L’Horrible Exécution D’Un Roi : La Fin Tragique De Louis XVI

Paris, 21 janvier 1793. Le ciel est gris et un froid pénétrant enveloppe la ville. Sur la place de la révolution, autrefois connue sous le nom de place Louis XV, une foule de ving personnes se rassemble dans un silence tendu. Au centre, dressé sur une estrade se trouve la guillotine, le vin rasoir national comme l’appellent les révolutionnaires.

Vers 10h du matin, une voiture escortée par les gardes de la révolution arrive sur la place. Un roulement de tambour assourdissant emplit l’atmosphère. Du véhicule descend un homme de 38 ans, robuste mais à l’expression résigné. Il ne porte plus ses habits royaux, mais un simple vêtement blanc. C’est Louis X, roi de France et de Navar, désormais simplement appelé Louis Capet par les révolutionnaires, dépouillé de ces titres et sur le point de devenir le premier monarque français à mourir par la main de ses propres sujets.

Tandis qu’il s’avance vers la guillotine, le silence de la foule est palpable. Les dogardes tentent de lui lier les mains. “Que prétendez-vous faire ?” demande-t-il avec la dignité royale qu’il conserve encore lorsqu’il lui explique mon qu’il souhaite qu’il lieit. Louis se refuse d’abord : “N’y consentez pas, faites ce qui vous a été ordonné, mais ne me liez point.

” Cependant, après l’insistance de son confesseur, l’abé Edgeworth, le roi cède que la volonté de Dieu soit faite. Les mains désormais liées, il montent les marches de l’échafaud avec une fermeté surprenante. Les des tambours ne cessent pas, mais en atteignant la plateforme, le roi fait un geste impérieux pour qu’il se taise.

Dans le bref moment de calme qui suit, sa voix raisonne clairement. Je meurs innocent, je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. Ces paroles provoquent une émotion. Immédiatement, les tambours recommencent à battre avec une force redoublée, étouffant toute autre chose qu’il tenterait de dire.

Les bourreaux vêtus de noir le poussent contre la bascule de la guillotine et fixe son cou dans la lunette inférieure. Un silence momentané s’empare de la place lorsque la lame est levée. Puis avec un claquement métallique, elle est libérée. En quelques secondes, la tête qui portait autrefois la couronne de France est séparée de son corps.

L’un des exécuteurs, Charles Henry Sanson, la saisit par les cheveux, la montrant à la foule. Le sang royal s’écoule, tachant la plateforme. Un cri s’élève de la place. Vive la République ! Certains se spectateurs s’avancent pour tremper des mouchoirs dans le sang royal tandis que d’autres dansent autour de la guillotine chantant des hymnes révolutionnaires.

L’ancien monde de la monarchie divine vient de mourir avec son représentant. Comment un roi né pour gouverner l’une des plus puissantes monarchies là d’Europe a-t-il fini décapiter sur une place publique victime d’une révolution sans précédent ? Pour comprendre le destin tragique de Louis X, nous devons retourner à Versailles où son histoire a commencé.

Né le 23 août 1754, Louis Auguste de France était le petitfils de Louis XV et n’était pas initialement destiné à être roi. Cependant, la mort de son père, le dauphin Louis Ferdinand en 1765, puis celle de son frère aîné placèrent tôt le jeune prince dans la ligne directe de succession. Dès son plus jeune âge, il se révéla différent de ce qu’on attendait d’un futur monarque.

Tim, maladroit et peu enclin aux intrigues de cours, Louise Auguste préférait les activités pratiques aux balles et aux galanteries. Il était fasciné par la géographie, les sciences et particulièrement par la serrurerie, passant des heures dans un petit atelier construit pour lui à Versailles où il fabriquait des serrures et autres mécanismes métalliques avec des mains plus adaptées à un artisan qu’à un futur roi.

En mai 1770, à seulement 15 ans, il épousa l’archiduchesse autrichienne Marie- Anoinette de 4 ans sa cadette. Un arrangement politique destiné à renforcer l’alliance entre la France et l’Autriche. Le jeune couple ne pouvait être plus différent. Tandis que Louise était introvertie et mal à l’aise en société, Marie de Antoinette était vive, extraverti et passionnée par la vie de cours.

La nuit de nos attendue avec anxiété par les courses européennes fut un désastre. Le mariage ne fut pas consommé. Cette situation persista pendant septan, supposément en raison d’un problème physique du dauphin qui fut corrigé par une opération des années plus tard. Ces intimités royales devinrent l’objet de comérage dans toute l’Europe, humiliant le jeune prince et semant des doutes sur sa virilité.

Lorsque Louis X mourut le 10 maior, victime de la variole, Louis Auguste devint Louis X, roi de France et de Navar à seulement 20 ans. Son sacre à Reince fut somptueux comme l’exigeait la tradition millénaire française. Durant la cérémonie, on raconte que la couronne glissa sur sa tête, présage sombre de ce qui allait suivre.

Le jeune monarque hérita d’un royaume en crise profonde. Les finances publiques étaient en ruine après des décennies de guerre secouteuse et d’extravagance de la cour. La noblesse et le clerger qui représentaient moins de 2ux de la population ne payait mil pas d’impôts et le peuple français, particulièrement les paysans, était accablé par des taxations injustes.

Contrairement à l’image d’un souverain indifférent qui se construisit plus tard, Lis Minz était sincèrement préoccupé par le bien-être de ces sujets. “Je veux être aimé”, déclara-t-il dans son journal La nuit de son avènement. Dans les premières années de son règne, il tenta de mettre en œuvre des réformes substantielles. Il soutiint l’indépendance américaine, espérant affaiblir le rival britannique.

Il nomma des ministres progressistes comme Turgo et plus tard Jacques Neer pour réformer les finances. Et il abolit le servage et la torture judiciaire dans les domaines royaux. Cependant, ses bonnes intentions furent souvent contrariées par son indécision, par la résistance féroce de l’aristocratie à toute réforme menaçant leur privilège et par l’impopularité croissante de la reine Marie-Antoinette, surnommée l’Autrichienne et accusée d’influencer négativement le roi.

La situation se détériora dramatiquement dans les années 1780 lorsqu’une série de mauvaises récoltes provoqua des pénuries alimentaires et une augmentation du prix du pain, l’aliment de base des pauvres. En 1786, lorsque le roi proposa détendre les impô à la noblesse pour tenter de résoudre la crise financière, il se heurta à une opposition acharnée.

L’assemblée des notables composé de nobles triés sur le volet, refusa d’accepter l’augmentation des impôts et exigea un plus grand contrôle sur les finances royales royales. pressé et les coffres vides. Louis Bus prit la décision fatidique de convoquer les États généraux, une ancienne assemblée des trois ordres de France, clergé, noblesse et tiers États, qui ne s’étaient pas réunis depuis 1614.

Cette convocation pour mai fut le catalyseur qui accéléra les événements de la révolution française. Le tiers état représentant 97 % de la population mais ne disposant que d’un tiers des voies exigea que les votes se fassent par tête et non par ordre. Lorsque le roi et les autres ordres résistèrent à cette demande, les représentants du tiers état, menés par des figures tel que Mirabo et Siè, se déclarèrent Assemblée nationale et lors du célèbre serment du jeu de paum s’engagèrent à ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la

France. Louis X, conseillé par des courtisans ultra conservateurs, tenta de résister, rassemblant des troupes niais autour de Paris et Versailles. Cette action interprétée comme une menace par les Parisiens contribua à la prise de la Bastille le 14 juillet, événement qui marque le début officiel de la Révolution française.

La chute de cette prison symbole, bien qu’elle n’abritat que sep prisonniers à ce moment-là eut un impact psychologique énorme. La violence explosa. Le gouverneur de la Bastille fut décapité, sa tête empalée sur une pique et promenée dans les rues. Confronté à la révolte populaire et abandonné par une partie de la noblesse qui commençait déjà à fuir à l’étranger, le roi céda temporairement.

Le juillet, il visita Paris arborant une cocarde tricolore révolutionnaire et reconnut la nouvelle garde nationale. Mais son action arriva trop tard pour regagner la confiance populaire. Des mois plus tard, en octobre, une foule de femmes parisiennes marcha sur Versailles, exigeant du pain. Après une nuit de tension et de violence, le roi et sa famille furent forcés de quitter le palais doré et de s’installer à Paris.

au palais des Tuileries, effectivement prisonnier de la révolution. Cependant, son acceptation de la révolution était plus apparente que réelle. Alors que publiquement il semblait soutenir les changements, en privé, il conspirait avec des monarques étrangers pour restaurer son pouvoir. En juin 1791, la famille royale tenta de fuir la France déguisée dans l’épisode connu sous le nom de fuite à Varen.

Ils furent bont reconnu à quelques heures seulement de la frontière et ramené à Paris sous escorte. Une humiliation publique qui endommagea irrémédiablement l’image du roi. Il n’était plus un monarque bienveillant forcé par les circonstances, mais un traître à la nation. Malgré cela, l’Assemblée nationale, désormais appelée assemblée constituante, acheva une constitution qui préservait la monarchie bien qu’avec des pouvoirs sévèrement limités.

Louis X accepta ce document en septembre1 devenant roi des Français et non plus de France, un monarque constitutionnel. Pour de nombreux révolutionnaires de modéré, la révolution était accomplie. Pour les éradicaux, elle ne faisait que commencer. Le nouvel arrangement politique dura moins d’un an. La découverte de documents secrets aux tuileries révélant les liens de Louis avec des aristocrates émigrés et des puissances étrangère enflamma l’opinion publique.

Le 10 août 1792, une foule furieuse envahit le palais massacrant la garde suisse qui protégeait la famille royale. Louis X, Marie-Antoinette et leurs deux enfants survivants avec la sœur du roi furent arrêtés et incarcérés dans la prison du temple. une austère tour médiévale. La monarchie fut formellement abolie par la convention nationale le 21 septembre 1792 et la République fut proclamée.

En décembre, le roi fut traduit en justice devant la convention, accusé de trahison et de crimes contre l’État. Contrairement aux attentes, il se défendit avec dignité et intelligence. Mais dans un environnement dominé par les jacobins radicaux, le résultat était prévisible. À une faible majorité, la peine de mort fut décidée sans surcis.

La veille de son exécution, Louis eut une dernière rencontre avec sa famille. Marie Antoinette, sa fille Marie-thérèse, son fils Louis-Charles et sa sœur madame Elisabeth firent leurs adieux dans les larmes. Le roi promis de les revoir le lendemain matin, sachant que c’était une promesse qu’il ne pourrait tenir.

Ensuite, il passa ses dernières heures à se confesser, à communier et à se préparer à rencontrer son créateur. La mort de Louis X marqua un point de non retour pour la révolution. Le régicide horrifia les monarchies européennes et intensifia la guerre contre la France révolutionnaire. À l’intérieur, l’événement radicalisa davantage la révolution conduisant à la terreur sous Robespierre.

Mais la violence révolutionnaire qui avait tranché la tête du roi finirait par se retourner contre ses propres instigateurs. Beaucoup de ceux qui avaient pas dévoté pour la mort de Louis, y compris Robespierre, finiraient des sous la même guillotine. Ce qui rend l’histoire de Louis X si fascinante et tragique, c’est la manière dont elle encapsule la transition turbulente d’un monde à un autre.

Né et élevé pour gouverner par droit divin, il mourut comme un iscitoyen condamné par un tribunal révolutionnaire. Il était un monarque de l’ancien régime confronté aux premières aux manifestations de la politique moderne et par sa formation et son tempérament, il était absolument mal préparé à cela. Aujourd’hui, plus de 200 ans après son exécution, la figure de Louis X continue de fasciner et de diviser les opinions.

Pour certains, il représente les excès et la décadence de la monarchie absolue. Pour d’autres, il fut une victime tragique, un réformateur modéré, emporté par des forces historiques qu’il ne pouvait contrôler. Sa mort marqua non seulement la fin d’un homme, mais symboliquement la fin d’une è, le moment où l’Europe médiévale céda la place à travers la violence révolutionnaire à un nouveau chapitre dans l’histoire de l’humanité. M.