Bourvil, mort il y a 52 ans : la femme de sa vie, ses enfants et sa face cachée.

Anniversaire : 50 ans après sa mort, Bourvil suscite toujours un engouement  parmi les Français - Vidéo Dailymotion

Qui était vraiment Bourvil, artiste fauché en pleine gloire à 53 ans ? Famille, jalousie, maladie et secrets… Découvrez ce que vous ne savez (peut-être) pas sur André Robert Raimbourg…

Le 23 septembre 2022 marque les 52 ans de la mort de Bourvil, qui continue de vivre à travers la mémoire des Français. Mais qui était donc le légendaire comédien ? Dès son enfance, ce fils d’agriculteurs normands, dont le vrai nom est André Robert Raimbourg, rêve de jouer la comédie comme son idole Fernandel. C’est grâce à lui que Bourvil décide de tenter sa chance dans le monde artistique. Ses premiers pas, il les fait dans l’armée en décidant de s’y engager (avant l’appel) et en intégrant la fanfare du régiment en tant que cornettiste. Puis, l’artiste en herbe investit les scènes de music-hall et les cabarets pour y faire des imitations comiques de son idole Fernandel ou pour interpréter un personnage de sa création, le “comique-paysan“. En 1945, il débute sa carrière avec sa chanson Les Crayons et se fait peu à peu une place de choix dans le monde du cinéma français.

Il joue avec les plus grands réalisateurs, de Jean-Pierre Mocky à Melville en passant par Gérard Oury. Il tourne avec Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo ou encore Michèle Morgan. On se souvient forcément de lui dans La Grande Vadrouille et Le Corniaud, où il donne la réplique à Louis de Funès, Naissance d’un mythe…

Bourvil et de Funès : jalousie et mésentente

Si Bourvil partage souvent l’affiche avec Louis de Funès, le second a de véritables élans de jalousie envers le premier. Lors du tournage du Corniaud, le réalisateur Gérard Oury montre cinq heures de rushes du film à l’homme aux quarante visages, dans lesquelles l’on aperçoit uniquement Bourvil…

Furieux de se voir voler la vedette, Louis de Funès fait une monumentale crise de jalousie au point de faire une “grève du masque” pendant 24 heures, c’est-à-dire, jouer uniquement la partie écrite du scénario, sans faire les légendaires grimaces et mimiques qui caractérisent l’acteur… Finalement, d’autres scènes avec Louis de Funès sont ajoutées, dont celle de la douche avec l’homme musclé.

Bourvil : ce jour où il a frôlé la mort

Décidément, le tournage du Corniaud n’est pas de tout repos, puisque Bourvil frôle la mort en tournant une scène à bord d’une Cadillac. Il fait malencontreusement une marche arrière alors qu’il se trouve sur la jetée du port de Naples… mais parvient (heureusement) à manœuvrer pour s’arrêter à quelques pas du vide… Ouf !

Bourvil en famille : femme et enfants

Bourvil est également un époux et père de famille comblé, qui n’hésite pas à prendre au moins six semaines de congés par an pour profiter des siens. Avec son épouse Jeanne Lefrique, il a deux fils, Dominique, né en 1950, et Philippe, né en 1953. Le premier est actuellement avocat et a été député de Loire-Alantique jusqu’en 2017, le second est professeur de Finances à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’ESCP Europe. L’acteur et sa femme profitent de leur amour, tantôt dans leur appartement parisien, tantôt dans leur maison de compagne à Montainville, dans les Yvelines, près de leur voisin et ami Georges Brassens.

Bourvil : la face cachée

Jean-Pierre Mocky, qui connaît bien le mythique comédien, a dévoilé une autre facette de Bourvil, auprès de TV Mag : “On dit qu’il était gentil. Non, il n’était pas gentil du tout. Il était coléreux et détestait qu’on le prenne pour un con. Il disait qu’il était artiste et qu’il pouvait jouer, comme Fernandel, des rôles dramatiques. Mais, comme il était d’origine paysanne, on l’a cantonné à des rôles d’idiot, pensant qu’il n’avait aucune personnalité“.

Maladie et mort

En 1967, alors qu’il tourne dans Les Cracks, de Marcel Camus, Bourvil a un accident de vélo plutôt sérieux et est transporté d’urgence à l’hôpital. C’est en faisant un examen plus poussé qu’il apprend qu’il est atteint de la maladie de Kahler, un cancer de la moelle osseuse. Il décide de taire sa maladie. Seuls sa femme et son frère sont au courant du mal qui le ronge.

Ses chances de survie sont quasi impossibles, mais l’acteur prend contact avec le maximum de médecins et autres praticiens pour tenter de guérir son mal. Malgré tout, il décède le 23 septembre 1970 dans son appartement parisien, non sans souffrances, après avoir joué dans son dernier film, Le Mur de l’Atlantique, de Marcel Camus…

“Personne ne l’a oublié”

Vợ của Bourvil, người đã mất ông vì căn bệnh ung thư hiếm gặp, đã đến thăm mộ ông trong 16 năm, cho đến khi bà qua đời gần đó.

Il est alors inhumé au cimetière de Montainville, où il possédait sa maison de campagne. Preuve que les Français continuent de faire vivre sa mémoire, la tombe est toujours régulièrement visitée.

Beaucoup d’artistes populaires morts au dernier demi-siècle, dont Romy Schneider enterrée à seulement huit kilomètres de Bourvil, à Boissy-sans-Avoir, ont choisi d’être inhumé hors de Paris sous des monuments que rien ne distingue de leurs voisins. Pour autant, la tombe de Bourvil est toujours couverte de fleurs fraîches mêlées à des messages d’admiration. Personne ne l’a oublié“, a expliqué Bertrand Beyern, guide de cimetières, auprès du Figaro.

Mort de son épouse

Son épouse, elle, décède 16 ans plus tard. Alors qu’elle se rend au cimetière de Montainville pour fleurir la tombe de son époux, elle est victime d’un terrible accident de la route qui lui fauche la vie. Jeanne Lefrique est ensuite enterrée dans le caveau familial, près de Bourvil. Réunis dans la mort…

Il y a 52 ans, le 23 septembre 1970, Bourvil disparaissait à l’âge de 53 ans, laissant derrière lui une carrière éblouissante et une vie marquée par des épreuves personnelles. Mais que savons-nous vraiment de l’homme derrière l’icône comique ? Le comédien aux multiples facettes n’a pas seulement marqué les esprits par ses rôles mémorables à l’écran, mais aussi par sa lutte intérieure et ses secrets bien gardés.

Une enfance modeste et une carrière prometteuse

Né André Robert Raimbourg, Bourvil grandit dans une famille d’agriculteurs en Normandie. C’est là, loin des projecteurs, qu’il développe son rêve d’artiste, inspiré par Fernandel. Bien que son début de carrière soit modeste, il parvient à se faire un nom grâce à son humour unique et sa capacité à captiver le public. Dès les années 1940, il commence à se produire dans des cabarets, à faire des imitations, et à se forger un style inimitable qui le rendra populaire dans les années suivantes.

Son parcours à travers le cinéma est marqué par des collaborations avec les plus grands réalisateurs et acteurs de l’époque. De Jean-Pierre Mocky à Gérard Oury, Bourvil partage l’écran avec des légendes comme Brigitte Bardot et Louis de Funès. L’inoubliable “La Grande Vadrouille” ou “Le Corniaud” sont des films qui restent gravés dans la mémoire collective. Mais derrière les éclats de rire se cache une personnalité complexe et tourmentée.

Le mythe de Bourvil et de Funès : des relations compliquées

L’un des aspects les plus fascinants de la carrière de Bourvil reste sa collaboration avec Louis de Funès. Bien que les deux comédiens forment un duo inoubliable, leur relation sur les plateaux de tournage n’a pas toujours été des plus harmonieuses. De Funès, jaloux du succès de son collègue, se sentait souvent éclipsé. Lors du tournage du “Corniaud”, la rivalité est devenue manifeste, l’acteur ayant même exigé de jouer uniquement les scènes prévues, sans ses célèbres mimiques.

Malgré cette tension, Bourvil ne se laisse pas démoraliser et continue d’embrasser sa carrière avec une détermination impressionnante. Mais c’est bien plus que son talent comique qui fait de lui une légende : sa capacité à jouer des rôles dramatiques, un registre souvent négligé, fait de lui un acteur respecté et versatile.

La face cachée de l’artiste

Derrière son apparence affable et son image d’homme simple et drôle, Bourvil cachait un tempérament bien plus complexe. Jean-Pierre Mocky, qui a collaboré avec lui à plusieurs reprises, révèle une autre facette de l’artiste : “Il n’était pas du tout aussi gentil que l’on pourrait le penser. C’était un homme coléreux, qui détestait qu’on le prenne pour un idiot.” Il n’aimait pas être cantonné aux rôles de “paysan idiot”, qu’on lui attribuait souvent en raison de ses origines modestes. Ce désir de montrer ses capacités en tant qu’acteur dramatique a été un moteur tout au long de sa carrière, bien que rarement exploré à sa juste valeur.

Bourvil, le père et l’époux : une vie de famille préservée

En dépit de sa carrière qui le poussait souvent loin de chez lui, Bourvil parvenait à préserver sa vie familiale. Marié à Jeanne Lefrique, il trouve refuge dans leur appartement parisien et leur maison de campagne à Montainville, où ils passent des moments précieux en famille. Ils ont deux fils : Dominique, avocat et ancien député, et Philippe, professeur à l’université. Bourvil, malgré son emploi du temps chargé, n’hésitait pas à prendre des congés pour être avec les siens, préférant leur compagnie à celle des projecteurs.

La maladie et la fin tragique de Bourvil

C’est en 1967 que tout bascule pour Bourvil. Lors d’un accident de vélo, il apprend qu’il est atteint de la maladie de Kahler, un cancer de la moelle osseuse. Un diagnostic terrible qu’il garde secret, ne confiant sa maladie qu’à sa femme et son frère. Les traitements ne suffisent pas et, malgré sa volonté de vivre, il succombe en 1970, à 53 ans, laissant derrière lui un vide immense dans le cœur de ses fans et de sa famille.

Sa disparition a choqué la France, et sa tombe, située à Montainville, continue d’attirer ceux qui veulent rendre hommage à l’icône disparue. Après sa mort, sa femme, Jeanne Lefrique, décède tragiquement 16 ans plus tard dans un accident de la route alors qu’elle se rendait sur la tombe de son époux. Un drame qui clôture une vie marquée par les épreuves et la douleur.

Bourvil, l’immortel

Bourvil, mort il y a 52 ans : la femme de sa vie, ses enfants et sa

Aujourd’hui encore, Bourvil est une figure incontournable de la culture française. Bien que son corps repose dans un cimetière paisible, sa mémoire reste vivante dans les cœurs des Français. Ses films, sa musique, et ses souvenirs demeurent des témoignages d’un homme qui, bien que fauché en pleine gloire, a su toucher le public par sa simplicité, sa générosité et son talent indéniable.

Ainsi, 52 ans après sa disparition, Bourvil reste un personnage aimé et respecté. La France ne l’a pas oublié, et sa légende continue de briller à travers ses œuvres et les histoires partagées par ses proches.