Florian Philippot à Emmanuel Macron "Vous ne vous êtes jamais présenté à  une seule élection" - Vidéo à acheter, droits inclus - mediaclip

Le 19 avril 2025, sur le plateau de TV Liberté, l’ancien eurodéputé et figure de la souveraineté, Florian Philippot, a livré une charge d’une violence inouïe contre l’exécutif. Décrivant le président Emmanuel Macron comme ayant un comportement « fou, narcissique, irresponsable et dangereux », l’homme politique a détaillé un chemin funeste, tracé selon lui par une élite politique déconnectée, menant la France vers une conflagration militaire majeure en Ukraine et un effondrement économique sans précédent. Au-delà du simple débat, c’est un appel solennel au « réveil des Français » que Philippot a lancé, soulignant que l’heure n’est plus à la virtualité, mais à la mobilisation face à une guerre inéluctable.

I. La France, cobelligérante malgré elle : L’alignement aveugle sur le chemin de la guerre

Dès les premières minutes de l’entretien, l’atmosphère est tendue, le ton est donné : la question ukrainienne n’est pas un dossier diplomatique lointain, mais la matrice d’une crise existentielle pour la France. Florian Philippot affirme avec force que, contrairement aux déclarations officielles, « monsieur Macron ne cherche pas la paix ». Il dénonce une politique de l’escalade militaire constante, s’appuyant sur des gestes concrets : l’envoi récent d’un « chèque » de deux milliards d’euros à l’Ukraine, l’approvisionnement continu en armes, et le « déplumage » constant de l’armée française au mépris de ses propres besoins.

Selon l’invité, la France a perdu tout ancrage national dans sa politique étrangère, devenant un simple prolongement des décisions prises à Bruxelles et Washington. Il plaide pour un cessez-le-feu immédiat et des négociations, car l’escalade militaire ne sert strictement à rien : « L’Ukraine a perdu, l’Ukraine devait perdre, c’était évident. »

L’élément le plus accablant réside dans le projet de « coalition des volontaires » — la Coalition of the Willing. Philippot établit un parallèle historique glaçant, rappelant que cette appellation est celle utilisée par George W. Bush en 2003 pour justifier la guerre en Irak. Ce n’est plus un signal, mais une feuille de route. En prenant la tête de cette coalition avec le Royaume-Uni, la France s’engage bien au-delà d’un simple soutien logistique.

Les faits parlent d’eux-mêmes, selon l’invité : l’armée néerlandaise a été subitement mise en alerte, demandant à ses 76 000 personnels de se tenir prêts, tandis que l’Allemagne exige de ses hommes de plus de 18 ans de s’enregistrer. Plus proche de nous, le projet de coalition prévoit le positionnement de 10 000 à 30 000 soldats sur le sol ukrainien, une force copilotée par la France.

Pour Philippot, cet engagement est non seulement illusoire — « l’Ukraine a perdu, l’Ukraine devait perdre » — mais il est surtout suicidaire. Les mises en garde de la Russie sont claires : si la France envoie des troupes, elle sera considérée comme cobelligérante et sera donc un acteur direct de la guerre. Le chef de l’État français, à travers son agenda « mondialiste et européiste », serait en train de trahir la souveraineté et la sécurité des Français pour faire avancer le projet d’une « armée européenne » et même « européaniser la dissuasion nucléaire française » en la confiant, en partie, à l’Allemagne. L’agenda d’une élite semble prévaloir sur le bon sens et l’intérêt national, créant les conditions d’une future guerre, comme il le souligne : « Ils sont en train de créer les conditions d’une future guerre. »

II. Le double jeu diplomatique : France, jouet des puissances

L’entretien a également mis en lumière l’étrange ballet diplomatique qui se joue en coulisses. Jeudi, Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, recevaient une délégation américaine — dont Steve Witkof et Marco Rubio, réputés pour chercher une solution de dialogue avec la Russie — ainsi que des représentants ukrainiens, britanniques et allemands. L’objectif affiché par Barrot était d’aboutir à un « cessez-le-feu plein et entier, sans condition ».

Florian Philippot y voit une pure « agitation » et une manœuvre de dupes. Il révèle qu’au moment même où cette réunion se tenait au Quai d’Orsay, l’Assemblée générale de l’ONU votait une résolution anti-russe, présentée par le Luxembourg et la Lituanie. Le signal envoyé par ce vote est fracassant : la France (avec toute l’Union européenne) a voté POUR la résolution anti-russe, tandis que les États-Unis (avec la Russie) ont voté CONTRE.

Ce « coup de canif » des États-Unis à la diplomatie française en pleine réunion est interprété comme un message cinglant : « Cause toujours, tu ne m’intéresses pas. » Pour Philippot, cela prouve que la ligne du président Macron est diamétralement opposée à celle de factions influentes aux États-Unis, comme celles proches de Donald Trump, qui prônent l’arrêt de l’aide militaire pour forcer la négociation. Trump l’a d’ailleurs rappelé avec son franc-parler de « cow-boy » : « Ne commencez pas une guerre contre quelqu’un qui fait 20 fois votre taille pour espérer ensuite que les gens vous donnent des missiles. »

D’après l’ancien eurodéputé, les déclarations de Jean-Noël Barrot sur un cessez-le-feu sans condition sont « inatteignables ». La Russie, puissance nucléaire, n’acceptera jamais de retirer ses troupes sans exigences, notamment sur la dépolarisation ou le statut de neutralité de l’Ukraine. En posant une condition impossible, l’exécutif ne chercherait pas la paix, mais une justification cynique pour « justifier les prochaines guerres » et l’envoi de soldats français. En réalité, Philippot rappelle que le conflit n’a pas commencé en 2022, mais en 2014 avec le coup d’État de Maïdan et les attaques du gouvernement ukrainien contre les populations russophones du Donbass, sous l’impulsion de l’OTAN. « L’Ukraine est un proxy de l’OTAN dans cette affaire contre la Russie. »

III. Le péril européen : L’ombre de BlackRock et la dérive allemande

It's Macron's Moment to Move Europe Beyond NATO - Defense One

L’inquiétude de Florian Philippot dépasse le cadre français et ukrainien, elle s’étend à la nouvelle donne politique allemande, qu’il juge profondément alarmante. Il pointe du doigt le nouveau chancelier, Mertz, dont il rappelle le passé de quinze ans à la tête de BlackRock Allemagne. Le conflit d’intérêts est évident, selon Philippot, car BlackRock a déjà des contrats avec l’Ukraine, et l’agenda de Mertz est jugé « complètement cinglé ».

Le nouveau dirigeant allemand aurait notamment appelé à la destruction du pont de Kertch, un acte considéré comme une ligne rouge par Moscou. Plus grave encore, la coalition allemande prévoirait de supprimer la loi sur la liberté d’information, celle-là même qui a permis de révéler des scandales comme le Cor Institute Files sur la gestion du Covid. Simultanément, elle envisagerait d’introduire une peine pénale pour « inéligibilité » des élus qui feraient de la « désinformation », un concept si vague qu’il pourrait être utilisé pour se « débarrasser des vrais adversaires » en qualifiant toute critique de « complotisme ».

Cette dérive, couplée à l’action du couple Barrot-Macron, est activement en train de « créer les conditions d’une future guerre », avec un risque historique et symbolique d’envoyer des soldats allemands à la frontière russe. L’Union européenne, loin d’être un rempart, est décrite comme une entité qui « neutralise les démocraties » et impose des politiques économiques et migratoires qui dépossèdent les États de leur capacité à agir.

IV. La dette abyssale et le mirage de l’austérité

L’urgence militaire se double d’une catastrophe financière dont les Français seront les victimes désignées. Florian Philippot rappelle que le président Macron a augmenté la dette de la France de 1200 milliards d’euros depuis son arrivée, une somme colossale et en grande partie inutile, rendue possible par des politiques qu’il qualifie de « dingueries ».

Il ventile l’origine de cette dette, insistant sur des chiffres sidérants :

    Le Covid : 400 milliards d’euros de dette supplémentaires engendrés par les confinements, couvre-feux et dédommagements, des mesures qualifiées de « non seulement inutiles, mais en plus, on le sait, criminelles » comparées à la gestion de pays comme la Suède, qui ne s’est pas endettée.

    L’énergie : 110 milliards d’euros pour le bouclier énergétique, une dépense rendue nécessaire par le refus obstiné de quitter le marché européen de l’électricité, qui impose des prix exorbitants.

    L’Union Européenne : La France paume déjà 15 milliards d’euros par an de différentiel entre ce qu’elle donne et ce qu’elle reçoit. Or, cette contribution va « grimper d’un coup » de 9 milliards supplémentaires en deux ans. La perte annuelle pour le budget national atteindra donc 25 milliards d’euros.

    L’Ukraine : En plus du soutien de l’UE, l’Union européenne a dépassé les États-Unis en soutien financier (26 milliards de plus), ce qui représente 5,2 milliards d’euros de contribution directe pour la France, s’ajoutant aux enveloppes bilatérales.

Face à ces dépenses jugées « délirantes », le gouvernement annonce aujourd’hui la nécessité de ponctionner 40 milliards supplémentaires dans les poches des Français pour le budget à venir. Cette cure d’austérité est considérée comme un mensonge cruel : le peuple est sommé de payer une dette qui n’est pas la sienne, mais « leur dette » — celle des élites, des politiques technocratiques et d’une gouvernance basée sur la « communication permanente » plutôt que l’action. Pendant ce temps, le gouvernement est accusé d’avoir « abandonné les classes moyennes » et d’étouffer la crise sociale sous des discours technocratiques.

V. Le plan de sauvetage radical : La souveraineté comme planche de salut

Face à ce double péril — guerre et ruine — Florian Philippot martèle que la seule solution est une rupture radicale, un retour immédiat à la souveraineté. Il est temps que les Français cessent d’attendre leurs représentants : « Nos parlementaires, faites une croix dessus, ils le feront pas. » Ces derniers, qui n’ont pas fait le travail sur la crise du Covid et ne le font pas sur l’Ukraine, sont jugés définitivement inutiles.

Le salut national réside dans la reprise en main de tous les leviers stratégiques : il faut être un pays souverain, capable de piloter sa monnaie nationale, son commerce, ses frontières commerciales et migratoires, son budget et ses lois.

À cette souveraineté retrouvée s’adosse un plan d’économies massif, qui permettrait d’éviter l’austérité et de financer une baisse d’impôts sans précédent. Les économies principales proviendraient :

    De l’arrêt du financement de l’Union européenne (25 milliards d’euros économisés) et de l’Ukraine

    De la suppression immédiate des « fromages de la République » : les agences et structures inutiles, à l’image des Conseils Économiques et Sociaux et Environnementaux Régionaux (CESER), des Conseils Régionaux inutiles, et des entités comme l’ADEME ou l’ARCOM, qui coûtent des milliards sans aucune utilité réelle, servant souvent à « caser les copains ».

Ces économies, couplées à de nouvelles recettes grâce au rétablissement des droits de douane, permettraient de financer une baisse massive des impôts, avec une « priorité absolue » sur les classes moyennes, ces oubliés qui « n’ont le droit à rien mais qui payent tout ». En aidant massivement les créateurs et les entreprises qui font le choix de rester en France au lieu de les « accabler », l’ancienne figure du Rassemblement national promet un cercle vertueux de réindustrialisation, d’économies d’énergie grâce à la sortie du marché européen de l’électricité, et de rentrées fiscales.

L’entretien se conclut sur cette note d’urgence politique : l’heure n’est plus aux compromis ni aux zigzag idéologiques, mais à une ligne claire de résistance. « Je préfère être minoritaire mes droits que majoritaire en zigzag », affirme-t-il. La France, prise dans un « carcan » européen et gouvernée par un exécutif « incapable de reprendre la main », est à la croisée des chemins. Le message de Florian Philippot est un électrochoc : la guerre n’est plus une fiction, mais un « chemin vers lequel on nous emmène inéluctablement ». Le destin de la France dépend désormais de la capacité de ses citoyens à se « prendre en main » et à imposer un changement de politique radical avant que les conditions créées par les élites ne se transforment en une tragédie nationale irréversible. L’interrogation qui reste ouverte est celle de la capacité des Français à entendre cet appel à l’éveil et à agir à temps.