Bourvil : Qu’est-il arrivé à votre chère maison de Montainville et à la tombe où vous étiez enterré depuis 1970 ?

Bourvil, l’homme derrière le sourire : un refuge, une vie simple et un dernier adieu
Il incarnait la bonté, la tendresse et l’humour à la française. Derrière le rire franc et les yeux malicieux de Bourvil, de son vrai nom André Raimbourg, se cachait un homme d’une humilité désarmante, profondément attaché à la terre et à la tranquillité. Si le grand public garde en mémoire l’acteur de La Grande Vadrouille, du Corniaud ou de La Traversée de Paris, peu savent que cet immense comédien vivait à mille lieues du tumulte parisien, dans un havre de paix qu’il chérissait plus que tout : sa maison de Montainville, dans les Yvelines.
Montainville : un village discret pour un homme qui fuyait le vacarme
Montainville. Un nom presque effacé des cartes, un petit village de 500 âmes seulement, tapi dans la verdure. C’est ici que Bourvil a trouvé refuge loin des projecteurs, en compagnie de sa femme Jeanne et de leurs deux fils, Dominique et Philippe.
En 1955, au sommet de sa carrière, il tombe sous le charme de cette commune paisible située à une quarantaine de kilomètres de Paris. Son choix n’est pas anodin : il cherchait un lieu qui lui permettrait de rejoindre facilement la capitale pour ses tournages, tout en vivant à contresens du bruit et de la fureur du monde du spectacle.
« Il aimait dire qu’il roulait à contresens de la circulation », raconte un proche avec un sourire nostalgique. « Le soir, lorsqu’il rentrait, il devait souvent réveiller le garde-barrière de Marly-sur-Mauldre. C’était devenu un petit rituel. »
Une maison pleine d’âme et de souvenirs
La demeure de Bourvil domine la vallée de la Mauldre, offrant une vue imprenable sur les champs et les forêts alentour. De l’extérieur, rien d’ostentatoire : des murs clairs, des volets en bois, un jardin fleuri et une terrasse où le comédien aimait s’asseoir pour lire ou contempler le coucher du soleil.
À l’intérieur, le charme simple d’une maison de campagne : une cheminée où crépitait le feu, des poutres apparentes, un piano, et des photographies de tournage accrochées aux murs. Ce lieu n’était pas une villa de star, mais une maison de cœur, bâtie pour le repos, les rires en famille et les repas partagés avec ses amis les plus proches.
Car oui, seuls quelques privilégiés ont eu la chance d’y pénétrer. Parmi eux, Georges Brassens, Louis de Funès, Jean-Paul Belmondo et Gérard Oury. Des noms légendaires qui, autour d’un verre de vin, refaisaient le monde dans la cuisine de Bourvil. Tous se souviennent d’un homme généreux, modeste et profondément humain.
Un lien éternel avec la terre

Originaire de Normandie, fils d’agriculteurs, Bourvil n’a jamais oublié ses racines. « Il était de ceux qui préféraient la simplicité d’un champ à la foule d’un plateau », dira un ami. À Montainville, il retrouvait ce contact avec la nature, cette sérénité qu’aucun succès ne pouvait lui offrir. Il entretenait lui-même le jardin, parlait aux villageois, participait aux fêtes locales.
Cette authenticité touchait ceux qui le croisaient. Pour beaucoup d’habitants, il n’était pas “Bourvil la star”, mais simplement “André, le voisin gentil”.
Et lorsque la maladie frappa, c’est dans cette maison, loin des caméras et des flashes, qu’il voulut vivre ses derniers instants de paix.
Le 23 septembre 1970 : la France perd son sourire
Ce matin-là, à 7h37, le cœur de Bourvil cesse de battre. Il n’a que 53 ans.
Il s’éteint à Paris, mais c’est à Montainville qu’il repose depuis ce jour. La nouvelle bouleverse la France entière. Les journaux titrent : “Le pays a perdu son rire”. Pourtant, dans son village, le silence domine. Les habitants déposent des fleurs, les enfants accrochent des dessins à la grille du cimetière.
Sa tombe, simple et sobre, se trouve dans le petit cimetière du village, à quelques mètres de l’église. Une croix en pierre, son nom gravé sans fioriture, et toujours, un bouquet frais.
Plus d’un demi-siècle après sa disparition, les fleurs continuent d’affluer. Les visiteurs viennent de toute la France, parfois même de l’étranger, pour se recueillir devant la sépulture de celui qui fit rire et pleurer des générations entières.
Une demeure devenue lieu de mémoire
En 2022, l’émission Une Maison, un Artiste sur France 5 a eu l’autorisation exceptionnelle de visiter la maison de Montainville. Pour la première fois, les téléspectateurs ont pu découvrir ce lieu mythique, encore empreint de la présence du comédien.
Les meubles d’origine, le jardin, les portraits, tout semble figé dans le temps. Comme si Bourvil allait pousser la porte d’un instant à l’autre. Aujourd’hui encore, la demeure appartient à son fils Philippe, qui veille sur l’héritage paternel avec discrétion et respect.
« Nous avons grandi ici, dans la douceur, dans la simplicité, » confie-t-il. « C’était un lieu d’amour, pas de gloire. »
L’esprit de Bourvil plane toujours à Montainville

Promenez-vous dans les ruelles du village, et vous sentirez encore sa présence. Certains habitants racontent qu’ils entendent, les soirs d’été, des éclats de rire semblant venir du jardin. D’autres affirment que les roses de sa tombe fleurissent plus longtemps que les autres. Peut-être est-ce une légende. Peut-être est-ce juste le signe que Bourvil, l’homme au grand cœur, n’a jamais vraiment quitté les siens.
Un héritage immortel
Plus qu’un acteur, Bourvil était un symbole : celui de la bonté, de la tendresse et du rire sincère. Il n’avait ni le cynisme ni la froideur du monde du spectacle.
Son refuge de Montainville en est la preuve vivante. Une maison simple, un jardin fleuri, une tombe modeste — tout ce qu’il était.
Aujourd’hui, les générations continuent de découvrir ses films, de rire de ses répliques, de s’émouvoir de ses chansons. Et au détour d’un sentier des Yvelines, entre deux champs dorés, son souvenir veille, discret mais indestructible.
Bourvil, l’homme qui faisait rire sans jamais blesser, repose là où il a toujours été le plus heureux : au cœur de la paix, entouré d’amour.
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