïcha et Fanta. Amies depuis la petite enfance, elles étaient connues dans tout le village pour leur complicité presque magique où l’une allait, l’autre suivait.

 On les appelait même les jumelles du destin tant leur lien semblait indestructible. Elles avaient 18 ans et fréquentaient la dernière classe du lycée communautaire de Kousawa, un bâtiment en brique rouge posé au milieu des champs battu par le vent et la poussière. À l’école, pourtant, les résultats ne suivaient pas.

 Leurs cahiers étaient souvent vides, les devoirs baclés et elles préféraient discuter mode ou musique que réviser les mathématiques. Mais un rêve les hantait obtenir le baccalauréat, ce précieux sésame qui ouvrait les portes des grandes villes, des universités et surtout d’un avenir qu’elles imaginaient libre, moderne et loin du carcan du village.

 Chaque soir, sur le banc de pierre près du vieux Manguier, elles parlaient de leur futur. Tu verras Aïcha, quand on aura le bac, on partira à la ville. On portera des lunettes de soleil comme les filles qu’on voit dans les clips, disait Fanta en riant. Et on ne lavera plus jamais les habits au fleuve, ajoutait Aïcha, rêveuse.

 Mais au fond d’elle, une inquiétude persistait. Elle n’avait pas le niveau pour passer le bac. Leur professeur principal avait été clair : “Avec vos notes, vous ne pourrez même pas être inscrit pour composer l’examen.” Ce fut comme une gifle, mais leur désir d’échapper à la routine du village était plus fort que la réalité. Alors, elles décidèrent de chercher un autre moyen.

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 Pas en travaillant davantage, non. Elle cherchait un raccourci, une solution rapide. Elle voulait le bac, peu importe comment. C’est alors qu’un nouveau professeur arriva au village. Un homme au regard perçant, au costume bien repassé et à la voix douce. Monsieur Cadé, elle ne le savaient pas encore, mais leur destin venait de croiser celui du serpent.

 Le jour où monsieur Cadet posa le pied dans la cour poussiéreuse du lycée de Kousawa, tout changea. Il portait une chemise blanche parfaitement repassée et une montre brillante qui attirait les regards. Il n’était pas comme les autres professeurs du village, souvent usés, fatigué ou habillé simplement. Non, Cadet avait l’allure d’un homme de la ville et cela suffisait pour susciter fascination et curiosité.

 C’est lui le nouveau prof de philo, chuchota Aïa à Fanta. Regarde ces chaussures. On dirait celle du présentateur du journal télévisé, répondit Fanta. Bouche entrouverte. Très vite, les élèves se rendirent compte que Cadet savait parler, savait séduire les esprits. Ses cours étaient plus des récits que des leçons.

 Il parlait de liberté, de réussite, de rêve. Il disait souvent, “Le baccalauréat, c’est la clé de toutes les portes et certains méritent d’avoir la clé, même s’ils n’ont pas la serrure.” Cette phrase frappa l’esprit d’Aïcha et de Fanta. Elles virent en lui un espoir, un possible raccourci vers leur rêve.

 D’autant plus que rapidement Cadet sembla les remarquer plus que les autres. Il leur lançait des regards appuyés en classe, leur posait des questions même quand elle ne levait pas la main et riait doucement à leurs réponses, même les plus absurdes. Puis un jour, il les aborda à la sortie des cours alors que le soleil fondait derrière les bas au babes.

 Aïcha, Fanta, restez un peu, j’aimerais vous parler. Les deux filles se regardèrent mi inquiètes, mi flatté. Elles obéirent. Sous le grand manguier, il les invita à s’asseoir sur le vieux tron renversé qui servait de banc. Vous êtes deux filles intelligentes”, dit-il doucement. “Vous avez du potentiel, mais vous êtes mal comprise par les autres profs.

 Moi, je vois plus loin.” Elles restèrent silencieuses. “Je peux vous aider à composer le bac, même si votre dossier ne suit pas. Il suffit que vous me fassiez confiance.” “Totalement”. Sonon été mielleux, presque hypnotique. Les mots glissaient comme de l’huile. Fanta sentit son cœur battre plus vite. Aïcha baissa les yeux. troublé.

 Vous voulez réussir ? Non. Alors, laissez-moi vous aider à changer votre avenir. Mais sachez que tout aide. À son prix, un long silence suivi. Le soleil avait disparu. Le vent s’était levé. Ce soir-là, sans même l’avoir pleinement compris, elle venait de poser le pied sur un sentier dangereux, pavé de promesses brillantes et de pièges invisibles.

 Le lendemain matin, Aïcha et Fanta ne parlèrent pas de leur étrange conversation avec monsieur Cadet. Chacune tentait de chasser les pensées confuses qu’il envahissait, mais au fond d’elle, un sentiment nouveau s’était installé, l’espoir mêlé au doute. Plusieurs jours passèrent. Cadet n’évoqua plus rien en classe, mais ses regards étaient plus insistants, ses sourires plus lourds de sens.

 Puis un soir, il glissa discrètement un mot à Fanta, une feuille pliée, courte, directe, ce soir derrière le bâtiment administratif. Venez seul. Fanta montra le billet Aïcha. Elles hésitèrent, l’angoisse se mêlait à la curiosité et à l’envie de croire qu’une chance venait enfin à elle. À la nuit tombée, elles se glissèrent hors de leur maison respectives, leur pas étouffé dans la terre rouge.

 Derrière le bâtiment administratif, à la lueur d’une lampe tempête, Cadet les attendait. Vous êtes venu ? Je savais que vous étiez prête à changer vos vies”, dit-il avec un sourire qu’elle ne purure déchiffrer. Il sortit deux formulaires vierges d’inscription au baccalauréat. Je peux les faire tamponner.

 Officiellement, vous serez candidate et une fois aux épreuves, vos copies seront arrangées. Mais je ne fais pas ça gratuitement. Je veux quelque chose en retour. Le silence fut glacial. Rien d’obligatoire”, ajouta-t-il, feignant la douceur. “Mais c’est le prix du raccourci.” Aïcha sentit ses jambes tremblé. Fanta, les yeux fixés au sol, demanda d’une voix sèche.

 “Qu’est-ce que tu veux exactement ?” Cadet avança, ses mots tombant comme du poison, de la compagnie, discrète, intime, juste quelques moments avec moi. En échange, le bac est à vous. Les deux filles se regardèrent. Le vertige. Elles savaient que c’était mal, mais leur rêve leur criait que c’était peut-être leur seule chance.

 Elles pensèrent à la honte de redoubler encore, à la moquerie des autres filles, à la vie terne du village. Et elles acceptèrent sans un mot. Ce soir-là, elles conclurent un pact sans le savoir. Un marché avec le diable. Elle pensait maîtriser la situation mais c’était cadé qui tirait les ficelles lentement, habilement. Elles croyaient acheter un avenir, mais elles venaient de vendre leur innocence.

Les semaines passèrent et la saison des pluies s’installa sur Kousawa. Les chemins devenaient boueux, les rivières gonflées, les classes humides. Mais Aïcha et Fanta continuaient de venir à l’école. Le visage plus maquillé, les coiffures plus soignées, le regard plus silencieux. Leur complicité avait changé. Elle ne parlait plus autant.

Chacune se murait dans son trouble. Honte et espoir mêlé. Monsieur Cadé les faisait venir à tour de rôle sous prétexte de cours particulier. Toujours tard, toujours dans des cointes à l’écart. Il leur offrait des gâteaux, des recharges de téléphone, des promesses d’inscription au bac. Il répétait : “Tout se passera bien, vous êtes sous ma protection.

” Mais l’illusion ne dura pas longtemps. Un matin, alors qu’ich puisait de l’eau, elle fut prise de vertige. Le saut tomba. Sa mère accourut la trouva pâle tremblante. Quelques jours plus tard, ce fut Fanta, prise de vomissement à l’école qui fut renvoyé à la maison. Les deux amies se retrouvèrent le soir assises sous leur manguier.

 “Je suis enceinte”, lâcha les yeux embués. “Moi aussi”, murmura Fanta, la gorge serrée. Le silence qui suivit fut long, pesant, irréel. Deux jeunes filles, deux ventres ronds, deux destins brisés avant même d’avoir commencé. Le rêve du baccalauréat s’évaporait. Les copies promises n’étaient plus une priorité. Le seul fait d’être enceinte, sans Marie, sans avenir, les enfermait déjà dans une autre réalité.

 Quand elles voulurent confronter Cadé, il devint distant. Ils évitaent leur regard et ludaient leurs questions. Vous êtes grande maintenant, vous assumez, leur lança-t-il un jour sans même les regarder. La rumeur ne tarda pas à se propager dans tout le village. Les langues se délièrent, les murmures en flair. Les voisines pointaient du doigt, les camarades ricanaient, les mères pleuraient.

 Aïcha et Fanta devinrent des symboles de scandale. Et pendant que leur monde s’effondrait, Cadet gardait son calme, sa posture, son sourire. Mais ce n’était que le calme avant la tempête. Kusawa s’était transformé. Le petit village autrefois paisible était désormais secoué par les rumeurs dans les marchés sous les arbres à palabres autour des foyers.

 Les noms d’Aïa, de Fanta et de Monsieur Cadé revenaient comme un refrain maudit. Deux filles enceintes en même temps par le même professeur. Et ce sont les meilleurs amis. Quel malheur ! Elles ont voulu sauter les étapes. Voilà où ça mène. Les mères pleuraient de honte. Les pères, le regard bas, ne savaient que dire à leurs voisins.

 Aïcha fut chassé un temps de la maison avant que sa grand-mère ne la reprenne en pitié. Fanta a dû quitter le domicile familial pour aller vivre chez une tente éloignée. Leur amitié, brisée mais pas morte, survivait à travers des lettres échangées en cachette, des regards discrets à l’école ou au marché. Mais celui qui semblait insensible à tout ce tumulte s’était cadé.

 Il continuait à donner ses cours comme si de rien n’était. costume propre, sourire doux, discours philosophique sur la liberté et le choix. Il osait même parler de moral, d’effort, d’avenir. Ses collègues soupçonnaient sans preuves et se taisaient. La direction fermait les yeux par crainte du scandale officiel. Les autorités locales, sollicitées par quelques parents courageux, promirent une enquête qui ne vint jamais.

 Mais Cadet, lui savait. Il savait que l’étau se resserrait. Un matin, alors que le ciel était couvert et l’air chargé d’humidité, une lettre anonyme fut clouée à la porte du lycée. Monsieur Cadet n’est pas un enseignant, c’est un prédateur. Deux ventres en témoignent. Le directeur la fille retiré discrètement, mais l’information cette fois était devenue incontrôlable.

 Le lendemain, un groupe de femmes du village, maire d’élèves, se rendit à l’école pour demander des comptes. Cadé n’était pas là. On dit qu’il était souffrant. Puis pendant deux jours, il ne donna plus cours. Des élèves le virent passer furtivement dans le village, une valise à la main et puis une nuit sans lune.

 Alors que les coques dormaient encore et que le vent balayait les feuilles sèches, cadet disparu. Un jeune berger raconta avoir vu un motard s’arrêter derrière la maison du professeur, chargé de sacs et partir en direction du nord. Un autre affirma avoir entendu une moto gronder vers la piste de Kumana, peu avant l’aube. Le lendemain, sa maison était vide.

 Le lit mal défit, les armoires ouvertes, le serpent avait glissé hors du village. Une plainte fut déposé. Mais à Kousawa, il n’y avait ni commissariat ni juge, seulement un poste de gendarmerie à 25 km sans moyen d’action réelle. Cadet, comme d’autres avant lui, avaient profité des silences, des failles et de l’oubli organisé.

 Dans les jours qui suivirent, les élèves se remirent doucement à leur cours, mais l’ambiance était lourde. L’école avait perdu son innocence. Les enseignants restant baissaient les yeux quand on évoquait l’affaire. Le directeur parlait d’un professeur transféré pour raison de santé. Un mensonge de plus comme une couche de peinture sur un mur fissuré.

Aïcha et Fanta, elle n’avaient plus de rêve d’examen. Leur corps changeait, leur démarche devenaient lourdes, leur nuit plus courte. Mais dans leurs yeux, quelque chose avait mûri, un éclat de lucidité, douloureux mais profond. Elles avaient payé un prix trop fort pour une promesse trop vide.

 Et pendant que les pluies reprenaient, lavant les chemins du village, Cadé s’effaçait des mémoires officielles, mais restait inscrit dans les ventres, dans les regards et dans l’histoire douloureuse de deux filles qui avaient cru qu’on pouvait tricher avec la vie sans en payer les conséquences. Le jour où elles accouchèrent, le ciel était lourd de nuage comme si même les cieux pleuraient avec elle. Aïcha e une fille.

 Fanta aussi. Deux petites âmes venues au monde sans père, sans avenir tracé, né dans le silence des larmes et des regrets. Mais au lieu de recevoir soutien et réconfort, les deux jeunes mères furent rejetées comme des pestiférés. Leur famille, accablée par la honte, refusèrent de les garder. Aïcha fut expulsé de la concession de son père.

Fanta reçut les valises de ses habits jetées à ses pieds sous le regard dur de sa tente. Elle n’avait nulle part où aller, personne pour les accueillir, juste leurs enfants dans les bras et quelques pagnes dans un vieux sac. Alors, instinctivement, elles se dirigèrent vers l’endroit où tout avait commencé, le vieux Baobab au bord du village, l’arbre de leur enfance, le lieu de leur jeu, de leur confidence, de leur rêve d’un futur qu’elles avaient laissé s’échapper entre les doigts.

 Sous cet arbre immense, leurs deux silhouettes frêles se posèrent. Leurs pagnes étalés sur le sol, les nourrissons dormant contre leur poitrine. Elles se mirent à pleurer. Pas des larmes de colère, ni de vengeance, des larmes de solitude, d’abandon, de prise de conscience. On n’ plus rien murmura Aïcha.

 Rien, sauf nos enfants et notre promesse répondit Fanta. Et là, au pied du géant silencieux, elle se firent un serment. Entre deux sanglots, entre deux biberons improvisés, entre deux silences lourds, elles promirent. Nous les élèverons avec tout ce qu’on n’a pas eu, avec vérité, avec force et plus jamais, plus jamais, on ne confiera notre avenir aux promesses faciles.

 Le vent se leva doucement, faisant frémir les feuilles du bas au bab. Le village semblait les oublier, passer devant elle sans les voir. Mais dans cette invisibilité naissait une force nouvelle, la force de recommencer, de se relever, de grandir, même seul. Et dans le cri d’un bébé au loin, dans les bras d’une mère adolescente, une histoire prenait fin et une autre commençait.

Leçon de morale aux jeunes filles. Mes filles, écoutaient bien cette histoire, non pour juger, mais pour comprendre. Aïcha et Fanta ont cru qu’on pouvait raccourcir le chemin de la réussite sans effort, sans douleur, sans préparation. Elles ont confié leur avenir à un homme qui, derrière de belles paroles, ne cherchait qu’à profiter de leur naïveté.

Elles ont rêvé d’un diplôme sans travail, d’une vie facile sans combat, mais la vie elle n’offre rien sans prix. Vous êtes jeune, pleine de rêves et c’est une belle chose. Mais sachez ceci, le plus beau rêve devient un piège si vous le poursuivez avec les yeux fermés. N’échangez jamais votre dignité contre une promesse.

 N’acceptez jamais qu’on vous fasse croire que votre valeur dépend d’un corps ou d’un sourire. Le vrai pouvoir, c’est celui qui n’est dans la tête, dans le cœur et dans l’effort. Travaillez, apprenez, lutter avec honneur. Si vous échouez, recommencez. Si vous tombez, relevez-vous. Mais ne brz jamais votre avenir pour un raccourci qui mène à l’abîme.

Souvenez-vous, ce que vous construisez par la patience et la sagesse résiste autant. Ce qu’on vous donne sans mérite peut se retourner contre vous. Soyez fiers d’être femme, soyez fortes et surtout ne laissez jamais personne écrire votre destin à votre place. Chers amis, n’oubliez pas de vous abonner et d’activer la cloche de notification.

 Sur ce, prenez bien soin de vous et on se retrouve très bientôt. [Musique]