Ce dimanche 7 décembre 2025, alors que la France sortait tout juste de l’élection de Miss France 2026, un événement inattendu est venu assombrir l’euphorie habituelle qui accompagne ce concours national. Cette année, la polémique n’a pas éclaté autour de la gagnante, ni de la mise en scène spectaculaire qui avait illuminé le Zénith d’Amiens, mais autour d’un épisode survenu en coulisses, un moment qui n’aurait jamais dû franchir le cercle privé des candidates. Pourtant, en quelques heures seulement, l’affaire a enflammé les réseaux sociaux et divisé le public.

Tout commence lorsque le blogueur Akab publie plusieurs extraits de stories privées, initialement partagées sur Instagram par deux candidates fraîchement éliminées : Ainoa Leïté, Miss Akitaen, et Julie Zitouni, Miss Provence. Dans ces vidéos capturées à peine quelques minutes après l’annonce du Top 12, les deux jeunes femmes apparaissent visiblement secouées, déçues et surtout en colère. Un mélange de frustration et d’incompréhension qui va malheureusement se transformer en dérapage.

Sur les images devenues virales, on voit d’abord Ainoa, médusée, déclarer d’une voix incrédule : « Désolée, mais c’est quoi ce Top 12 ?! » Un commentaire spontané, lâché sous le coup de l’émotion, mais qui laisse percevoir un agacement évident. Elle ajoute ensuite qu’elle ne veut « pas faire de remarques », expression aussitôt contredite par son ton et son attitude. À côté d’elle, Julie Zitouni va encore plus loin. Elle prononce une phrase brutale, évoquant « des grosses » en parlant des demi-finalistes sélectionnées. Une remarque jugée grossière, déplacée et irrespectueuse, qui choque instantanément ceux qui visionnent la séquence.

Face à l’ampleur immédiate de ses propos, Ainoa tente en direct d’en atténuer la portée, ajoutant : « Pas toutes, mais beaucoup. » Un correctif maladroit qui n’a fait qu’alimenter l’indignation générale. En l’espace de quelques minutes, la vidéo circule à grande vitesse, reprise, commentée, décortiquée. Sur X, TikTok, Instagram, les internautes réagissent en masse. Beaucoup dénoncent le manque de respect, l’absence de fair-play et l’attitude jugée aux antipodes des valeurs du concours : l’élégance, la bienveillance et l’exemplarité.

La polémique éclate de plus belle dans la nuit. Certains soutiennent que les candidates ont simplement craqué après un mois de préparation intense. D’autres affirment qu’il n’y a aucune excuse à des insultes visant des concurrentes. Dans les heures qui suivent, l’affaire prend une ampleur telle que plusieurs personnalités du monde de Miss France réagissent, certaines appelant au calme, d’autres condamnant fermement les propos tenus.

Le lendemain matin, consciente de la tempête médiatique qui gronde, Julie Zitouni publie une déclaration publique. Elle affirme qu’il ne s’agissait que d’« humour », un moment de relâchement, une plaisanterie maladroite échappée trop vite, dans un contexte où la pression du concours laissait peu de place à la spontanéité. Elle explique avoir traversé un mois « intense, chargé, épuisant » et assure que ses propos ne reflètent en rien sa pensée réelle. Elle précise également qu’elle riait dans la vidéo et qu’elle pensait que la remarque serait comprise comme une blague privée, captée hors contexte.

Une justification qui peine pourtant à convaincre. Nombreux sont ceux qui estiment que l’humour ne suffit pas à excuser un commentaire jugé humiliant pour les autres candidates. Les internautes reprochent également à Julie d’avoir tardé à reconnaître la portée blessante de ses paroles et d’avoir d’abord cherché à minimiser l’incident plutôt qu’à assumer pleinement sa responsabilité.

De son côté, Ainoa Leïté reste silencieuse. Aucune déclaration, aucun communiqué, aucune clarification. Son absence de réaction ne fait qu’alimenter les spéculations. Certains pensent qu’elle prépare un message réfléchi, d’autres estiment qu’elle veut laisser retomber la polémique. Quoi qu’il en soit, ce silence contraste fortement avec l’ampleur du scandale.

Cette affaire est d’autant plus regrettable qu’elle vient ternir ce qui aurait dû être une soirée de fête, de célébration et d’unité. L’élection de Inoé Poco de VZ, couronnée Miss France 2026, aurait dû être le seul sujet au cœur de la soirée. Sa victoire aurait dû rayonner sans ombres autour. Au lieu de cela, son sacre passe presque au second plan, éclipsé par un dérapage capté en coulisses et diffusé malgré lui au grand public.

Ce qui aurait dû rester une réaction privée, exprimée dans l’intimité supposée d’une loge, est devenu une affaire nationale, révélant les tensions, les frustrations et parfois les maladresses qui peuvent surgir dans un concours aussi exigeant que Miss France. Une soirée de faste et de lumière soudain entachée par les mots de deux candidates déçues.

Reste désormais à savoir si les jeunes femmes parviendront à regagner l’estime du public, si des sanctions seront prises par l’organisation, et si cette polémique servira de leçon sur la responsabilité que chaque candidate porte dès lors qu’elle représente une région, un public, et une certaine idée de la dignité.