Julien Lieb, de la rue à La Cigale : l’odyssée d’un « Naufragé »

Ce soir, Julien Lieb foulera la scène mythique de La Cigale à Paris devant une salle comble. Un moment charnière pour le jeune artiste révélé par la dernière saison de la Star Academy. Finaliste face à Pierre Garnier, il s’était déjà fait remarquer par sa voix singulière et sa sensibilité à fleur de peau. Mais ce concert, et surtout la sortie de son premier album Naufragé, résonnent comme un accomplissement personnel bien au-delà de la simple réussite musicale. Car derrière l’image d’un chanteur en pleine ascension se cache une histoire marquée par la douleur, la perte et la résilience.
Un parcours cabossé
Pour comprendre l’intensité qui habite aujourd’hui Julien Lieb, il faut revenir en arrière. L’artiste a connu dès son plus jeune âge l’épreuve de la disparition brutale de son père. Il n’avait alors que 12 ans. Ce traumatisme a laissé une empreinte indélébile et façonné une personnalité tour à tour écorchée et combative.
Loin de suivre une trajectoire linéaire, sa vie a ensuite basculé dans une spirale difficile. Une rupture amoureuse, la perte de son emploi, puis de son logement. En quelques mois seulement, Julien s’est retrouvé sans repères, sans ressources, contraint parfois de dormir dehors. « Je n’avais plus grand monde. Je n’avais plus de toit, je n’avais plus de boulot, plus d’argent, donc je mangeais tous les trois jours », confiait-il dans un podcast animé par le youtubeur LeBouseuh.
Une descente aux enfers qui n’a pas seulement marqué son quotidien, mais aussi son rapport à lui-même. Sur TFX, il a livré un témoignage bouleversant : « J’ai eu une période pendant des mois où je ne pouvais plus me voir dans le miroir. Ça me dégoûtait. J’avais envie de vomir quand je me voyais. Quand je parle de pas d’estime de soi, c’était vraiment ça. »
La rencontre avec ses « phares »
C’est pourtant dans cette obscurité que deux lumières sont venues éclairer sa route : Ludo, son ami de toujours, et Amélie, sa compagne actuelle. Ludo, en l’hébergeant presque un an, lui a offert ce socle indispensable pour ne pas sombrer complètement. Plus qu’un ami, il est devenu son community manager, véritable bras droit dans cette aventure musicale.
Amélie, elle, a joué un rôle tout aussi crucial : « Elle m’a appris à me construire et à me relever. Je n’avais plus aucune estime de moi et elle m’a redonné l’envie de me battre », confiait Julien dans Le Parisien.
Cette renaissance n’aurait sans doute pas été possible sans leur présence. Car avant même les projecteurs de TF1, il y a eu ce retour à une vie un peu plus stable, cette capacité à retrouver confiance.
Le hasard d’un prime télévisé
C’est presque par accident que l’aventure de la Star Academy s’est imposée à lui. Un soir, alors qu’il vivait encore chez Ludo, ce dernier lui propose de regarder l’émission : « Lui, il aime trop la télé. Il me dit : “On peut regarder la Star Ac ?” Et je lui dis : “Mon gars, tu m’héberges, on regarde ce que tu veux.” »
Julien découvre alors un univers dont il ignore encore les codes, mais qui lui ouvre une perspective : apprendre, chanter, se confronter à un public, et surtout se donner une dernière chance. « Je me suis dit que c’était ma dernière chance, j’allais vers mes 25 ans », raconte-t-il.
Il tente donc le casting, est retenu, et se retrouve projeté dans l’aventure du château de Dammarie-lès-Lys. Là, il découvre l’exigence des cours, la pression des primes hebdomadaires et l’exposition médiatique. Un défi autant qu’un tremplin.
Une finale comme une libération
Face à Pierre Garnier, grand favori de l’édition, Julien Lieb a atteint la dernière marche : la grande finale. Une défaite ? Pas vraiment. Dans ses mots, il a vécu cette issue davantage comme un soulagement que comme un échec.
« J’étais heureux pour lui », explique-t-il, tout en soulignant le privilège de pouvoir ensuite avancer « à [s]on rythme » et « complètement libre ». Une liberté précieuse pour un artiste qui voulait prendre le temps de modeler son premier album sans subir l’urgence d’un calendrier imposé.

« Naufragé » : un album miroir
Le titre de ce premier disque n’a rien d’anodin. « Pour moi, un naufragé, c’est quelqu’un qui s’en est sorti », dit-il. Plus qu’un simple mot, il symbolise une trajectoire : celle d’un homme qui a connu la tempête, la perte de repères, l’abandon, mais qui a réussi à retrouver la rive.
À travers ses chansons, Julien Lieb raconte en filigrane ce vécu de douleurs et de résilience. Chaque morceau est imprégné de cette sincérité brute, héritée de son parcours atypique. Son public, déjà conquis lors de la Star Academy, y retrouvera cette voix singulière, éraflée par l’expérience, mais emplie d’espoir.
De La Cigale aux Zéniths
La sortie de Naufragé ce vendredi marque le début d’une nouvelle étape. Et ce soir, c’est dans l’écrin de La Cigale, salle intimiste mais emblématique, que Julien Lieb mesurera la force de son lien avec ses fans. Une soirée à guichets fermés, preuve que son histoire et sa musique touchent profondément.
Mais ce n’est qu’un début : dès le 8 novembre, il se produira au Zénith de Pau, avant de parcourir toute la France pour une tournée qui s’étendra jusqu’au printemps prochain. Une consécration pour celui qui, quelques mois plus tôt encore, se demandait comment survivre au jour le jour.
L’art comme renaissance
Ce qui frappe chez Julien Lieb, c’est que sa musique n’est pas seulement une carrière. Elle est un outil de reconstruction. Chanter, écrire, monter sur scène : autant de manières de transformer la douleur en création, la vulnérabilité en force.
À l’heure où beaucoup de jeunes artistes peinent à trouver une identité authentique dans un paysage musical saturé, lui incarne une vérité rare. Son vécu nourrit ses textes, son interprétation et même sa présence scénique.
« La vie m’a amené dans ses côtés parmi les plus sombres et les plus lumineux, les plus heureux. Et c’est ça qui a fait de moi ce que je suis maintenant », dit-il. Tout est résumé dans cette phrase : l’ombre et la lumière, le chaos et la renaissance.
D’un naufragé à un capitaine
Julien Lieb n’a peut-être pas remporté la Star Academy, mais il a gagné bien plus : une identité artistique forgée dans l’épreuve, un public fidèle et une nouvelle vie à construire. Ce soir, quand il montera sur la scène de La Cigale, il ne sera plus seulement le finaliste d’un télé-crochet.
Il sera le capitaine d’un navire qu’il a lui-même redressé, après avoir dérivé longtemps. Et son album Naufragé restera comme le témoignage d’un homme qui, au lieu de se laisser engloutir par les vagues, a choisi d’en faire la bande-son de sa renaissance.
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