Il a vendu ses deux fille a un fantôme sans le savoir pour de l’argent

Amadou et sa femme d’Orka vivaient dans un petit quartier défavorisé du Gabon. La pauvreté les avait réduits au silence et à la honte. Leurs voisins se moquaient d’eux car ils n’avaient ni maison solides ni nourriture régulière. Chaque soir, les jumelles, Mariam et Grass demandaient : “Papa, maman, on va manger quoi ?” Et chaque soir, Amadou baissait la tête, incapable de répondre.

La faim et la misère brisaient leur foyer et l’humiliation les suivait partout. Dans leur petite maison faite de tôle rouillé, Amadou et Dorka vivaient un calvaire quotidien. La fin tordait leur ventre et les regards moqueurs des voisins pesaient lourds sur leurs épaules. Un jour, une femme élégante, vêtue d’une robe éclatante, frappa à leur porte.

 Son sourire était doux, presque trop parfait. Elle parlait avec une voix mielleuse, comme si elle connaissait leur souffrance. Je peux changer votre vie”, dit-elle en posant sur la table une liasse de billets. “Donnez-moi vos filles, Mariam et Grâce. Elles vivront dans l’abondance, iront à l’école, mangeront à leur faim et vous, vous ne serez plus les mendiants du quartier.

” Dorka, en entendant ses mots, sentit son cœur se serrer. Ses filles étaient sa lumière, son trésor. “Comment pourrait-elle les abandonner ?” Elle baissa les yeux, les larmes au bord des cils et murmura : “Ce sont mes bébés.” Mais Amadou, lui, voyait dans cette offre une porte de sortie. Chaque jour, il affrontait la honte de tendre la main pour un peu de riz ou de manioc.

Les railleries des voisins, les pleurs de ses filles affamées, tout cela le brisait. “Edorka, tu veux qu’elle meure ici ?” lança-til voix tremblante. La misère avait éteint son espoir et l’argent semblait être la seule solution. La femme insista : “Avec moi, elles auront tout ce dont elle rêve.” “Vous ne voulez pas leur offrir une chance ?” Ses mots touchèrent Dorka, mais une petite voix dans son cœur la mettait en garde.

Elle regarda Amadou, espérant qu’il refuse, mais il hocha la tête. Et c’est pour leur bien, dit-il, comme pour se convaincre lui-même. Dorka pleurait en silence, mais elle ne s’opposa pas. La femme tendit l’argent et Amadou le prit avec des mains tremblantes. Les billets étaient lourds comme un pacte maudit.

 Le soir venu, Mariam et Grâce, inconsciente du marché conclu, préparèrent leur petit sac. Elle souriait, pensant partir pour une vie meilleure. La femme les prit par la main et Dorka s’effondra sur le sol, incapable de regarder ses filles s’éloigner. “Mes bébés !” sanglotat elle tandis qu’Amadou fixait les billets déjà rongés par le doute.

 Les voisins, témoins de la scène chuchotaient. Ils ont vendu leurs enfants pour de l’argent. Ces mots perçaient le cœur de Dorka comme des couteaux. Cette nuit-là, la maison était silencieuse. Plus de rire d’enfant, plus de questions innocentes sur le repas du soir. Dorka pleurait sans arrêt et Amadou, incapable de la consoler, sentait une douleur grandir en lui.

 L’argent reposait sur la table, mais ils semblaient brûler leurs âmes. Ils avaient cru que cet argent effacerait leur misère, mais il n’apporaient que vie des culpabilités. Dorka murmura dans l’obscurité. Queavons-nous fait, Amadou ? Il ne répondit pas car il n’avait pas de réponse. La honte, autrefois liée à la pauvreté, était maintenant liée à leur choix.

 Ils avaient sacrifié leur fille pour échapper à la misère. Mais à quel prix ? Chaque billet dans leurs mains semblait crier le nom de Mariam et Grass et le poids de leur décision les écrasait déjà. La femme emmena Mariam et Grass loin du quartier dans une grande villa cachée au cœur d’une forêt dense. L’endroit semblait irréel avec ses murs blancs éclatants et ses jardins parfaitement entretenus.

Les jumelles, émerveillées croyaient arriver dans un palais. Mais dès qu’ell franchirent la porte, une sensation étrange les envahit. La femme, toujours souriante, les installa dans une chambre luxueuse, mais ses yeux brillaient d’une lueur inquiétante. Ce que les jumelles ignoraient, c’était la véritable nature de cette femme.

 Elle n’était pas humaine. Sous son apparence élégante se cachait un esprit ancien, un fantôme maléfique qui hanit la terre depuis des siècles. Sa beauté n’était qu’un masque maintenu par des rituels sombres. Pour conserver sa forme humaine et sa richesse, elle offrait des sacrifices d’enfants innocents à une force obscure.

Les jumelles, avec leur pureté et leur foi, étaient les proies parfaites pour son prochain rituel. Cette nuit-là, dans la villa silencieuse, la femme prépara son hôtel. Elle alluma des bougies noires, traça des cercles et des symboles étranges sur le sol avec une cré rouge. L’air devint lourd, chargé d’une énergie oppressante.

Mariam, la plus sensible des deux, murmura à sa sœur. Aïcha, j’ai peur. Cette maison n’est pas normale. Aïcha, plus forte et profondément croyante, prit sa main et répondit : “Net’inquiète pas, Dieu veille sur nous.” La femme, ignorant la foi des petites entra dans leur chambre au milieu de la nuit.

 Elle les réveilla doucement, disant qu’elle voulait leur montrer quelque chose de spécial. Les jumelles, méfiantes mais obéissantes, la suivirent jusqu’à une pièce cachée au sous-sol. Là, l’hôtel attendait, entouré de bougies vacillantes. La femme murmura des incantations dans une langue ancienne et son visage sembla changer, révélant une ombre terrifiante.

Aïcha serra la main de Mariam et commença à prier en silence. Seigneur, protège-nous de ce mal. Le plan de la femme était simple. Sacrifier les deux filles pour renouveler sa puissance. Elle croyait que leur innocence renforcerait son emprise sur le monde des vivants. Elle avait déjà fait cela des dizaines de fois sans jamais échouer.

 Les enfants qu’elle attirait avec des promesses de richesse ou de sécurité finissaient toujours sur son hôtel. Mais cette fois, quelque chose était différent. Aïcha, avec sa foi inébranlable, portait en elle une lumière que l’esprit ne pouvait pas voir. Alors que la femme levait les mains pour commencer le rituel, une brise froide traversa la pièce.

éteignant quelques bougies. Elle fronça les sourcils agacé mais continua. Elle saisit une dagornée de symboles et s’approcha de Mariam. Aïcha, terrifiée mais déterminé, ferma les yeux et pria plus fort. Elle demanda à Dieu de protéger sa sœur, de les garder en vie. La femme, concentrée sur son rituel ne remarqua pas que l’atmosphère changeait.

Une présence invisible semblait répondre aux prières d’Aïcha, enveloppant les jumelles d’une protection qu’aucun mal ne pouvait briser. Le fantôme confiant murmura : “Vos vies m’appartiennent maintenant.” Mais au fond de son être, un doute Naqui, ses enfants n’étaient pas comme les autres. Leur foi, leur lien, leur courage forma un bouclier qu’elle n’avait jamais affronté.

Elle ignorait encore que cette nuit marquerait le début de sa chute. Dans la pièce sombre de la villa, l’hôtel était prêt. Les flammes des bougies vacillaient, projetant des ombres inquiétantes sur les murs. La femme, ou plutôt l’esprit déguisé, tenait une dague scintillante au-dessus de Mariam allongée sur l’hôtel.

La petite fille tremblait mais ses yeux restaient fixés sur sa sœur Aïcha qui priait en silence à ses côtés. La femme Ricana, vos prières ne servent à rien ici. Elle leva la dague, prête à frapper. Soudain, une lumière douce, presque invisible, enveloppa Mariam. La dague s’abattit, mais au moment où elle toucha la peau de la fillette, elle se brisa en deux comme du verre.

 Un cri perçant échappa à la femme. Elle recula, les yeux écarquillés, fixant les éclats de métal sur le sol. L’impossible hurlatelle, sa voix raisonnant comme un écho surnaturel. Jamais en des siècles d’existence, elle n’avait vu son pouvoir défier ainsi. Aïcha, toujours à genou, continuait de prier : “Seigneur, garde-nous dans ta lumière.

” Sa voix était faible mais ferme, portée par une voix qui semblait faire trembler l’air. Mariam, encore sous le choc, se redressa lentement, indemne. La femme, furieuse, tenta de reprendre le contrôle. Elle murmura des incantations, invoquant des forces obscures pour briser cette résistance inattendue. Mais rien ne fonctionnait.

Les bougies s’éteignirent une à une, plongeant la pièce dans une pénombre oppressante. Les jumelles furent ramenées dans leur chambre, enfermé derrière une lourde porte. La femme les observa à travers un Judas, ses yeux brillants d’orage. “Vous ne m’échapperez pas longtemps”, grognattait elle avant de disparaître dans l’obscurité.

Seule dans la chambre froide, Mariam se blottit contre Aïcha. “Pourquoi elle n’a pas pu me faire mal ?” demanda-telle la voix tremblante. Aïcha sourit doucement parce que Dieu nous protège. Continue de prier avec moi. Cette nuit-là, Aïcha pria avec encore plus de ferveur. Elle demandait à Dieu de les sauver, de les ramener à leurs parents loin de cette femme terrifiante.

Mariam, bien que terrifiée, suivait sa sœur, répétant chaque mot avec confiance. Leur foi devenait une arme invisible, un bouclier que l’esprit ne pouvait pas percer. Dans un coin de la pièce, un petit rayon de lune filtrait à travers une fenêtre barricadée comme un signe d’espoir. La femme dans une autre pièce consultait des grimoirs anciens cherchant une explication à cet échec.

 Elle avait sacrifié des dizaines d’enfants sans jamais rencontrer de résistance. Pourquoi ces deux petites filles étaient-elles différentes ? Elle feuilletait les pages avec frénésie, ses doigts tremblant de colère. Elle murmura : “Leur foi, c’est leur foi qui me bloque.” Mais elle refusait de l’admettre. Pour elle, aucun pouvoir ne pouvait rivaliser avec le sien.

 Pendant ce temps, à des kilomètres de là, Dorka se réveillait en sursaut. Elle avait rêvé de ses filles, entouré d’une lumièredouce, mais menacée par une ombre. Elle se coi Amadou, nos filles sont en danger. Amadou, encore hanté par leur décision, tenta de la calmer, mais son cœur était lourd. L’argent qu’ils avaient reçu semblait maudit et les rires cruels des voisins raisonnaient dans leurs oreilles.

 La femme, elle préparait déjà un nouveau plan. Elle était déterminée à briser la protection des jumelles, coûte que coûte. Mais Aïcha, dans sa chambre sombre, savait que leur foi était plus forte que la peur. Les jours suivants furent un cauchemar pour Mariam et Grâce. Chaque nuit, la femme, cet esprit maléfique, tentait de les sacrifier.

Elle variait ses méthodes, certaines qu’elle finirait par briser la mystérieuse protection qui entourait les jumelles. La première nuit, elle alluma un cercle de feu autour de Mariam, croyant que les flammes consumeraient son âme. Mais alors que le feu rugissait, une brise inexplicable éteignit les flammes, laissant la petite indemne.

 La femme hurla de frustration, ses yeux brillants d’une lueur rouge. La nuit suivante, elle essaya le poison. Elle força les jumelles à boire une potion sombre, prétendant que c’était de l’eau sucrée. Aïcha, méfiante, murmura une prière avant de boire. Quelques minutes plus tard, Mariam vomit la potion et son corps retrouva des forces. La femme, folle de rage, jeta la fiole contre le mur.

 “Comment est-ce possible ?” cria-t-elle, son visage se déformant sous l’effet de la colère. Aïcha, tenant la main de sa sœur, répondit calmement : “Dieu est plus fort que toi.” Chaque tentative échouait. Une nuit, la femme tenta une incantation puissante, invoquant des ombres pour étouffer les jumelles. Mais une lumière douce, presque invisible, repoussa les ombres, les faisant disparaître comme de la fumée.

Mariam, affaiblie par la peur et la fatigue, tombait parfois malade, suffoquait, mais à chaque fois, elle revenait à la vie comme protégée par une force divine. Aïcha ne cessait jamais de prier, encourageant sa sœur à tenir bon. Pour l’esprit, ces échecs étaient une humiliation insupportable. Elle, qui avait dominé des générations d’âmes, était défiée par deux fillettes venues d’un quartier pauvre.

 Elle passait ses journées à consulter ses grimoirs, à invoquer des esprits plus puissants, mais rien ne fonctionnait. Elle murmurait : “Leur foi est un poison pour moi.” Pourtant, elle refusait d’abandonner. Elle préparait un rituel encore plus sombre, convaincu que les jumelles finiraient par céder. Pendant ce temps, à des kilomètres de là, Amadou et Dorka vivaient dans un tourment différent.

 Avec l’argent de la femme, ils achetaient de la nourriture et des vêtements, mais chaque boucher avait d’un goût amer. La maison, autrefois remplie des rires de leur filles, était devenue un tombeau de silence. Dorka pleurait chaque nuit, rongé par la culpabilité. “Nous avons vendu nos enfants”, murmurait elle. Amadou, lui tentait de se convaincre qu’il avait fait le bon choix.

 Elle mange à leur fin maintenant, non, disait-il, mais ces mots sonnaient creux. Les voisins, cruels, ne manquaient pas une occasion de les humilier. “Vous avez troqué vos filles pour quelques billets”, lançait-il en riant. Ses paroles creusaient un vide dans le cœur de Dorka. Une nuit, elle rêva de Maria et grâce, enfermée dans une pièce sombre, priant pour être sauvée.

 Elle se réveilla en hurlant : “Amadou, nous devons les retrouver.” Mais Amadou, encore aveuglé par la honte, baissa les yeux. Dans la villa, les jumelles s’accrochaient à leur foi. Aïcha murmurait à Mariam : “Dieu ne nous abandonnera pas.” Leur courage grandissait malgré la peur. La femme, sentant que le temps jouait contre elle, décida d’organiser un sacrifice ultime, plus puissant que tous les autres.

 Elle était prête à tout pour vaincre la foi des jumelles, ignorant que leur lumière devenait chaque jour plus forte. Dans leur petite maison, Amadou et Dorka vivaient dans un enfer silencieux. L’argent de la femme reposait sur une table bancale, mais il ne leur apportait aucun réconfort. Chaque nuit, Dorka se réveillait en sueur, hanté par des rêves où ses filles criaient son nom.

 Elles voyait leur visages, leurs yeux pleins de peur et une ombre menaçante qui les entourait. Amadou, nous avons vendu nos enfants au mal, cria-t-elle une nuit, les larmes inondant ses joues. Amadou, lui, luttait contre sa propre conscience. Au début, ils tentaient de justifier leur choix. “Tu voulais qu’elle meure de faim ici ?” répétait-il, la voix tremblante.

Mais au fond de lui, il savait qu’il avait commis une erreur terrible. Les billets qu’ils avaient reçus semblaient maudits. Chaque fois qu’il les touchait, il ressentaient un froid glacial, comme si l’argent portait une malédiction. La maison, autrefois pleine de vie, raisonnait maintenant de silence et de regrets.

 Les voisins, impitoyables, avaient transformer leur moquerie en rire cruel.”Vous avez vendu vos filles pour devenir riche et regardez-vous, toujours aussi misérable”, lançait-il en passant devant leur portes. Ces mots étaient comme des coups de poignard pour Dorka. Elle ne sortait presque plus, incapable d’affronter les regards accusateurs.

Amadou, lui, essayait de faire bonne figure, mais il voyait des ombres dans les coins de la maison. La nuit, il entendait des chuchotements comme des voix d’enfants pleurant au loin. Un soir, Dorka s’agenouilla au milieu de la pièce et pria : “Seigneur, pardonne-nous. Ramène nos filles, je t’en supplie.” Elle pleurait si fort qu’Amadou finit par s’approcher.

Pour la première fois, il avit sa douleur. J’ai cru que c’était pour leur bien, mais j’ai eu tort. Ces mots, lourde vérité, marquèrent un tournant. Le couple comprit l’argent ne valait rien face à l’amour de leurs enfants, mais le mal était fait. L’argent maudit semblait les emprisonner. Ils avaient acheté de la nourriture, réparé un coin de leur toit, mais chaque achat renforçait leur culpabilité.

Dorka refusait de toucher au billet restant. “Cet argent est sale”, murmurait elle, le regard perdu. Amadou, lui commençait à voir des visages dans ses rêves. Mariam et grass, seul, apeuré, dans un endroit sombre. Il se réveillait en sursaut, le cœur battant, incapable de chasser ses images.

 Les voisins continuaient leur airi. “Vos filles doivent être mieux sans vous”, disait-il, riant aux éclats. Ces paroles creusaient un vide dans l’âme du couple. Dorka, autrefois douce et patiente, devenait silencieuse, presque absente. Amadou, lui errait dans le quartier, cherchant un signe, une piste pour retrouver ses filles.

 Mais la femme qui les avait prises avait disparu sans laisser de trac. Une nuit, Dorka prit une décision. Elle rassembla l’argent restant et le jeta dans un feu dehors. Que cette malédiction brûle ! Cria-t-elle. Amadou, d’abord choquée, comprit. Ils devaient se libérer de ce poids. Ensemble, ils s’agenouillèrent et prièrent pour le salut de leurs filles.

Ils ignoraient où Mariam et Grâce se trouvaient, mais une lueur d’espoir n’aquie dans leur cœur. Peut-être, par un miracle, leur prière rejoindrait celle de leur fille ou qu’elle soit. Dans la villa lugubre, Mariam et Grâce vivaient dans une peur constante, mais Aïcha, la plus croyante des deux, refusait de céder au désespoir.

Chaque soir, enfermé dans leur chambre sombre, elle prenait la main de sa sœur et murmurait : “Dieu ne dort pas, Mariam, il nous voit. Nous sortirons d’ici vivante. Ces mots simples mais puissants rallumaient une étincelle dans le cœur de Mariam qui tremblait à l’idée des rituels de la femme. La foi d’Aïcha était comme une flamme qui ne s’éteignait jamais.

 Malgré les murs froids, les bruits étranges et les yeux cruels de la femme, elle s’accrochait à ses prières. Elle apprenait à Mariam des versets simples, des mots qu’elle répétait ensemble dans le noir. “Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien”, chuchota elle. leur petite voix raisonnant comme un défi à l’obscurité.

Ces prières devenaient leur refuge, un bouclier contre la terreur. La femme, cet esprit maléfique, sentait que quelque chose changeait. Chaque fois qu’elle entrait dans leur chambre, elle percevait une force invisible qui émanait des jumelles. Cela la rendait folle. Elle, qui avait toujours dominé ses victimes par la peur, voyait son pouvoir s’effriter.

“Vos prières ne vous sauveront pas éternellement”, siffla-elle. Mais Aïcha, avec un courage qui dépassait son âge, répondait : “Dieu est plus grand que toi.” Les jumelles commencèrent à prier ensemble chaque nuit, leurs mains serrées. Leur foi grandissait, transformant leur peur en espoir. Mariam, plus fragile, trouvait du réconfort dans les mots de sa sœur.

 “Tu crois vraiment qu’on va s’en sortir ?” demandait-elle, les yeux brillants de larme. Aïcha la tête. “Oui, parce que Dieu ne nous abandonne jamais. Ces moments de prière devenaient leur force, un lien indestructible entre elles. La femme, de son côté, devenait de plus en plus nerveuse. Elle sentait que son pouvoir s’affaiblissait face à la fois des jumelles.

 Ses incantations perdaient de leur force, ses bougies s’éteignaient sans raison et ses ombres ne répondaient plus. Elle décida qu’il était temps d’agir. Elle prépara un rituel plus puissant prévu pour le weekend. Cette fois, rien ne pourra m’arrêter. murmura-telle, traçant des symboles encore plus sombres sur son hôtel.

 Mais Aïcha et Mariam ne restaient pas passives. Elles observaient la maison, cherchant un moyen de s’échapper. Aïcha, avec son esprit vif, remarqua que la femme disparaissait souvent au sous-sol la nuit. “Elle doit cacher quelque chose là-bas”, murmura-t-elle à Mariam. Les jumelles commencèrent à repérer les allées et venues des gardiens, les fenêtres mal fermées, les portes moins surveillées.

Leur peur se transformit en détermination.Une nuit, alors que la femme était occupée à préparer son grand rituel, Aïcha Mariam : “On doit être prête. Dieu nous montrera le chemin.” Mariam, encouragé par sa sœur, Aucha la tête. Leur foi leur donnait du courage et elle sentait qu’un moment décisif approchait.

La femme, absorbée par ses préparatifs, sous-estimait les jumelles. Elle ignorait que leur espoir secret, nourri par leur prière, était sur le point de devenir une arme plus puissante que tous ces sortilèges. Dans leur cœur, Aïcha et Mariam savaient que leur délivrance était proche. Dans la villa, les jumelles vivaient dans une tension constante, mais leur espoir grandissait.

Aïcha, avec sa foi et son courage, guidait Mariam. Elles savaient que rester passive les condamnerait. Chaque jour, elles observaient la maison avec attention. Les gardiens, des hommes silencieux au regard froids, patrouillaient à heure fixe. Une petite fenêtre, à peine visible derrière des rideaux épais attira l’attention d’Aïcha.

“C’est par là qu’on sortira”, murmura-t-elle. La femme, cet esprit maléfique, passait ses nuits au sous-sol dans une pièce secrète où elle dormait dans un cercueil de pierre. Aïcha l’avait découvert par hasard en entendant des bruits étranges. Elle n’est pas humaine, Mariam. Mais Dieu est plus fort, dit-elle pour rassurer sa sœur.

 Les jumelles décidèrent d’agir la nuit suivante quand la femme serait dans son cercueil et les gardiens moins vigilants. Le soir venu, la maison était plongée dans un silence oppressant. Les jumelles attendirent que les bruits de pas des gardiens s’éloignent. Aïcha guida Mariam vers la fenêtre qu’elles avaient repéré. Elle était haute mais en empilant des coussins et une chaise bancale, elle pur l’atteindre.

Aïcha poussa le battant qui grinça légèrement. Les deux filles retrent leur souffle, craignant d’être entendu. Mais aucun gardien ne vint. Dehors, la forêt dense les attendait. Les jumelles, pied nuus, sautèrent dans l’herbe humide. La peur les faisait trembler, mais Aïcha murmura : “Seigneur, guide-nous !” Elles coururent, main dans la main, s’enfonçant dans l’obscurité.

Les branches griffaient leurs visages, les pierres blessaient leurs pieds, mais elle ne s’arrêtait pas. Chaque pas était une prière, chaque souffle un espoir de liberté. La forêt semblait sans fin. Les bruits des animaux nocturnes et le vents dans les arbres rendaient l’atmosphère terrifiante. Mariam, épuisée, trébuch plusieurs fois, mais Aïcha la relevait.

 “On ne peut pas s’arrêter maintenant”, disait-elle. Sa voix ferme malgré la fatigue. Elle courait sans savoir où elles allaient, guidées par leur instinct et leur foi. Aïcha répétait : “Dieu nous montre le chemin.” Au loin, elles entendirent des cris. La femme avait dû découvrir leur fuite. “Plus vite, Mariam !” cria Aïcha.

Les jumelles accélérèrent, leur cœur battant à tout rompre. Les épines déchiraient leurs vêtements et leurs pieds saignaient, mais elle continuait. Elle savait que s’arrêter signifiait la mort. La femme avec ses pouvoirs pouvait les retrouver à tout moment. Après ce qui semblait une éternité, elles aperçurent une lueur au loin.

 C’était une petite route menant à un village. Les jumelles, à bout de force s’effondrèrent près d’un marché désert. Elles se cachèrent sous une table couverte de pagne, se serrant l’une contre l’autre. “On a réussi, Mariam”, murmura Aïcha, les larmes aux yeux. Mariam, épuisé, s’endormit contre sa sœur, un sourire fragile sur les lèvres.

Dans la villa, la femme hurlait de rage. Son hôtel était vide, ses plans ruinés. Elle envoya ses gardiens fouiller la forêt, mais les jumelles avaient disparu. Leur foi et leur courage les avait guidé hors de ses griffes. Aïcha, en fermant les yeux, murmura une dernière prière. Merci, Seigneur, de nous avoir protégé. Elles s’endormirent.

libre sous la table du marché, ignorant que leur destin allait bientôt changer. Après leur fuite désespérée, Mariam et Grass courait à travers la forêt sombre, leurs pieds ensanglantés par les pierres et les épines. Épuisé, elles atteignirent un petit marché désert au bord d’une route.

 La nuit était profonde et le silence du village les enveloppait. Sous une table en bois couverte de pagnes colorées, elles se glissèrent tremblantes mais soulagées. Blotti l’une contre l’autre. Elles s’endormirent, leur corps épuisé par la peur et la fatigue. Au petit matin, une marchande nommée Esther arriva pour installer son étale.

 En soulevant un pagne, elle découvrit les deux fillettes, sales et blessée, dormant profondément. Son cœur se serra. Esther, une femme douce d’une quarantaine d’années, n’avait jamais eu d’enfant malgré des années de prière. Elle s’agenouilla près des jumelles et murmura : “Qui vous a abandonné ici ?” Les larmes lui montèrent aux yeux.

 Elle comprit que ce moment n’était pas un hasard. Doucement,elle réveilla Mariam et Aïcha. Les fillettes, apeurées, reculèrent, mais le visage bienveillant d’Esther les rassura. Et n’ayez pas peur mes petites. Vous êtes en sécurité maintenant, dit-elle, sa voix pleine de chaleur. Elle les emmena chez elle, une maison modeste mais propre au cœur du village.

Là, elle lava leurs blessures, leur donna des vêtements propres et prépara un repas chaud. Les jumelles, affamées, mangèrent en silence, émerveillé par tant de gentillesse. Esther écouta leur histoire, le cœur brisé. Elle apprit comment leurs parents, poussés par la misère, les avaient confié à une femme étrange et comment elles avaient échappé à un destin terrible.

 Aïcha, avec sa foi intacte, raconta : “Dieu nous a protégé. Il nous a guidé jusqu’à vous.” Esther, touché par leur courage, pleura. Elle savait que ses enfants étaient un cadeau divin, une réponse à ses prières. Sans hésiter, Esther décida de les garder. “Vous êtes mes filles maintenant”, dit-elle, les serrant dans ses bras.

 Elle n’avait pas beaucoup d’argent, mais son commerce de tissu lui permettait de vivre décemment. Elle s’organisa pour offrir aux jumelles une vie stable. Elle les inscrivit à l’école du village où elles apprirent à lire et à écrire. Aïcha, studieuse Mariam, plus timide à suivre les leçons. Leur intelligence et leur détermination impressionnait leur professeur.

Esther devint une mère aimante, veillant sur elle comme sur un trésor. Elle leur apprenait des chansons, partageait des histoires et priait avec elle chaque soir. Aïcha, toujours fidèle à sa foi, disait : “Dieu t’a envoyé pour nous sauver, maman Esther.” Ces mots faisaient sourire Esther qui sentaient son cœur guérir de ses années de solitude.

Le village, d’abord curieux, adopta les jumelles, admirant leur courage et la générosité d’Esther. Pendant ce temps, la femme maléfique, loin dans sa villa, cherchait encore les jumelles, mais sa trace s’était perdue. Les prières d’Aïcha et Mariam avaient brisé son emprise et elle s’affaiblissait chaque jour.

Esther, ignorant tout de ce danger, continuait de bâtir une nouvelle vie pour les filles. Elle leur donnait de l’amour, de la sécurité et un avenir. Les jumelles, marquées par leur passé, apprirent à sourire à nouveau, porté par l’amour d’une femme qui les avait accueilli comme un miracle. Mariam et Grâce grandirent sous l’aile protectrice d’Esther, leur mère adoptive.

Sa maison modeste devint un foyer rempli d’amour et de rire. Esther avec son commerce de tissu travaillait dur pour offrir aux jumelles une vie meilleure. Elle les inscrivit dans une bonne école où leur intelligence et leur détermination brillèrent. Aïcha, toujours sérieuse, excellent en classe tandis que Mariam, plus réservée, découvrait un talent pour l’écriture et les arts.

 Les années passèrent et les jumelles devinrent des jeunes femmes fortes et confiantes. Esther, bien qu’elle n’ait jamais eu beaucoup d’argent, leur a pris des valeurs profondes, l’honnêteté, le travail et la foi. Chaque soir, elle priait ensemble, remerciant Dieu pour leur nouvelle vie. Aïcha n’oubliait jamais leur passé, mais elle disait souvent : “Dieu a transformé notre douleur en bénédiction.

” Mariam, plus émotive, écrivait des poèmes sur leur voyage, des mots qui touchaient le cœur de tous ceux qui les lisaient. Après leurs études secondaires, Esther, avec ses économies, les envoya à l’université. Aïchait de étudier la gestion, rêvant de créer quelque chose de grand. Mariam, elle se lança dans la littérature avec l’espoir d’inspirer d’autres enfants par ses histoires.

Leur travail acharné porta ses fruits. À la fin de leurs études, elles décidèrent de s’associer pour monter une entreprise. Elles créèrent une marque de vêtements mêlant les tissus traditionnels d’Esther à des designs modernes. Leur commerce prospéra rapidement, attirant des clients de tout le Gabon. Leur succès ne passa pas inaperçu.

Le village, autrefois simple et curieux les admirait maintenant. Les gens disaient ces filles sorties de la misère sont devenues des étoiles. Aïcha et Mariam n’oublièrent jamais Esther. Avec leur premier profit, elles construisirent une belle maison pour elle où elle passa ses vieux jours entouré d’amour.

 Elle l’appelait maman et la comblait de cadeaux, de soins et d’attention. Esther, les larmes aux yeux, disaient : “Vous êtes ma plus grande richesse.” Les jumelles n’oublièrent pas non plus leur passé douloureux. Elles cherchèrent leurs parents biologiques Amadou et Dorka, mais apprirent qu’ils avaient quitté le quartier rongés par la culpabilité.

Aïcha et Mariam priaent pour eux, espérant qu’ils avaient trouvé la paix. Leur histoire devint une légende dans la région. Les gens racontaient comment deux petites filles, abandonnées et menacées par un esprit maléfique avaient triomphé grâce à leur foi et leur courage.

 Leursuccès montrait que la douleur et le rejet ne sont pas la fin, mais parfois le début d’une destinée extraordinaire. Aïcha et Mariam utilisèrent leur richesse pour aider d’autres enfants. Elles créèrent une fondation pour offrir des bourses d’études aux orphelins et aux enfants pauvres. Leur entreprise grandit et elles ouvrirent des boutiques dans plusieurs villes.

 Leur foi restait au centre de leur vie. Chaque dimanche, elles allaient à l’église, remerciant Dieu pour leur délivrance. Leur histoire inspirait des milliers de personnes, montrant que même dans les moments les plus sombres, l’espoir et la foi peuvent ouvrir la voie à une vie de bénédiction. Leur vie devint une leçon vivante. Dieu n’oublie jamais les innocents.

 Aïcha et Mariam, autrefois victimes de la misère et du mal, étaient devenu des femmes puissantes, des symboles d’espoir. Leur lumière brillait, prouvant que le courage et la foi peuvent transformer les épreuves en triomphe. N’oubliez pas de vous abonner. M.