C’est un peu de la jeunesse de Maryse qui s’en est allé aujourd’hui. Jean-Michel Leliou, son premier mari et père de sa fille unique Valérie, est décédé à l’âge de 84 ans. La nouvelle a ému profondément ses proches et ceux qui l’ont connu, tant dans le milieu familial que dans l’univers journalistique où il avait laissé une empreinte discrète mais solide. Sa vie a été marquée par la passion du sport, le journalisme et, en filigrane, une histoire personnelle qui s’est entrelacée avec celle d’une figure bien connue du paysage audiovisuel français, Maryse, avant que leurs chemins ne se séparent.

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Né dans l’après-guerre, Jean-Michel avait grandi dans une France en pleine reconstruction, où le sport apparaissait déjà comme un terrain de rêve, un langage universel capable de fédérer des foules et d’offrir un souffle d’espoir. Très tôt, il s’oriente vers le journalisme, mû par une curiosité insatiable et un goût prononcé pour la rigueur de l’information. Il rejoint d’abord Antenne 2, à une époque où la télévision publique occupe une place prépondérante dans l’information quotidienne des Français. Là, il se spécialise dans le sport, une discipline qui lui correspond parfaitement : il aime l’énergie des stades, la dramaturgie des compétitions, la précision des chiffres et la ferveur des spectateurs. Pendant des années, il arpente les tribunes, couvre des événements marquants et se forge une réputation de journaliste sérieux, respectueux des faits et doté d’une plume claire.

Au fil du temps, son chemin croise celui de Maryse. Ensemble, ils construisent une famille, et en 1967 naît leur fille Valérie. Ce bonheur familial reste l’un des repères essentiels de la vie de Jean-Michel. Valérie grandira dans un univers baigné de mots, de musique et d’images. Elle deviendra plus tard chanteuse, poursuivant à sa manière la tradition familiale d’expression et de créativité. Pour Jean-Michel, voir sa fille évoluer dans l’art constituera toujours une grande fierté, même après sa séparation avec Maryse.

Leur mariage, en effet, ne durera pas toute une vie. Maryse rencontre plus tard Philippe Gildas, avec qui elle se mariera en 1984. Ce tournant n’efface pourtant pas les années partagées ni le rôle fondateur que Jean-Michel a eu auprès de leur fille commune. Même après la séparation, il demeure un père attentif, présent, veillant à ce que Valérie puisse s’épanouir dans son parcours singulier.

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Sur le plan professionnel, la carrière de Jean-Michel connaît un essor notable lorsqu’il rejoint TF1, à la fin des années 80. La chaîne privée, en pleine mutation, cherche alors à renforcer son image et son ancrage dans le paysage médiatique. Jean-Michel apporte son expertise, son sérieux et son expérience. Il y couvre de grands événements sportifs, donnant à chaque retransmission une profondeur et une sobriété qui contrastent avec la tentation du spectacle à outrance. Ses collègues le décrivent comme un homme droit, ponctuel, passionné par son métier mais toujours soucieux de la véracité et de la précision de l’information.

Au début des années 90, sa carrière prend un tournant décisif. TF1 lui confie la présentation des journaux télévisés, une responsabilité lourde qui le propulse dans un rôle plus exposé. Devant les caméras, il incarne une figure de confiance, sobre et rassurante. Le public le découvre alors sous un jour nouveau, non plus seulement comme le commentateur passionné des grandes compétitions, mais aussi comme un visage de l’information quotidienne. Peu après, il devient rédacteur en chef des journaux du matin et du week-end sur TF1. Dans ces fonctions, il met son exigence et son sens du détail au service des équipes rédactionnelles, veillant à maintenir un haut niveau de qualité éditoriale.

Ses collègues se souviennent d’un homme exigeant mais bienveillant, capable de trancher quand il le fallait, mais toujours prêt à écouter les plus jeunes journalistes, à les conseiller et à les soutenir. Dans un milieu parfois compétitif et rude, il faisait figure de repère, rappelant à chacun que l’information n’était pas un spectacle mais un service rendu au public.

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Avec le temps, Jean-Michel s’est éloigné peu à peu des écrans. Sa carrière avait été riche, et il préférait transmettre et observer, plutôt que d’occuper indéfiniment le devant de la scène. Ses dernières années furent marquées par une certaine discrétion médiatique. Pourtant, dans la mémoire collective des rédactions, il restait un nom respecté, une voix juste, une figure qui avait contribué à écrire une page du journalisme télévisuel français.

Sa disparition laisse un vide pour sa fille Valérie, qui perd non seulement un père mais aussi un modèle d’intégrité et de constance. Pour Maryse, c’est un pan de sa jeunesse qui s’éteint, le souvenir d’un premier amour, d’un mariage fondateur et d’une période de vie qu’aucune séparation ultérieure ne pourra effacer. Pour ses collègues et amis du monde des médias, c’est la mémoire d’un professionnel rigoureux et passionné qui s’éloigne.

À 84 ans, Jean-Michel Leliou laisse derrière lui l’image d’un journaliste sportif devenu homme de télévision accompli, mais aussi d’un père et d’un compagnon de route dans une époque où le journalisme se cherchait encore entre rigueur et modernité. Sa vie, discrète mais riche, témoigne d’un engagement constant envers la vérité de l’information et d’un attachement profond aux siens. Son souvenir perdurera, non pas dans les paillettes ou les éclats médiatiques, mais dans la sincérité des liens qu’il a su tisser et dans la trace durable qu’il a laissée au sein des rédactions qu’il a dirigées.