Ycare : l’artiste qui écrit encore pour Johnny Hallyday, même après sa mort

Il y a des artistes pour qui la musique dépasse le simple cadre du métier. Des artistes pour qui chaque note, chaque mot, devient un prolongement de l’âme, une conversation intime avec le monde. Ycare fait indéniablement partie de cette catégorie. Connu du grand public depuis sa participation à La Nouvelle Star en 2008, l’auteur-compositeur-interprète poursuit aujourd’hui une carrière à la fois riche et singulière. Et s’il brille désormais par ses propres chansons, c’est aussi à travers celles qu’il écrit pour les autres que son talent s’exprime pleinement — y compris pour un artiste disparu depuis plusieurs années : Johnny Hallyday.
Une carrière marquée par la résilience
Candidat marquant de la sixième saison de La Nouvelle Star, Ycare, de son vrai nom Assane Attyé, s’est rapidement distingué par sa voix singulière et sa plume poétique. Mais derrière l’image du chanteur sensible se cache un parcours semé d’embûches. L’artiste n’a jamais caché les périodes plus sombres de sa vie, notamment son combat contre l’alcoolisme, une épreuve qui l’a profondément transformé.
Dans un entretien accordé à TV Mag, le chanteur est revenu sans détour sur cette période difficile :
« La vie est pleine de doutes et d’incertitudes. L’écueil de ma vie d’artiste a été de ne pas faire la part des choses », confie-t-il.
Comme beaucoup d’artistes, Ycare a longtemps eu du mal à séparer sa vie personnelle de sa vie créative. L’écriture, refuge et exutoire, l’a parfois conduit sur des chemins tortueux.
« Quand tu écris une chanson chez toi, ta vie privée et ta vie professionnelle sont intrinsèquement entremêlées. Et si tu es sensible, comme je l’étais, tu peux te perdre dans certaines formes de fausses béquilles, ne pas dormir et avoir peur de la solitude », explique-t-il avec sincérité.
Le chanteur raconte alors comment ce besoin de fuir la solitude l’a entraîné dans un cycle qu’il qualifie lui-même de « pervers ». Les soirées, l’alcool, l’illusion d’un équilibre fragile… tout cela aurait pu le perdre. Mais Ycare a su rebondir, trouver la force de se relever.
« C’était mon chemin et, miraculeusement, avec un peu d’effort et de foi, je suis retombé sur mes pas avec une vie saine », confie-t-il aujourd’hui, apaisé.
La renaissance par l’écriture
Ce retour à une vie équilibrée s’est accompagné d’un nouveau rapport à la musique. Si Ycare continue évidemment d’écrire pour lui, il trouve désormais un immense plaisir à écrire pour d’autres artistes. Une manière, sans doute, de partager une part de lui tout en s’effaçant derrière la voix d’un autre.
Au fil des années, il a collaboré avec de nombreux chanteurs et chanteuses de la scène francophone. Mais parmi tous les artistes pour lesquels il a écrit, un nom se détache par son caractère inattendu : celui de Johnny Hallyday.
Oui, Ycare écrit encore aujourd’hui des chansons pour le Taulier. Une affirmation qui peut surprendre, voire dérouter, puisque Johnny nous a quittés en décembre 2017. Mais pour Ycare, ce geste n’a rien d’étrange. Il le décrit plutôt comme une forme d’hommage vivant, une manière de maintenir le lien entre l’inspiration et la légende.
Écrire pour un fantôme
« Oui, je m’éclate à faire ça. Je vais paraître fou, mais je continue d’écrire des chansons pour Johnny Hallyday en sachant qu’il ne les chantera jamais », avoue-t-il en souriant.
Dans ses mots, il n’y a pas de tristesse, mais une forme d’admiration presque spirituelle. Pour lui, écrire pour Johnny, c’est un exercice de style et de transformation, un jeu d’incarnation artistique.
« J’aime l’exercice de transformisme qu’on peut avoir à l’intérieur de soi, de se déguiser en l’autre », confie-t-il.
Cette capacité à se glisser dans la peau d’un autre artiste, à imaginer ce qu’il aurait pu dire ou chanter, relève presque du théâtre intérieur. C’est une manière de continuer à faire vivre une voix, une énergie, un univers.
« C’est un honneur à chaque fois de me dire : lui, où est-ce qu’il en est artistiquement ? Qu’est-ce qu’il vit en ce moment ? De quoi part-on ? Où est-ce qu’on peut aller ? », explique Ycare.
Ce travail, à la fois intime et fictif, témoigne d’un profond respect pour la mémoire de Johnny Hallyday, mais aussi d’un rapport particulier à la création. Pour Ycare, l’écriture n’est pas qu’un acte technique ; c’est une quête, une exploration intérieure, un dialogue entre vivants et disparus.
L’art de s’effacer
L’artiste confie aussi qu’il trouve dans cet exercice une forme d’abnégation rare.
« J’adore l’exercice de m’effacer complètement, même dans le style d’écriture, et d’essayer de devenir l’autre. »
Cette démarche, explique-t-il, l’oblige à mettre son ego de côté. Il ne cherche ni la reconnaissance ni la célébrité à travers ces textes écrits dans l’ombre.
« Il n’y a plus d’ego. Mon nom, on l’oubliera. Ce n’est pas important. Ce qui est important, c’est le souvenir que la chanson laissera dans la vie de quelqu’un. »
Dans ces mots se dessine une philosophie de la création humble et pure. Ycare ne cherche plus à briller pour lui-même ; il veut simplement que la musique continue de toucher, d’émouvoir, de laisser une trace. Et qu’importe si l’interprète est un fantôme — tant que la flamme demeure.
Une sensibilité rare dans la chanson française

Cette approche singulière fait de Ycare l’un des auteurs les plus sensibles et respectés de sa génération. Il manie les mots avec une finesse qui rappelle les grands poètes de la chanson française, tout en y insufflant une émotion contemporaine.
Son parcours, entre ombre et lumière, témoigne d’une grande humanité. L’artiste a connu la douleur, les doutes, les excès, mais il en a fait une force. Aujourd’hui, il semble plus en paix que jamais, concentré sur l’essentiel : la création.
En continuant d’écrire pour Johnny Hallyday, Ycare ne cherche pas à raviver le passé, mais à prolonger un héritage. Il perpétue, à sa manière, l’esprit d’un artiste immortel, tout en réaffirmant son propre lien à la musique, à la fois spirituel et charnel.
Et peut-être est-ce là, au fond, le plus bel hommage qu’un artiste puisse rendre à un autre : continuer à lui prêter des mots, même quand la voix s’est tue.
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