À 81 ans, Jimmy Page révèle les 6 guitaristes qu’il détestait le plus !

Ở tuổi 81, Jimmy Page tiết lộ 6 nghệ sĩ guitar mà ông ghét nhất! - YouTube

Dans le panthéon sacré du rock ‘n’ roll, peu de divinités sont aussi vénérées que Jimmy Page. Architecte sonore de Led Zeppelin, maître incontesté de la Gibson Les Paul, il a sculpté des riffs qui ont défini une génération et inspiré d’innombrables musiciens. Son image est celle d’un artiste mystique, un virtuose dont les doigts dansent sur le manche avec une grâce quasi surnaturelle. Pourtant, derrière cette façade de génie créatif se cachait un critique féroce, un puriste dont la vision de l’art musical était si intransigeante qu’elle l’a mis en conflit direct avec certains des plus grands noms de son époque. Loin des feux de la rampe et des applaudissements, Page nourrissait un mépris profond pour six de ses pairs, des guitaristes légendaires qu’il considérait comme des imposteurs, des techniciens sans âme ou de simples amuseurs publics.

Cette histoire n’est pas seulement une série d’anecdotes piquantes ; c’est une plongée dans l’esprit d’un maître, une exploration de ce qui sépare, à ses yeux, la véritable magie musicale de la simple performance. C’est le récit d’une guerre philosophique menée sur six cordes, où l’authenticité et l’émotion brute s’opposent à la théâtralité et à la virtuosité mécanique.

1. Richie Blackmore : Le Spectacle contre l’Esprit

Le premier sur la liste de Page était le flamboyant leader de Deep Purple, Richie Blackmore. Pour le grand public, Blackmore était un showman électrisant, un guitariste dont l’agressivité sur scène était aussi célèbre que ses riffs. Mais pour Jimmy Page, cette théâtralité était précisément le problème. Il voyait en Blackmore un musicien qui privilégiait le spectacle à la substance, le cirque à l’art. Là où Page cherchait à créer des paysages sonores complexes et chargés d’émotion, il estimait que Blackmore se contentait de gestes grandiloquents. On rapporte que Page aurait un jour murmuré, en observant les pitreries de son rival, que Blackmore pensait que “chaque chanson avait besoin d’un foutu combat à l’épée” . Cette phrase cinglante résume parfaitement son dédain pour ce qu’il percevait comme un excès de zèle scénique, une distraction qui détournait l’attention de l’essence même de la musique.

2. Eddie Van Halen : Le “Tour de Passe-Passe” contre l’Âme du Blues

L’arrivée d’Eddie Van Halen à la fin des années 70 a provoqué un séisme dans le monde de la guitare. Sa technique de “tapping” a redéfini les limites de l’instrument et a donné naissance à une nouvelle génération de “guitar heroes”. Mais Jimmy Page, ancré dans les racines profondes du blues et de l’improvisation, était loin d’être impressionné. Il considérait cette innovation technique comme un simple “tour de passe-passe”, une astuce de salon qui diluait l’essence même du rock. Pour Page, la guitare devait pleurer, crier, raconter une histoire ; elle devait être une extension de l’âme. La précision quasi chirurgicale et mécanique de Van Halen lui semblait froide, dépourvue de la chaleur et de l’humanité qu’il chérissait. Il aurait même qualifié le jeu de Van Halen de “grattage de chambre”, une pique acerbe destinée à minimiser son impact et à le réduire à une simple démonstration technique.

3. Yngwie Malmsteen : La Vitesse contre la Magie

À 81 ans, Jimmy Page révèle les 6 guitaristes qu'il détestait le plus !

Si Van Halen représentait une dérive technique, Yngwie Malmsteen en était l’aboutissement ultime aux yeux de Page. Avec son style néoclassique et sa vitesse d’exécution fulgurante, Malmsteen a poussé la virtuosité à un niveau jamais atteint. Mais pour le maître de Zeppelin, c’était une “dérive sans âme” . Il voyait en Malmsteen l’incarnation d’une approche académique de la musique, où les gammes et les arpèges remplaçaient l’émotion et le sentiment. La musique devenait un exercice, une compétition de vitesse plutôt qu’une expression artistique. La critique la plus mémorable de Page à l’encontre du virtuose suédois fut de le surnommer une “calculatrice en pantalon de cuir” . Cette image, à la fois drôle et cruelle, encapsule son rejet total d’une musique qu’il jugeait cérébrale et dépourvue de la magie essentielle qui fait vibrer le cœur.

4. Keith Richards : L’Instinct Primitif contre l’Art Calculé

La rivalité entre Led Zeppelin et les Rolling Stones est légendaire, mais le conflit entre leurs guitaristes respectifs était avant tout philosophique.  Jimmy Page, avec ses compositions complexes, ses arrangements orchestraux et ses solos méticuleusement construits, considérait le style de Keith Richards comme trop simpliste, voire paresseux. Il estimait que le jeu de Richards manquait d’inventivité et de sophistication. Une citation attribuée à Page affirme que Richards “ne reconnaîtrait pas une mélodie si elle venait le mordre au cul” . De son côté, Richards n’était pas en reste, qualifiant Led Zeppelin de “plaisanterie” sans “groove” . C’était le choc de deux mondes : l’art instinctif et primal de Richards contre l’approche plus cérébrale et architecturale de Page.

5. Jimi Hendrix : L’Ombre de l’Usurpateur

Le cas de Jimi Hendrix est peut-être le plus complexe et le plus révélateur. Page respectait indéniablement l’impact monumental de Hendrix sur la guitare électrique. Cependant, ce respect était teinté d’un sentiment d’amertume et de dépossession. Avant l’arrivée de Hendrix sur la scène londonienne, Page était le guitariste de session le plus en vue, une référence. L’explosion Hendrix a tout changé. Page se sentait éclipsé, considérant le style de Hendrix comme un “chaos contrôlé” et son créateur comme un “usurpateur” . Il avait le sentiment que Hendrix avait fait oublier au monde entier qui jouait de la guitare avant lui , effaçant d’un coup son propre héritage et son statut. C’était moins une critique musicale qu’une blessure d’ego, la reconnaissance douloureuse d’avoir été détrôné par une force de la nature.

6. Eric Clapton : La “Malédiction de la Médiocrité”

La critique la plus virulente de Jimmy Page était peut-être réservée à Eric Clapton, un autre dieu de la guitare britannique. Page voyait en Clapton une “malédiction de la médiocrité” . Il l’accusait de jouer sans cesse les “trois mêmes licks de blues” et d’avoir bâti sa carrière sur le talent des autres, sans jamais apporter d’idées véritablement originales.  Pour Page, Clapton n’était pas un créateur, mais un “conservateur de musée du blues” , quelqu’un qui se contentait de préserver et de reproduire le passé sans jamais le transcender. Cette attaque frontale visait le cœur même de l’identité artistique de Clapton, le dépeignant comme un musicien stérile, incapable d’innover.

En fin de compte, ces rivalités et ces critiques acerbes ne sont pas simplement le fruit de l’arrogance d’une rock star. Elles sont le reflet d’une conviction profonde et inébranlable en ce que la musique de guitare devrait être. Pour Jimmy Page, l’art ne résidait pas dans la vitesse, la théâtralité ou la reproduction fidèle du passé. Il résidait dans l’innovation, la profondeur émotionnelle, l’authenticité et la capacité à créer quelque chose de nouveau, de magique et de profondément humain. Ces six conflits, nés d’une intégrité artistique féroce, dessinent le portrait d’un homme qui a non seulement défini le son d’une époque, mais qui s’est également battu pour préserver son âme.