Mire et Josianne marchaient côte à côte sur le chemin du retour de l’école, leur sac battant légèrement leur dos à chaque pas. Soudain, Mire ralentit. Son regard se fixa sur un coin d’ombre au pied d’un vieux mur. Là, un jeune mendiant était assis, le dos appuyé contre les briques froides. Ses vêtements usés pendèrent sur lui comme des chiffons, déchirés par endroit.
Son visage, marqué par la faim et la fatigue, portait pourtant une lueur troublante. Il était jeune et étonnamment beau. Le cœur de Mire se serra. Une compassion immédiate monta en elle. “Je vais l’aider”, murmura-t-elle en fouillant dans son sac. Josian s’arrêta net, fronçant les sourcils. “Et des qui, Mireille ? Tu vois combien de mendiants traînent dans cette ville ? Si tu donnes à chacun demain, c’est toi qui tendra la main.
” Mais regarde-le, il a l’air vraiment affamé”, répondit Mire d’une voix basse. Josian soupira agacé. “Et nous alors ? Tu crois qu’on roule sur l’or ? Tu oublies qu’il nous manque encore pour compléter le loyer.” Mire resta figé, la main serrant un billet froissé. Josian avait raison. Cet argent comptait. mais quelque chose en elle refusait de passer son chemin.
Avec une douceur ferme, elle se pencha et glissa le billet dans la main du garçon. “Tiens, achète de quoi manger”, dit-elle doucement. Le jeune homme leva la tête, ses yeux sombres s’élargissant de stupeur. “Merci”, souffla-t-il d’une voix faible, presque brisée, comme s’il n’osait pas croire à ce geste. Josian secoua la tête, exaspéré. “Tu es trop tendre, Mireille ! jour, les gens vont profiter de toi.
Mireille esquissa un petit sourire, mais son cœur battait fort. “On y va !” dit-elle simplement. Les deux amis reprent la marche, mais Josian n’en démordait pas. “Voilà, maintenant ton loyer n’est plus complet. Tout ça pour jouer à Mère Thesa. Et si ce gars fait semblant ? C’est entre lui et Dieu”, répondit Mirey avec calme.
“ma s’il avait vraiment faim, au moins aujourd’hui, j’ai soulagé quelqu’un.” Josian roula des yeux. “Tu es trop gentille et les gens gentils dans ce monde, on les piétine.” Mire ne répondit pas. Elle continuait d’avancer calmement. Josianne, elle continuait de parler avec des involtures. Elle aimait toujours paraître.
toujours a inventé que ses parents vivaient à l’étranger alors qu’en réalité, comme ceux de Mireille, ils restaient au village. Elle avait honte de ses origines et son mépris servait surtout à masquer son insécurité. Ce soir-là, dans leur petite chambre, l’attention éclata. À peine entré, Josian réclama sèchement : “Donne ta part du loyer.” Mire baissa les yeux, le cœur serré. “Je je ne l’ai pas pour l’instant.
Mes parents m’enverront un peu d’argent le mois prochain. Je te rembourserai, promis. Les yeux de Josian s’agrandirent plein de colère. Donc, tu avais de quoi compléter le loyer et tu as préféré donner ça à un inconnu dans la rue. Tu te fiches de moi ? À chaque fois, c’est moi qui prends tout sur mes épaules et toi, tu joues les seintes en dépensant comme si on vivait dans un palace. Elle claqua son sac sur le lit, furieuse.
Tu crois qu’on va expliquer quoi au propriétaire, hein ? qu’on a nourri les mendiants de la rue au lieu de payer ce qu’on lui doit. Tu te rends compte de l’humiliation que tu nous prépares ? Mire releva timidement les yeux, la voix tremblante mais ferme. Josianne, je comprends ta colère, mais je ne pouvais pas détourner le regard.
Cet homme avait faim. Toi, tu ne vois qu’un inconnu. Moi, j’ai vu un être humain. Je m’en fiche cracha Josiane. Qu’il aille travaillé. Tout le monde souffre, mais on ne s’assoit pas dans la poussière en attendant la charité. Tout le monde n’a pas eu la même chance, répondit Mire avec douceur mais fermeté. Le visage de Josian se durcit encore.
C’est la dernière fois que je t’aide. Débrouille-toi pour le mois prochain. N’attends plus rien de moi. Les mots tombèrent comme un couper. Mire sentit un pincement au cœur, mais elle se contenta d’un simple. D’accord. Josian souffla. attrapa sa serviette et claqua la porte de la douche. Mire s’assit sur le lit étroit.
Elle savait qu’elle s’était compliqué la vie, mais elle ne regrettait pas d’avoir aidé ce garçon. Elle repensa au visage de ce garçon, à ses yeux fatigués qui s’étaient brièvement illuminés quand elle lui avait tendu la main. “Peut-être qu’on perd de l’argent en aidant, mais on ne perd jamais en humanité”, pensa-t-elle en soupirant.
Le lendemain de bonne heure, Mireille prépara un petit sachet, un peu de riz et de haricot sauvé du fond de la cuisine. Sur le chemin de la fac, elle changea de route et alla vers le même coin de rue. Il était là. À sa vue, les yeux du jeune homme s’illuminèrent. “Tu es revenu ?” demanda-t-il, surpris.
“Oui, j’ai apporté à manger”, dit Mire en lui tendant le sachet. Ses mains tremblaient légèrement en le recevant. Merci, tu ne sais pas ce que ça représente. Mire s’assit sur une pierre proche et le regarda manger. Il mâchait lentement comme pour retenir la fin de ce moment. On sentait qu’il n’avait pas mangé à sa fin depuis longtemps.
Après quelques minutes, il essuya sa bouche et esquissa un petit sourire. Je m’appelle Mathieu. Je suis orphelin. Le cœur de Mire se serra. Je suis désolé, j’ai perdu mes parents quand j’étais petit. J’ai grandi à l’orphelina. À dix ans, on m’a dit de me débrouiller. J’ai cherché du travail, mais personne ne veut de moi.
Alors, me voilà. C’est dur, murmura Mire. J’aimerais faire plus. Tu fais déjà beaucoup. Hier, de l’argent, aujourd’hui, un repas. Surtout, tu m’as traité comme un être humain. Ça, personne ne le fait plus. Mire baissa les yeux, gêné. Je n’ai pas grand-chose, mais je peux t’apporter à manger quand je peux. Les yeux de Mathieu brillèrent de gratitude.
C’est plus que suffisant. Merci, Mireille. Elle se leva. Je dois filer, sinon je vais être en retard en cours. Fais attention à toi dit-il. En repartant, Mire sentit un lien naître en elle pour ce garçon qu’elle connaissait à peine. Une semaine passa. Un soir, Josianne entra comme une tempête. Elle fouilla le placard, le trouva presque vide et claqua la porte.
Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi nos vivres finissent si vite ? On les a mangé, répondit Mire posé. On Je ne suis presque jamais là. Je grignote à peine. Comment tout peut disparaître aussi vite ? Mire se crispa. Elle sentait où Josian voulait en venir. Ne me dis pas que tu vends la nourriture pour donner l’argent à ton pauvre ami Mandiant.

Le visage de Mireille changea. Elle se leva. Du respect Josiane. Ne parle pas de mon ami comme ça. Josian éclata de rire. Ton ami ? Un mendiant salé pauvre. Mireille, tu t’entends ? Tu perds la tête ? Il te faut un médecin. Mireille inspire profondément pour se contenir. Mathieu est un être humain comme nous.
Si la vie avait été plus clémente, il serait peut-être assis à côté de nous en amphithéâtre. Arrête de mépriser les gens. Oh, s’il te plaît, balaya Josian. Ce garçon est paresseux. Qu’il trouve du travail au lieu d’attendre que des filles naïves le prennent en pitié. Mire ne répondit pas. Josianne s’assit près d’elle, baissa la voix. Puisque tu n’as pas d’argent, on peut régler ça autrement. On va voir le chef. Il aime les filles comme nous.
Il donne l’argent, les vêtements, la nourriture à condition de faire ce qu’il demande. Les yeux de Mire s’agrandirent. Jamais. Je ne me salie pas pour de l’argent. Jamais. Ne fais pas la sainte. Ricana Josiane. Tu souffres. Tu ne payes pas le loyer. Tu n’as rien. Ouvre les yeux. Les filles gagnent de l’argent tous les jours. Toi, tu t’accroches à ta fierté inutile.
Je viens d’une famille chrétienne, répondit Mire avec fermeté. Je me garderai pour mon mari. Vas-y Marie, reste pauvre. lâcha Josane Henrican. Moi, je vais profiter pour nous deux. Elle attrapa son téléphone et commença à taper. Sûrement un message au fameux chef. Mire sentit son cœur se serrer. Elle pria en silence.
Le lendemain en fin d’après-midi, Mirey sortit de la fac, son sac à l’épaule. Sur le chemin du retour, elle acheta quelques fruits dans un petit sachet en plastique. En passant près du vieux mur où Mathieu s’installait souvent, elle s’arrêta. Il était là, assis comme la veille, le dos appuyait contre les briques.
Son t-shirt usé était déchiré sur le côté et son pantalon poussiéreux portait les marques de la rue. Ses cheveux ébourriffés et ses mains un peu sales rappelaient qu’il vivait dehors. Quand il leva la tête et la vie, un sourire éclaira son visage fatigué. Tu es revenu ?” dit-il doucement. Mireille hocha la tête et lui tendit le sachet de fruits. Je t’ai dit quand je peux, j’apporte à manger. Il prit le sachet avec une délicatesse presque religieuse.
Ils parlèrent. Mire demanda, “Tu n’as jamais été à l’école, pourtant tu t’exprimes bien.” “J’écoute. Je pique les mots dépassants. Je retiens vite. La vie t’oblige à apprendre. Sinon, tu coules. Tu dors où ? Dans un immeuble inachevé. C’est dangereux. Ne t’en fais pas, je suis un guerrier, plaisenta-t-il.
Je combats la faim, le froid et ceux qui veulent me voler. Et je gagne souvent. Mire sourit malgré elle. Si seulement je pouvais t’aider plus, tu m’aides déjà. Tu me donnes de l’espoir, répondit-il. À l’université. Pendant ce temps, Josianne paradait à l’ombre d’un manguier avec deux camarades. Mes parents voulaient m’envoyer à l’étranger. J’ai refusé. Je voulais être indépendante.
L’argent ? On m’en envoie chaque semaine. Je ne manque de rien. Les filles admiratives n’en revenirent pas. Josian adorait ses regards en vieux. Ce weekend, c’est moi qui vous invite. Le meilleur resto, on se fait plaisir. Deux jours plus tard, Mirey n’en pouvait plus d’inquiétude. L’immeuble inachevé hanit ses pensées.
Elle proposa à Josian que Mathieu reste temporairement chez elle le temps de lui trouver une solution. Josian explosa. Il est hors de question qu’un mendiant vienne vivre ici. Tu es amoureuse de lui ou quoi ? Au lieu de perdre ton temps, pense plutôt à sécuriser ton avenir.
Mire la fixa droit dans les yeux et répliqua calmement : “Je ne suivrai jamais ta voix, Josianne, et je ne te dois rien. Fais plutôt attention aux vieux hommes que tu fréquentes.” Josian claqua la langue, furieuse. “Occupe-toi de ta vie. Et sache-le bien, si tu fais entrer ce gars ici, je n’accepterai jamais de vivre sous le même toit qu’un type qui traîne dans la rue. Jamais.
” Mire avait déjà pris sa décision. Quelques jours plus tard, la nouvelle tomba. Mathieu avait été agressé. Des voyou l’avaient roué de coup pour quelques pièces. Un passant l’avait trouvé inconscient et l’avait conduit à l’hôpital. Mireille accourut. Mathieu, le visage tu méfiaé, un bras bandé était allongé. Docteur, il va s’en sortir.
Oui, des blessures légères, rassura le médecin. Mais ce jeune doit quitter la rue. Les immeubles inachevés, c’est la porte ouverte au drame. S’il continue, ce genre d’agression se reproduira. Mire se tourna vers Mathieu. Tu as entendu ? Tu dois partir de là. Où veux-tu que j’aille ? Murmura-t-il. Je n’ai nulle part. Viens chez moi. Non.
Josian ne voudra pas et je ne veux pas te créer des problèmes. Oublie Josiane. C’est ma décision et pour l’espace on va se débrouiller. Je ne te laisse plus dehors, Mathieu. Tu aurais pu mourir. Il vit dans ses yeux qu’elle ne lâcherait pas. D’accord. Si tu insistes. Le soir, ils arrivèrent à la petite chambre. Le téléphone de Mire sonna. Josianne, allô.
Juste pour te dire que j’ai voyagé. Je reviens dans cinq jours. Voyager où ? Tu me connais rit-elle. Ne m’attends pas trop. Elle raccrocha. Bonne nouvelle sourit Mireille à Mathieu. Pendant 5 jours, tu auras la paix. Merci Mireille. Je ne sais pas comment te rendre tout ça. Ne rendse rien. Rétablis-toi, c’est tout.
Le lendemain, Mireille rentra le visage sombre. Qu’est-ce qui ne va pas ? demanda Mathieu. Les frais de scolarité, je ne les ai pas payé. Mes parents, ils ont perdu beaucoup cette saison. Ils n’ont même plus de quoi manger correctement. Ils ne peuvent pas m’aider pour l’instant.
Je suis désolé, dit Mathieu doucement, puis avec un petit sourire, levant la main comme un bâton imaginaire. Moi, pasteur Mathieu, je décrète que tu auras un secours très bientôt. Mire éclata de rire à travers ses larmes. Ah bon ? Tu es pasteur maintenant. Appelle-moi grand homme de foi. Attends et vois. Dieu fait des choses mystérieuses. J’aimerais y croire, souffla-t-elle. Crois, tu verras.
Le lendemain à l’administration, Mire se prépara à demander un délai. La secrétaire leva les yeux. Mademoiselle, vos frais sont déjà réglés. Mire cligna des yeux, surprise. Pardon ? Par qui ? Nous n’avons pas le nom. Le dossier est soldé. répondit la femme en refermant la chemise. Un silence lourd s’installa. Le cœur de Mire se mit à battre plus vite. Elle se sentait comme suspendu dans le vide.
Payé ? Mais comment ? Qui aurait pu faire ça ? Ses pensées s’embrouillaient. Ses parents ? Non. Impossible. Il l’aurait prévenu. Josianne ? Jamais. Elle ne ferait une telle chose. Mais alors qui ? Ses mains tremblaient légèrement. Elle recula d’un pas, le souffle court, les yeux humides, sans même s’en rendre compte.
Un mélange de joie et de peur la traversait. Est-ce une erreur ? Une bénédiction ? Mire resta bouche B. Elle sortit du bureau presque en courant, incapable de contenir son agitation et fonça à la maison. “Mathieu”, lança-t-elle en arrivant. “On a payé mes frais !” Le jeune homme écarquilla légèrement les yeux, surpris.
Tu es frais déjà ? Mais par qui ? Mire secoua la tête encore essoufflé. Justement, je n’en sais rien. Ils disent que le dossier est soldé mais aucun nom. Mathieu resta silencieux un instant, comme s’il réfléchissait lui aussi. Puis il sourit serein. Eh bien, je t’avais dit Dieu agit. Peut-être que c’est Dieu qui a touché le cœur de quelqu’un.
Mais qui tu doutes encore de pasteur Mathieu ? Ils rient ensemble mais au fond Mire n’arrêtait pas d’y penser. Qui avait réglé ses frais ? 5 jours plus tard, Josian rentra. Mire était en cours. En ouvrant la porte, Josian tomba né à né avec Mathieu, assis tranquillement avec un vieux livre. Elle se figea puis la colère monta. Qu’est-ce que tu fais ici ? Bonsoir Josiane. Mire m’a amené. J’ai été agressé.
Le médecin a dit : “Épargne-moi ton roman !” coupa-t-elle. Mireille a donc transformé ma chambre en centre caritatif. Elle appela Mireille sur le champ. Rentre tout de suite, tu as cinq minutes. Où je le mets dehors moi-même. Le cœur battant, Mirey traversa la ville en trombe. Comment as-tu pu amener ce mendiant ici sans me prévenir ? Attaqua Josian dès qu’elle entra. Écoute-moi, s’il te plaît”, dit Mireille.
Mathieu n’a nulle part où aller. Il s’est fait attaquer. Si je le renvoie dehors et qu’il lui arrive pire, je sais que tu as un cœur. Tu ne vivrais pas en paix si un malheur lui arrivait après l’avoir chassé. Josian soupira bruyamment, détourna le regard. Le silence pesa. Son visage se crispa.
Puis c’est pour Dieu que je parle. Je lui laisse une semaine, pas un jour de plus. Après, il sort. Merci”, répondit Mirey soulagé. Mathieu inclina la tête. “Merci, Josianne !” Mais Mirey savait déjà, cette semaine ne serait pas facile. Deux jours plus tard, une nouvelle bouleversante frappa Mire comme un coup de massu. Un appel du village annonçait que son père était gravement malade.
Sa présence était urgente. Le cœur serré, elle fit sa valise à la hâte. Mathieu, encore faible de son agression, la regardé préparer ses affaires. “Tu pars” ? demanda-tet. “Oui, murmura-t-elle, je dois aller voir mon père. Ils disent que son état est critique.” Le visage de Mathieu se crispa.
“Et moi, comment vais-je faire avec Josian si tu n’es pas là ?” Mire posa sa main sur son bras bandé. “Je sais que ce ne sera pas facile, mais évitela le plus possible. Ne lui donne aucune raison de t’attaquer. Je te promets que je reviens vite. Il aurait voulu protester, mais la détermination dans les yeux de Mireille l’arrêta.
Finalement, il prit son petit sac et l’accompagna jusqu’à la gare routière. Avant qu’elle monte dans le quar, il murmura d’une voix douce. Fais attention à toi, Mireille. Elle sourit faiblement. Toi aussi, prends soin de toi. Le bus démarra, soulevant un nuage de poussière. Mathieu resta planté là, le cœur lourd, suivant du regard la silhouette du bus jusqu’à ce qu’il disparaisse.
Quand il rentra à la chambre, Josian l’attendait, adossé au mur, les bras croisés, un sourire étrange aux lèvres. “Alors, toi, tu es le fameux Mathieu !” dit-elle d’une voix mielleuse. Mathieu fronça les sourcils. “Qu’est-ce que tu veux dire ?” Elle s’approcha lentement, ses yeux brillants d’un éclat trouble.
Je ne savais pas que tu étais aussi beau. Mireille t’a bien soigné, mais crois-moi, avec moi, tu pourrais avoir encore mieux. Mathieu recula d’un pas, surpris par ses paroles. Tu insinues quoi exactement ? Josian haussa les épaules avec un sourire séducteur. Je suis plus classe que Mireille. Je sais profiter de la vie. Viens avec moi, Mathieu, je peux changer ton destin.
Ces mots raisonnèrent comme une provocation. Mathieu la fixa dégoûté. Jamais. Tu crois que je ne sais pas qui tu es ? Tout le quartier parle de toi et de tes histoires avec ces vieux riches. Tu penses tromper qui ? Le visage de Josian se transforma aussitôt. La douceur finte s’évapora, laissant place à la colère.
Comment oses-tu me parler comme ça ? Moi, j’étais prête à t’élever malgré ta misère. Mathieu ricana amèrement. Tu me traites de misérable et en même temps tu veux de moi. Tu es pathétique, Josiane. Tu ferais mieux de changer avant qu’il ne t’arrive quelque chose de grave. Sors d’ici, hurla-t-elle, les yeux remplis de rage. Je ne veux plus jamais te voir. Mathieu prit son petit sac posé dans un coin. Je comptais déjà partir.
Garde ta haine et tes illusions. Moi, je ne veux pas de ça. Il claqua la porte derrière lui, laissant Josian trembler, ivre de colère et d’humiliation. Ce soir-là, alors que Mire était assise dehors au village, son téléphone vibra. Un numéro inconnu s’afficha. Elle hésita puis décrocha. “Allô !” dit-elle prudemment.
Un silence bref, puis une voix grave répondit : “Mireille, c’est moi, Mathieu.” Le cœur de la jeune femme bondit. “Mathieu, mais tu m’appelles d’où ?” “D’un kiosque, expliqua-t-il. J’ai emprunté le téléphone du gérant. Il fallait absolument que je te parle. Mire sentit son souffle se bloquer. Qu’est-ce qu’il se passe ? Alors Mathieu raconta tout.
Le sourire étrange de Josianne, ses avances déplacées, son rejet humiliant et finalement son expulsion. Mire resta bouche B. Quoi Josianne ? Après tout ce qu’elle t’a dit, elle a osé te faire ça ? Oui, mais je l’ai rejeté. Je ne veux rien avoir à faire avec elle, assura-t-il. Elle est vraiment perdue, soupira Mire. Mais je ne suis pas surprise.
J’ai toujours su qu’elle était prête à tout. Puis Mathieu demanda inquiet : “Et ton père, comment va-t-il ?” Mireille hésita, puis un sourire triste étira ses lèvres. En réalité, mon père n’était pas malade. Mes parents ont inventé cette histoire. Ils voulèrent juste me voir. Ça faisait trop longtemps que je n’étais pas rentré. Mathieu éclata d’un rire sincère.
Donc, tu as traversé tout ce chemin pour rien ? Pas pour rien ! Répondit-elle doucement. J’ai retrouvé mes parents, j’ai vu leur sourire et ça ça vaut tout l’ors du monde. Mais Mathieu n’avait pas fini. Sa voix s’illumina d’enthousiasme. Mireille, j’ai une bonne nouvelle. J’ai trouvé un travail. Quoi ? S’exclama-t-elle, écarquillant les yeux.
Oui, un vieux couple m’a pris comme vigile. Des gens incroyablement gentils. En plus, ils m’ont donné une chambre dans leur cours. Les yeux de Mireille brillèrent de joie. Mathieu, c’est une bénédiction. Enfin, une stabilité pour toi. Attends, il y a encore mieux, ajouta-t-il. Je leur ai parlé de toi, de tout ce que tu as fait pour moi. Et tu sais quoi ? Ils ont accepté que tu viennes habiter avec moi.
Tu n’auras plus à supporter Josianne. Le souffle de Mireill se coupa. Sa main tremblait autour du téléphone. Tu es sérieux ? Oui, ils t’attendent. Dès ton retour, viens directement ici. Les larmes emplirent les yeux de Mireille. Elle n’arrivait pas à y croire.
Mathieu, c’est le plus beau cadeau qu’on pouvait me faire. Merci. Ne me remercie pas”, répondit-il doucement. “Remercie Dieu, c’est lui qui a ouvert cette porte.” Cette nuit-là, Mirey s’endormit le cœur léger avec une certitude. Un nouveau chapitre de sa vie allait commencer. Le lendemain matin, dès l’aube, Mireille reprit le quart pour retourner en ville. Tout le trajet, son cœur battait fort.
Elle n’avait qu’une hâte, retrouver Mathieu et découvrir ce nouveau lieu dont il lui avait parlé avec tant d’enthousiasme. Mais en arrivant à l’adresse qu’il lui avait donné, ses yeux s’écarquillèrent. Devant elle se dressait une vaste demeure, presque un palais, un portail imposant, une cour pavée qui brillait sous le soleil et plusieurs voitures luxueuses garées à l’intérieur.
Mire resta bouche b, incapable d’avancer. Matthieu, tu es sûr que c’est ici ?” demanda-t-elle incrédule. Debout près du portail, Mathieu l’attendait, mais il n’était plus le jeune mendiantigri qu’elle avait recueilli. Ses vêtements étaient propres, son visage rayonnait d’une confiance nouvelle. Il sourit, amusé de sa réaction. “Oui, Mireille, c’est bien ici.” “Mais comment ?” souffla-t-elle.

Il fit un signe de la main, l’invitant à entrer. Viens, assi-toi, je vais t’expliquer. Ils s’installèrent sous un manguier de la cour. Le vent léger faisait bruisser les feuilles au-dessus d’eux. Mathieu prit une profonde inspiration. Le jour où Josian m’a mis dehors, j’étais assis sur le trottoir, complètement désespéré. J’avais perdu espoir.
C’est alors qu’un homme élégant est descendu de sa voiture. Il m’a demandé pourquoi je pleurais. J’ai tout raconté. La rue, ma vie, ton aide et même l’humiliation de Josianne. Il m’a écouté en silence puis il m’a demandé si je voulais travailler. J’ai dit oui sans réfléchir. Et voilà.
Il m’a amené ici, m’a présenté à sa femme et ils m’ont offert ce poste de vigile avec une chambre pour moi. Mireille secoua la tête, toujours sous le choc. Vraiment, Dieu ne dort jamais. Exactement, confirma Mathieu avec un sourire. Viens, je vais te présenter à eux. Le cœur battant, Mirey suivit Mathieu jusqu’à la grande maison.
À l’intérieur, elle découvrit un couple d’un certain âge, élégant et digne, chef Emmanuel Quadio et son épouse, madame Stella. Mireille s’inclina respectueusement. Bonsoir monsieur, bonsoir madame. Je voulais vous remercier. Merci pour tout ce que vous avez fait pour Mathieu. Vous lui avez donné une seconde chance. Le couple échangea un regard surpris et attendri. Madame Stella s’approcha, un sourire chaleureux aux lèvres.
Ma fille, tu es politesse rare. Pas étonnant que Mathieu parle toujours de toi avec admiration. Chef Emmanuel au chaui, il nous a tout raconté. Comment tu lui as offert ton argent malgré tes difficultés ? Comment tu lui as apporté de la nourriture ? Et surtout comment tu l’as regardé comme un être humain là où tant d’autres le méprisent.
Ce cœur pur que tu portes, c’est une perle rare. Mire baissa les yeux, gêné par tant d’éloges. Je n’ai fait que ce qui me semblait juste murmura-t-elle. Mais à sa surprise, madame Stella reprit d’une voix douce mais sérieuse. Justement, c’est pour ça que nous aimerions te demander quelque chose. Mire releva la tête intrigué. Oui, madame.
Chef Emmanuel prit la parole à son tour, son regard perçant. Nous avons un fils qui vit à l’étranger, un homme sérieux, travailleur, mais qui n’a pas encore trouvé la femme qu’il lui faut. Nous cherchons pour lui une épouse digne, honnête et au grand cœur. Et à travers toi, nous pensons avoir trouvé la perle rare.
Les mots tombèrent comme un coup de tonner. Le souffle de Mireille se coupa. Pardon ? souffla-t-elle la voix tremblante. Madame Stella hoa doucement la tête. Oui, ma fille. Nous voulons que tu considères l’idée d’épouser notre fils. Nous sommes persuadés que tu serais une épouse idéale pour lui. Mire resta pétrifié. Ses mains se mirent à trembler. Tout tournait dans sa tête.
Elle n’en croyait pas ses oreilles. “Avec tout le respect que je vous dois, je ne peux pas”, murmura-t-elle enfin. Mon cœur appartient déjà à quelqu’un. Le couple échangea un regard surpris mais respecta sa réponse. “Nous comprenons”, dit chef Emmanuel d’une voix posée. “Sache seulement une chose, peu importe ta décision, tu auras toujours une place dans cette maison.
” Mire les remercia timidement, mais en sortant, son esprit bouillonnait. Ses pas la menèrent instinctivement vers Mathieu et dans son cœur, une question brûlante raisonnait déjà. Pourquoi Mathieu avait-il dit à ses employeurs qu’il n’était que de simples amis ? En sortant de la grande maison, Mirey marchait d’un pas rapide vers la chambre de Mathieu.
Ses pensées tourbillonnaient. Pourquoi avait-il dit à ce couple qu’il n’était que de simples amis ? Quand elle le retrouva, assis seul dans la cour, elle s’arrêta net. Son visage était sérieux, presque tendu. “Mathieu”, dit-elle d’une voix basse.
“Pourquoi leur as-tu dit que nous étions juste amis ?” Mathieu baissa les yeux, visiblement mal à l’aise. Je je voulais t’éviter des problèmes. Si j’avais dit que tu étais plus que ça, peut-être qu’il ne t’aurait pas accepté ici. Mire secoua la tête amer. Eh bien, à cause de ça, ils m’ont proposé d’épouser leur fils qui vit à l’étranger. Les yeux de Mathieu s’agrandirent.
Quoi ? Oui ! Répondit-elle en soutenant son regard. Mais je leur ai dit non parce que mon cœur appartient déjà à quelqu’un. Un silence lourd s’abattit. Mathieu sentit sa gorge se nouer. Ses mains tremblaient légèrement. Ah ! À qui ? Demanda-t-il d’une voix brisée. Mire fit un pas vers lui. Ses yeux plongèrent dans les siens. Tu devrais déjà le savoir. Le souffle de Mathieu s’accéléra.
Ses lèvres s’ouvrirent puis il se tue. Enfin, rassemblant tout son courage, il déclara d’une voix vibrante : “Mireille, je t’aime. Depuis le premier jour où tu m’as tendu la main, j’ai su que tu étais différente. Tu es la femme que j’ai cherché toute ma vie, celle que je veux pour mes enfants, pour mon avenir. Je ne veux personne d’autre que toi.
” Les yeux de Mireille s’embuèrent de larmes mais un sourire naquit sur ses lèvres tremblantes. Si c’est vraiment ce que tu ressens, alors assume-le. Dis-leur la vérité. Matthieu secou la tête. Non, pas encore. Le plus important, c’est que toi tu le saches. Les autres, ça viendra après. L’essentiel, c’est nous deux. Mire posa doucement sa main sur son bras.
Alors, que faisons-nous maintenant ? Mathieu inspira profondément. Son regard, autrefois incertain, devint ferme comme jamais. Maintenant, Mireille, on construit ensemble. Peu importe le passé, peu importe les obstacles, je veux marcher avec toi. Le cœur de Mireille se gonfla d’une chaleur nouvelle.
Pour la première fois, elle sentit que leur destin s’entrelaçait pour de bon. Mais pendant qu’il s cet aveu d’amour ailleurs, Josian sombrait peu à peu dans une nuit sombre. Au début, elle pensait qu’il ne s’agissait que d’une fatigue passagère. Mais rapidement, les fièvres répétées, la perte d’appétit et son corps qui s’affaiblissait l’alertaire.
Un jour, incapable de tenir debout, elle se rendit enfin à l’hôpital. Après plusieurs examens, le médecin la fit asseoir, son regard grave. Mademoiselle Josiane, vos résultats sont sortis. Je suis désolé, vous êtes céropositive. Le sang de Josian se glaça. Non, ce n’est pas possible. Balbuia-t-elle. Le médecin poursuivit. Calme mais ferme. Il faut commencer le traitement immédiatement.
Votre système immunitaire est déjà affaibli. Vous auriez dû venir plus tôt. Les larmes jaillirent. Docteur, est-ce que je vais mourir ? Si vous suivez bien le traitement, vous pouvez encore vivre longtemps. Mais pour l’instant, c’est du 50. Josianne sortit de l’hôpital anéantit.
ses choix, son goût pour l’argent facile, ses liaisons douteuses, tout lui revenait en plein visage. Elle avait cru gagner la vie, mais en vérité, elle était en train de tout perdre et ce n’était que le début de sa descente. Les mois passèrent, son état s’aggrava. Elle perdit tellement de poids que ses amis ne la reconnaissèrent plus. Un soir, elle fit une crise grave. On la conduisit d’urgence à l’hôpital. Dans son lit, les larmes coulaient.
Sa mère, assise à côté lui tenait la main. Maman, appelle Mireille, s’il te plaît. Je veux la voir. Sa mère hésita, puis prit son téléphone et composa le numéro. Allô Mireille, c’est la mère de Josianne. Ma fille est à l’hôpital, elle veut te voir. Viens vite. Le cœur de Mire se serra. Elle était chez Mathieu.
Sans réfléchir, elle prit un taxi et fonça à l’hôpital. Quand elle entra dans la chambre, ses yeux se remplirent immédiatement de larmes. Josianne n’était plus que l’ombre d’elle-même. Amaigri, faible, son souffle court, relié à des tuyaux. Mire s’approcha, prit sa main froide. Josianne ! Oh mon dieu ! Josian ouvrit difficilement les yeux, une larme glissant sur sa joue. Mireille, tu es venu murmura-telle d’une voix brisée.
“Bien sûr que je suis venu, comment ne pas venir ?” Josian éclata en sanglot. Je suis désolé, Mireille. Pardonne-moi. Je t’ai méprisé, insulté, humilié. J’ai fait les mauvais choix. J’ai cru que l’argent et le plaisir était tout. Et regarde où ça m’a mené. Mireille pleurait aussi. Josianne, je t’ai toujours considéré comme une sœur.
Tu as fait des erreurs, oui, mais Dieu peut encore te pardonner. Josian serra faiblement sa main. Prie pour moi, Mireille. Prie que Dieu me pardonne avant qu’il ne soit trop tard. Alors, les larmes aux yeux, Mirey se mit à prier à voix haute, demandant à Dieu de pardonner Josianne et de lui donner la paix. Dans ce silence lourd, Josianne ferma les yeux, des larmes roulant toujours sur ses joues.
Ce soir-là, après sa visite à l’hôpital auprès de Josianne, Mirey rentra bouleversée. Son cœur était lourd de tristesse. Elle aurait voulu en parler à Mathieu, mais en arrivant, il n’était pas là. Inquiète, elle l’appela aussitôt. Mathieu, où es-tu ? La voix de Mathieu raisonna à l’autre bout du fil, étrangement calme. Ne t’inquiète pas, Mireille, je suis dans la grande maison.
Viens, il y a quelque chose que je dois te montrer. Intrigué, Mire se dépêcha. Chaque pas faisait battre son cœur un peu plus vite. Elle entra dans le salon et s’arrêta net. Devant elle se tenait Mathieu. Mais ce n’était plus le garçon maigre aux habits déchirés qu’elle avait recueilli dans la rue.
Il portait un costume élégant. Ses cheveux étaient soigneusement coiffés. Son allure respirait la confiance. Il avait l’air d’un autre homme. Mire porte une main à sa bouche. Mathieu, qu’est-ce que Qu’est-ce que tout ça signifie ? Il inspire profondément comme pour rassembler son courage.
Mireille, il y a une vérité que j’aurais dû te dire depuis longtemps, mais je voulais être sûr, sûr de toi. Elle fronça les sourcils déstabilisé. De quoi tu parles ? Je n’ai jamais été pauvre, dit-il enfin, sa voix raisonnant dans le silence. Ce que tu as vu, cette vie de Mandian, c’était un test. Le monde de Mirey s’arrêta. Un test ? Tu veux dire que tout ça n’était qu’une comédie ? Pas une comédie, protesta-t-il aussitôt. Une épreuve.
Après beaucoup de déceptions, je voulais savoir si une femme pouvait m’aimer pour ce que je suis et non pour mon argent. Alors, j’ai choisi de vivre comme un pauvre pour voir qui avait un vrai cœur. Mire recula d’un pas, ses mains tremblaient. Et moi, je faisais partie de ton test. Non, répondit-il vivement. Toi, tu as été la réponse. Tu es celle que j’attendais.
Chaque sourire, chaque repas que tu m’as donné, chaque parole sincère, tout ça était vrai. Mais il y a encore une chose que tu dois savoir. Mathieu fit une pause, ses yeux brillants d’émotion. Chef Emmanuel et madame Stella, ce ne sont pas mes employeurs, ce sont mes parents. Le souffle de Mireille se coupa. Que quoi ? Oui, le fils qu’il disait avoir à l’étranger, c’est moi.
Ils ont accepté de jouer le rôle pour m’aider à trouver une femme sincère. Et toi, Mireille, tu as prouvé que ton cœur est pur. Mireille chancela, les larmes brouillant sa vue. Tu aurais pu me le dire. Pourquoi m’avoir laissé traverser tout ça ? Mathieu s’approcha doucement, ses yeux brillants de sincérité.
Parce que sans ce test, je n’aurais jamais su si ton amour était vrai. Aujourd’hui, je n’ai plus de doute. Tu es la seule qui m’a regardé comme un être humain quand tout le monde me méprisait. Mireille essuya ses joues humides, hésita un instant puis murmura. Alors ces frais de scolarité qui les avait payé ? Un silence passa. Lourde vérité. Mathieu inspira profondément et acquissa. C’était moi.
Oui, Mireille, c’est moi qui avais tout réglé. Je voulais t’aider sans que tu le saches. Et là, à la stupéfaction de Mireille, Mathieu mit un genou à terre. Il sortit de sa poche un petit écrin, l’ouvrit et un anneau étincelant apparut. Sa voix tremblait, mais ses mots étaient sûrs.
Mireille, veux-tu devenir ma femme ? Les larmes coulèrent sur les joues de Mireille. Tout était confus dans son esprit. Mais une chose brûlait en elle comme une flamme. Son amour pour Mathieu, sincère et inébranlable. En hauchant la tête, elle murmura à travers ses sanglots. Oui, Mathieu, je veux t’épouser. À ce moment précis, chef Emmanuel et madame Stella entrèrent, leur visage rayonnant de fierté. Ils applaudirent doucement.
“Bienvenue dans la famille, ma fille !” dit madame Stella en serrant Mireille dans ses bras. É Mireille, encore bouleversé, compris ce qui avait commencé comme une rencontre au coin d’une rue l’avait mené au plus grand tournant de sa vie. Quelques mois plus tard, le grand jour arriva.
Le soleil brillait haut dans le ciel et la cour de la demeure familiale de chef Emmanuel était méconnaissable. Des fleurs colorées bordèrent les allées, des chaises blanches soigneusement décorées étaient alignées et une douce musique enveloppait l’air. Les invités, élégant dans leurs plus beaux habits, murmuraient d’excitation. Mireille, vêtu d’une robe blanche simple mais magnifique, avançait lentement, le voile couvrant son visage. Son cœur battait si fort qu’elle croyait que tout le monde pouvait l’entendre.
Mais lorsqu’elle leva les yeux, elle vit Mathieu debout au bout de l’allée, son regard fixé sur elle avec un amour profond. À cet instant, tout le reste disparut. La cérémonie fut émouvante quand l’officient déclara : “Vous êtes désormais mari et femme !” Les applaudissements éclatèrent.
Mathieu prit doucement la main de Mireille, la regarda dans les yeux et l’embrassa avec une tendresse infinie. Autour d’eux, de nombreux visages s’illuminaient. Certains invités qui autrefois s’étaient moqués de Mireille pour avoir aidé un simple mendiant la regardait maintenant avec admiration. Ils comprenaient enfin ce qu’ils avaient repris pour de la naïveté n’était en réalité que la plus grande des forces.
Un cœur pur et généreux. Pendant ce temps à l’hôpital, Josian n’avait pas pu assister au mariage. Son corps affaibli ne lui permettait plus de marcher. Dans ses derniers instants de lucidité, elle avait murmuré à sa mère : “Mire a choisi la bonne voix. Moi, j’ai choisi la mauvaise. Que Dieu me pardonne. Ces mots, lourds de regret restèrent comme un avertissement à toutes celles qui croyaient que l’argent facile et les plaisirs rapides étaient le chemin du bonheur.
De son côté, Mirey, au milieu de la fête, leva un instant les yeux vers le ciel. Son cœur débordait de reconnaissance. “Seigneur”, murmura-t-elle. Merci parce que tu m’as montré que l’amour ne se mesure pas à la richesse ni aux apparences, mais à la sincérité du cœur. Et ainsi ce qui avait commencé par un simple geste de bonté au coin d’une rue s’était transformé en une grande histoire d’amour, de pardon et de leçons de vie.
Mirey avait choisi d’aider au lieu de mépriser et ce choix avait changé son destin pour toujours. Quant à Josian, son histoire rappelait que la cupidité et le mépris conduisent toujours à la perte. Alors, chers abonnés, quelle leçon retenez-vous de cette histoire ? dites-le nous dans les commentaires.
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