Marguerite, entre authenticité et critiques : l’ascension d’une artiste qui bouscule les codes
Bien qu’elle n’ait pas décroché la victoire lors de la dernière saison de la Star Academy, Marguerite s’impose peu à peu comme l’une des voix les plus singulières de la nouvelle scène française. Avec son premier single Les filles, les meufs, un hymne féministe et intime, elle a réussi à capter l’attention du public. Quelques mois plus tard, la sortie de son premier EP Grandir confirme cette envie de prendre des risques artistiques et personnels. Mais cette quête d’authenticité n’a pas été sans heurts, comme elle l’a confié récemment dans une interview au Parisien.
Un premier titre qui résonne comme un manifeste
Dès sa sortie, Les filles, les meufs s’est distingué par sa force et sa sincérité. Marguerite y aborde sans détour des thèmes souvent passés sous silence dans la pop française, comme la sexualité féminine, la liberté de se définir, ou encore le poids des regards extérieurs. Avec ce morceau, elle a voulu offrir un espace d’expression où chaque femme, chaque jeune fille, peut se reconnaître sans filtre ni injonction. Rapidement, le titre est devenu viral, non seulement pour sa mélodie entêtante, mais aussi pour la puissance de son message.
Un clip volontairement brut et sans artifices
Si la chanson a rencontré un franc succès, c’est surtout son clip qui a provoqué le débat. Dans les images qui accompagnent Les filles, les meufs, Marguerite apparaît au naturel : son visage est filmé de près, sans maquillage sophistiqué, laissant apparaître ses boutons, ses sourcils non épilés, ses traits tels qu’ils sont au quotidien. Un choix esthétique rare dans l’univers de la pop, où l’image lisse et parfaite domine souvent.
« Je n’avais pas envie d’être jolie », explique-t-elle avec franchise. « Ce n’est pas ce que je souhaitais transmettre avec cette chanson. Quand j’ai vu les premières images, ça a été une révélation. J’ai compris que, plus jeune, j’aurais aimé voir des stars comme ça, avec de l’acné, des poils sur le visage. Ça m’aurait rassurée. Alors j’ai voulu faire ce geste. »
Ce geste, pourtant simple en apparence, a eu l’effet d’un électrochoc. Dans une industrie où les filtres, la retouche et la mise en scène sont devenus la norme, Marguerite a choisi de montrer la réalité. Un acte courageux qui a été salué par une partie du public, mais qui a aussi suscité des réactions violentes.
Entre critiques et encouragements : l’autre face de la médaille
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Très vite, les réseaux sociaux se sont enflammés. Marguerite raconte avoir reçu un flot de messages odieux, allant des insultes gratuites à des commentaires méprisants sur son physique. « Ça m’a un peu coûté », avoue-t-elle. « Personne n’a envie de se voir d’aussi près, encore moins quand on sait que ça va être diffusé partout. Mais cette gêne, au fond, m’a confortée dans mon choix. »
Certains internautes n’ont pas hésité à poster des émojis de dégoût, à lui rappeler combien ils la trouvaient « laide ». Une violence verbale d’autant plus difficile à vivre qu’elle touche à l’image de soi. Pourtant, Marguerite a choisi de ne pas se laisser enfermer par ces jugements. Elle a décidé de se concentrer sur l’essentiel : les retours positifs, plus rares mais infiniment plus précieux.
« Pour quinze messages négatifs, j’en recevais deux magnifiques, comme celui d’une mère qui m’a écrit : merci pour ma fille qui complexe sur sa moustache. Grâce à vous, elle se sent mieux. Ce genre de témoignage me donne la force de continuer. »
Grandir : un EP qui porte bien son nom
Cette expérience, à la fois douloureuse et libératrice, a façonné l’univers de Marguerite et se retrouve dans son EP Grandir. Un titre évocateur, presque programmatique, qui reflète ce cheminement entre doutes, affirmations et émancipation. Chaque morceau de ce projet semble être une étape de ce processus : apprendre à s’accepter, affronter les regards, et trouver sa place en tant qu’artiste et en tant que femme.
Ce n’est pas un hasard si Marguerite séduit aujourd’hui un public varié : des jeunes, sensibles à sa sincérité, mais aussi des auditeurs plus âgés, touchés par la justesse de ses mots. Dans une époque où l’on questionne de plus en plus les injonctions liées au corps et à la beauté, son discours fait écho à une aspiration collective à plus d’authenticité.
Une nouvelle génération d’artistes décomplexés
Marguerite s’inscrit dans une tendance plus large : celle de jeunes artistes qui refusent de se conformer aux standards esthétiques imposés. Elle rejoint ainsi le sillage de chanteuses et chanteurs qui mettent en avant la diversité des corps et la vulnérabilité, plutôt que la perfection illusoire. Ce mouvement, encore minoritaire, rencontre un écho grandissant, notamment sur les plateformes numériques où le public est avide de sincérité.
Son choix de montrer son visage tel qu’il est n’est pas seulement un acte esthétique : c’est un geste politique. En assumant son acné, ses poils, son naturel, Marguerite envoie un message fort aux jeunes générations : il est possible d’exister, de réussir, de briller, sans avoir à se conformer à des normes inatteignables.
Encaisser pour mieux inspirer
La jeune artiste ne cache pas que cette démarche lui a coûté émotionnellement. Subir des torrents de haine sur les réseaux n’est jamais anodin. Pourtant, elle en ressort grandie, avec la conviction que ce qu’elle fait a du sens. « Cette gêne que j’ai ressentie, c’est aussi ce qui rend l’expérience intéressante », explique-t-elle. « Parce qu’au fond, c’est vraiment moi, au naturel. Et c’est comme ça que je me vois tous les jours. »
En parlant ouvertement de ses doutes et de ses blessures, Marguerite brise le tabou de la vulnérabilité. Elle montre qu’un artiste n’est pas une image figée mais un être humain, traversé par des fragilités qui, loin d’être des faiblesses, deviennent des forces créatives.
Vers une carrière prometteuse
Avec Grandir, Marguerite franchit une étape décisive. Elle prouve qu’elle est bien plus qu’une ex-candidate de télé-crochet : une autrice-interprète qui a quelque chose à dire et qui ose le dire haut et fort. Si ses choix esthétiques divisent, ils ne laissent personne indifférent, et c’est sans doute là le signe des véritables artistes.
Entre polémiques et applaudissements, Marguerite poursuit son chemin avec détermination. Elle n’a pas peur de déranger, et c’est précisément ce qui la rend unique. En assumant son authenticité, elle ouvre la voie à une nouvelle manière de concevoir la musique et l’image : plus humaine, plus vraie, plus libératrice.
Et si, finalement, c’était ça, Grandir ?
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