Julien Clerc : un hommage bouleversant à Robert Badinter au Panthéon
Ce jeudi 9 octobre restera gravé dans l’histoire de la République française. En ce jour hautement symbolique, Robert Badinter, figure emblématique de la justice et artisan de l’abolition de la peine de mort, entre au Panthéon. Une date choisie avec soin : le 9 octobre 1981 marquait la promulgation de la loi abolissant la peine capitale, un tournant décisif dans l’histoire des droits de l’homme en France. Quarante-quatre ans plus tard, c’est cette même journée qui consacre l’ancien ministre de la Justice à la postérité.
Lors de cette cérémonie empreinte de solennité et d’émotion, le président Emmanuel Macron rend hommage à celui qui incarna la conscience humaniste d’une époque. Le cercueil symbolique de Robert Badinter, contenant quatre objets représentatifs de sa vie et de son combat, sera déposé dans le caveau des “révolutionnaires de 1789”, aux côtés de Condorcet, de l’abbé Grégoire et de Gaspard Monge. Un lieu de mémoire pour un homme dont l’héritage moral et politique continue d’inspirer.
Julien Clerc, la voix d’un engagement
Parmi les personnalités choisies pour participer à cette cérémonie, trois artistes feront résonner leur voix dans l’enceinte du Panthéon : Marina Hands, Guillaume Gallienne et Julien Clerc. Ce dernier, ému et honoré, interprétera une chanson qui a marqué sa carrière autant qu’une époque : L’Assassin assassiné. Sorti en 1980, ce titre fut écrit dans un contexte de débats passionnés autour de la peine de mort, un an avant son abolition.
“C’est la première fois que je chante au Panthéon”, a confié Julien Clerc au Parisien. “C’est un très grand honneur d’être associé à un grand homme. Je n’ai rencontré Robert Badinter que trois fois, mais je l’admire profondément, lui et son parcours. Cela me touche beaucoup que l’on ait choisi une chanson qui a compté dans ma vie et qui a eu une importance particulière dans celle de mon pays.”
Une chanson, un message, une époque
À la fin des années 1970, la peine de mort déchirait la société française. Certains la considéraient comme nécessaire à la justice, d’autres comme une barbarie indigne d’une démocratie moderne. Au milieu de ce tumulte, Julien Clerc choisit de prêter sa voix à une cause, non pas politique selon lui, mais profondément humaine.
L’Assassin assassiné est un cri de conscience. Dans cette chanson, le chanteur aborde avec poésie et gravité la question de la vengeance, de la justice et de la dignité humaine. Ses mots frappent, résonnent, bousculent. À travers la musique, il invite à la réflexion, loin des polémiques partisanes.
“Les chanteurs ne sont pas là pour faire de la politique”, explique-t-il aujourd’hui. “Mais cette chanson, c’est une chanson sociétale, pas politique.” Ce positionnement, tout en nuance, reflète la personnalité de Julien Clerc : un artiste engagé sans jamais être donneur de leçons, un poète conscient du pouvoir de la chanson comme vecteur d’émotion et de changement.
Une lettre précieuse… perdue

Si Julien Clerc garde de ses rares rencontres avec Robert Badinter un souvenir ému, l’une d’elles reste particulièrement marquante. Peu de temps après la sortie de L’Assassin assassiné, l’ancien ministre de la Justice lui adresse une lettre manuscrite pour le remercier. Dans ce courrier, Badinter écrit : “Votre chanson a fait bien plus que vingt conférences et trente discours.”
Une phrase que le chanteur n’a jamais oubliée, mais dont il ne possède malheureusement plus la trace. “J’ai égaré sa lettre, probablement lors d’un déménagement”, raconte-t-il avec un mélange de gêne et de regret. “Je lui ai avoué et dit combien j’étais désolé lors d’une de nos rencontres. J’aurais aimé la garder toute ma vie.”
Cette anecdote, à la fois intime et touchante, dit tout de la relation de respect mutuel entre l’artiste et l’homme politique. Elle illustre aussi la force symbolique de la musique, capable de porter des idées et de toucher les consciences plus profondément que de longs discours.
Un hommage chargé d’émotion
Ce 9 octobre 2025, lorsque la voix de Julien Clerc s’élèvera sous la coupole du Panthéon, ce sera bien plus qu’une simple interprétation. Ce sera un écho du passé, un pont entre la France de 1981 et celle d’aujourd’hui. Les paroles de L’Assassin assassiné résonneront dans ce lieu où reposent les grandes figures de la Nation, rappelant à tous que la dignité humaine est un combat perpétuel.
La chanson, portée par la voix du chanteur, prendra une dimension nouvelle. Elle sera à la fois un hommage à Robert Badinter, un rappel du courage politique nécessaire pour abolir la peine de mort, et une méditation sur la justice et l’humanité. Dans le silence solennel du Panthéon, chaque mot, chaque note, chaque souffle sera chargé de mémoire.
Un symbole fort, un héritage vivant
Robert Badinter, disparu le 9 février 2024 à l’âge de 95 ans, laisse derrière lui un héritage immense. Avocat, ministre, penseur, il fut avant tout un homme de convictions. Son combat contre la peine de mort, mené avec passion et rigueur, a marqué des générations entières.
L’entrée de Robert Badinter au Panthéon n’est pas seulement un hommage à un homme ; elle est une célébration de l’idée même d’humanité. Elle rappelle que la justice ne peut être fondée sur la vengeance et que la grandeur d’une nation se mesure à sa capacité de défendre la vie, même celle du coupable.
Julien Clerc, en prêtant sa voix à cette cérémonie, incarne cette continuité. Son chant sera le prolongement du plaidoyer de Badinter, un souffle d’humanité dans un monde parfois oublieux de ses idéaux.
Une émotion partagée
À travers cet hommage, la France se souvient. Les spectateurs, les téléspectateurs, les citoyens, chacun à sa manière, mesurent la portée historique de cet instant. Le Panthéon, ce temple républicain dédié “aux grands hommes” — et désormais aux grandes femmes —, accueille un homme dont la grandeur ne tenait pas à la puissance, mais à la justice, à la compassion, à la parole.
Et au milieu de ce moment solennel, la voix de Julien Clerc rappellera à tous que la musique, comme la justice, peut élever l’âme et apaiser les cœurs.
Ainsi, ce jeudi 9 octobre 2025, le Panthéon ne sera pas seulement le théâtre d’une cérémonie d’État : il deviendra un lieu de mémoire vivante.
La chanson de Julien Clerc, les mots de Robert Badinter, les valeurs qu’ils incarnent — la justice, la dignité, la vie — s’uniront pour rappeler à la France l’importance de ne jamais cesser de défendre l’humanité.
Un moment rare, chargé de sens et d’émotion, où l’art et l’histoire se rejoignent pour rendre hommage à un homme dont la voix, à travers celle de Julien Clerc, continuera de résonner longtemps encore.
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