La quotidienne de la Star Academy diffusée le vendredi 12 décembre a offert aux téléspectateurs un épisode particulièrement dense en émotions et en enjeux. À l’approche du prime décisif du samedi 13 décembre, l’atmosphère au château s’est chargée d’une tension palpable, mêlant excitation, pression et espoirs immenses. Ce prime ne ressemble à aucun autre : il s’agit de déterminer quels académiciens auront l’honneur d’intégrer la tournée officielle de la promotion 2024, un passage presque initiatique vers la vie professionnelle.

Pour les élèves, décrocher une place dans le tourbus représente bien plus qu’une simple récompense. C’est la reconnaissance d’un potentiel artistique, la promesse d’une visibilité accrue et surtout l’opportunité de se confronter à la réalité du spectacle vivant. Monter sur scène soir après soir, rencontrer le public, affronter la fatigue et l’exigence d’un rythme soutenu : la tournée symbolise le basculement du statut d’élève à celui d’artiste en devenir. À ce stade de la compétition, seuls trois candidats sont déjà assurés d’y participer : Sarah, immunisée plus tôt dans la semaine, Ambre, victorieuse de la bataille du Top 3, et Bastian, vainqueur du marathon des évaluations. Pour les sept autres, tout se jouera sur une seule prestation.

Dans ce contexte sous haute pression, tous les regards se tournent vers Léo. Candidat solaire, apprécié pour sa voix singulière et son énergie scénique, il reste cependant marqué par un parcours parfois irrégulier lors des primes. Cette fois, l’enjeu est immense. Léo devra partager la scène avec Asaf Avidan sur « One Day / Reckoning Song », un choix artistique prestigieux mais redoutable. Asaf Avidan est reconnu pour l’intensité de ses performances live, son rapport instinctif à la musique et sa capacité à créer des moments uniques, souvent imprévisibles. Chanter à ses côtés signifie accepter d’évoluer hors de toute zone de confort.

Ça ne me fait même pas peur » : Lucie Bernardoni (Star Academy) met en  garde Léo avant le prime de la tournée

Cet aspect n’a pas échappé à Lucy Bernardoni, répétitrice emblématique de la Star Academy. Dans la quotidienne du 12 décembre, elle a tenu à mettre Léo face à la réalité du défi qui l’attend. Avec sa franchise habituelle, mêlant bienveillance et exigence, Lucy a rappelé que ce duo ne serait en rien un exercice classique. Asaf Avidan a choisi de proposer une version totalement inédite du titre, créée spécialement pour ce prime. Une version éphémère, sans structure figée, sans répétition de plateau rassurante. « On ne connaît même pas la structure », confie-t-elle, consciente de l’ampleur du défi.

Là où certains artistes s’appuient sur des cadres très définis, Asaf Avidan privilégie l’improvisation contrôlée, l’écoute mutuelle et la connexion émotionnelle. Pour Léo, cela implique une présence totale, une capacité à s’adapter en temps réel et à accepter l’incertitude. Lucy reconnaît d’ailleurs que les répétitions sont complexes, allant jusqu’à admettre : « On est un peu en galère ». Mais loin d’y voir un obstacle insurmontable, elle revendique cette difficulté. Pour elle, la création naît souvent du chaos, pas du confort. Préférer la galère à une routine trop lisse, c’est faire le choix de la vérité artistique.

Ce prime s’annonce d’ailleurs comme l’un des plus riches de la saison grâce à une programmation de duos soigneusement pensée. Victor partagera la scène avec Calum Scott sur « Dancing On My Own », un titre à l’intensité émotionnelle brute qui exigera une interprétation d’une grande justesse. Anou et Suzanne formeront un duo féminin puissant sur « Je t’accuse », tandis que Mélissa se mesurera à la sensibilité d’Oshi. Théo vivra un moment fort aux côtés de Patrick Fiori sur « Quatre mots sur un piano », et Léa devra transmettre une énergie communicative avec Gaëtan Roussel sur « Je t’emmène au vent ». Jeanne, quant à elle, relèvera le défi délicat de chanter avec Pomme sur « Grandiose ».

Au milieu de ces associations fortes, le duo entre Léo et Asaf Avidan cristallise particulièrement l’attention. Il ne s’agit pas seulement de livrer une belle performance, mais de prouver une maturité scénique, une endurance émotionnelle et une capacité à évoluer dans un univers professionnel exigeant. Chanter aux côtés d’un artiste confirmé, c’est être comparé en temps réel, exposé sans filtre à un regard impitoyable qui révèle autant les forces que les failles.

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Face aux avertissements de Lucy Bernardoni et à l’immensité du défi, Léo a surpris par sa réaction. Loin de se laisser submerger par la pression, il semble transformer cette tension en moteur. Sa spontanéité habituelle s’accompagne désormais d’une maturité nouvelle. Conscient de l’opportunité rare qui s’offre à lui, il aborde ce moment avec détermination et enthousiasme. Le prime du 13 décembre représente pour lui bien plus qu’un test : c’est une frontière symbolique entre l’apprentissage et l’accomplissement. Un instant décisif où il devra prouver qu’il n’est plus seulement un candidat, mais bel et bien un artiste prêt à affronter la scène.