« The Voice Kids » : entre larmes et sourires, les coachs dévoilent leur recette pour apaiser les jeunes talents

C'est douloureux" : comment les coachs de "The Voice Kids" gèrent les larmes  des enfants éliminés

Depuis son retour sur TF1, The Voice Kids ne cesse de faire vibrer les téléspectateurs avec des auditions à l’aveugle pleines d’émotion. Si le public se régale de la fraîcheur et du talent de ces chanteurs en herbe, la scène est parfois plus rude qu’elle n’y paraît. Car derrière les voix cristallines et les sourires timides, se cachent aussi des cœurs fragiles, confrontés pour la première fois à la dure réalité d’un concours : l’élimination.

Face à cette étape parfois douloureuse, les coachs — Santa, M. Pokora, Soprano et Patrick Fiori — doivent se transformer en véritables guides émotionnels. Leur mission ne se limite pas à détecter les futures étoiles de demain : ils doivent aussi accompagner ces enfants dans un apprentissage délicat, celui de la gestion de l’échec.


Des auditions où tout peut basculer

Les auditions à l’aveugle sont le cœur battant de l’émission. Les fauteuils rouges, les buzzers et l’attente du fameux retournement font partie intégrante de la magie de The Voice. Mais lorsque le silence des coachs perdure jusqu’à la dernière note, c’est un autre scénario qui se joue : celui de la déception.

Cette situation, courante dans la version adulte du programme, prend une tout autre dimension lorsqu’il s’agit d’enfants âgés de 7 à 15 ans. Certains d’entre eux vivent ici leur toute première expérience de scène. Comme le confie Santa, qui fait cette année ses débuts dans l’aventure :

« On m’avait prévenue : “Tu vas voir, ça va être douloureux.” Mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point-là. Quand on voit un petit bout fondre en larmes, on sent tout le poids de la tension qui retombe. Il y a eu deux ou trois enfants pour qui c’était trop fort émotionnellement. Et ça se voit… même dans une pupille qui tremble pour retenir la larme. »


La délicate mission des coachs

Comment gérer ces moments sans briser l’élan de ces jeunes artistes ? Pour les coachs, la réponse réside dans l’empathie. Soprano, Patrick Fiori et M. Pokora, tous trois pères de famille, savent combien la sensibilité des enfants est à fleur de peau. Quant à Santa, bien que novice dans ce rôle, elle a rapidement compris que l’écoute et la bienveillance étaient ses meilleurs atouts.

« The Voice Kids est avant tout une émission familiale, rappelle Santa. Le but n’est pas de détruire des rêves mais de transformer cette expérience en souvenir positif. »

Et chacun des coachs a sa propre façon de consoler. Soprano, par exemple, n’hésite pas à faire briller les yeux des plus jeunes avec des promesses inattendues. À Kaïs, 7 ans, éliminé malgré son courage, il a offert une invitation très spéciale : venir avec lui au stade Vélodrome pour assister à un match de l’Olympique de Marseille. Un geste plein de générosité qui a transformé une déception en moment inoubliable.

The Voice Kids 2025 - Kaïs chante "Allez l'OM" de Paga, Bengous, Elams &  Hollis l'infâme (Auditions à l'aveugle) - The Voice Kids | TF1


« Leur rappeler qu’ils sont déjà incroyables »

Au-delà des mots de réconfort, M. Pokora insiste sur l’importance de replacer les choses dans leur contexte. Pour lui, chaque enfant qui monte sur la scène de The Voice Kids est déjà un vainqueur :

« À leur âge, nous n’avions même pas mis un pied sur scène. Eux, ils chantent devant des centaines de personnes, des millions de téléspectateurs. Ils sont déjà en avance sur nous. C’est la première chose qu’il faut leur dire. »

L’ancien membre des Linkup, aujourd’hui coach expérimenté de l’émission, voit dans ce concours une école de vie. Même en cas d’élimination, les jeunes repartent avec un trésor : l’expérience d’un vrai plateau télévisé, l’adrénaline des projecteurs et des musiciens en live, et des conseils délivrés par des artistes confirmés.


Une compétition plus douce que la version adulte

Si l’échec peut sembler rude, M. Pokora tient à souligner que The Voice Kids n’a pas la même gravité que la version adulte. À 7 ou 8 ans, rappelle-t-il, un refus n’est qu’un épisode parmi tant d’autres :

« On leur dit : “Ce n’est pas grave. Tu reviendras l’année prochaine ou dans trois ans, et tu nous blufferas.” Ils ont devant eux un océan d’opportunités. Ce qui compte, c’est de savourer l’instant présent, de réaliser déjà l’exploit qu’ils viennent d’accomplir. »

Cette philosophie est partagée par les autres coachs : transformer l’élimination en tremplin, et non en barrière.


Des souvenirs précieux à raconter

Santa, qui vit sa première saison en tant que coach, a été frappée par la résilience et la maturité des enfants. Loin de quitter le plateau en larmes, la majorité d’entre eux repartent le sourire aux lèvres :

« Ils nous disaient merci, avec la banane. Ils étaient conscients de vivre un truc extraordinaire. Pour eux, c’est une anecdote géniale à raconter aux copains, et c’est ça qui est beau. »

Soprano confirme cette impression, admiratif de la lucidité des jeunes talents : « Ils sont intelligents, ce sont de bons enfants. Ils savent déjà apprécier l’expérience pour ce qu’elle est. »


L’autre facette de « The Voice Kids »

Derrière l’image glamour des projecteurs et des voix qui émeuvent jusqu’aux larmes, The Voice Kids révèle aussi une réalité universelle : apprendre à gérer l’échec fait partie du chemin vers la réussite. Les coachs, en véritables mentors, jouent ici un rôle clé. Ils ne forment pas seulement des chanteurs, ils contribuent à façonner des personnalités capables de se relever.

Et pour le public, c’est sans doute cette sincérité qui fait le charme de l’émission. Les téléspectateurs ne viennent pas seulement applaudir des performances vocales ; ils assistent aussi à des leçons de vie, portées par la complicité entre les coachs et leurs petits protégés.


Quand l’émotion prime sur la compétition

Ce mélange de compétition et de tendresse fait de The Voice Kids un programme unique. Oui, certains enfants sont éliminés. Oui, des larmes coulent parfois. Mais à la fin, ce qui reste, ce sont les sourires, les encouragements et la certitude d’avoir vécu quelque chose de grand.

Comme le résume M. Pokora, « que l’aventure soit courte ou longue, c’est déjà ça de pris ». Un mantra qui illustre à merveille l’esprit de l’émission : au-delà de la victoire, l’important est de chanter, partager et rêver.


En somme…

The Voice Kids n’est pas seulement une vitrine pour découvrir les futures stars de la chanson. C’est aussi un laboratoire d’émotions où se mêlent rires, larmes, encouragements et petites victoires personnelles. Grâce à la bienveillance de Santa, M. Pokora, Soprano et Patrick Fiori, chaque audition devient un moment précieux, transformant parfois une défaite en plus beau souvenir d’enfance.

Et si la route est encore longue pour Wylie, Diego, Charlotte, Myriam et tous les autres, une chose est sûre : ils ont déjà gagné quelque chose d’inestimable.