Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé : les confidences et conseils de Patrick Balkany à son vieil ami

C’est une première historique sous la Ve République : un ancien président de la République française va être incarcéré. Le 21 octobre prochain, Nicolas Sarkozy fera son entrée à la prison de la Santé, dans le XIVe arrondissement de Paris. L’ancien chef de l’État, reconnu coupable d’association de malfaiteurs dans le cadre de l’affaire des financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007, a été condamné le 25 septembre dernier à cinq ans de prison ferme. Une sentence qui a provoqué un véritable séisme politique et judiciaire.
Autour de lui, le soutien ne faiblit pas. Plusieurs figures politiques, amis fidèles ou anciens collaborateurs, ont exprimé leur solidarité à l’ancien locataire de l’Élysée. Parmi eux, Patrick Balkany, ami de plus de quarante ans, ancien maire de Levallois-Perret, et compagnon de route politique indéfectible. L’ex-édile, lui-même passé par la case prison à deux reprises, a tenu à faire part de son expérience dans un entretien accordé à Marianne, paru le 14 octobre. Entre souvenirs amers et conseils pratiques, Balkany livre un témoignage aussi cru que sincère sur la vie derrière les barreaux — et sur ce qui attend Nicolas Sarkozy à la Santé.
« La Santé, c’est plus propre et plus familial »
Patrick Balkany ne mâche pas ses mots. Pour lui, le choix de la prison de la Santé est le meilleur possible pour son ami. « La Santé, c’est plus familial et plus propre que Fleury-Mérogis », affirme-t-il sans détour. Il se souvient avec amertume de son propre passage dans le centre pénitentiaire de l’Essonne, qu’il qualifie de « dégueulasse ». À ses yeux, la Santé offre un environnement plus humain, même si la détention reste une épreuve difficile pour quiconque, surtout pour un ancien président habitué au confort et aux honneurs.
Inaugurée en 1867 et entièrement rénovée entre 2014 et 2019, la prison de la Santé est aujourd’hui l’un des établissements pénitentiaires les plus modernes de France. Elle accueille des détenus de tous profils, mais dispose également d’une unité spécifique pour les personnalités publiques ou les personnes nécessitant une protection particulière. C’est là que Nicolas Sarkozy devrait purger sa peine, dans des conditions certes strictes, mais relativement sécurisées.

Les conseils d’un vétéran de la détention
Fort de son expérience, Patrick Balkany n’a pas hésité à transmettre quelques conseils à celui qu’il appelle toujours « Nicolas ». L’ancien maire sait ce que représente le choc de l’incarcération : la perte de repères, l’isolement, la promiscuité, et cette lente adaptation à un nouveau rythme, celui de la vie carcérale.
« Je lui dirais aussi de ne surtout pas aller en promenade », confie Balkany à Marianne. Une recommandation surprenante, mais qu’il justifie par une réalité bien connue des prisons modernes : la prolifération des téléphones portables. « Je suis sorti vingt minutes et les gardiens m’ont tout de suite prévenu. “M. Balkany, faut pas sortir, ils ont tous les téléphones. On en saisit dix par jour, mais il en rentre vingt.” Je ne suis plus sorti. »
Selon lui, la cour de promenade n’est pas un lieu sûr pour un détenu aussi médiatisé que Nicolas Sarkozy. L’ancien président risquerait d’être filmé ou photographié à son insu par d’autres prisonniers, puis exposé sur les réseaux sociaux. Une situation qui serait vécue comme une humiliation pour celui qui fut, il y a à peine une décennie, à la tête de la cinquième puissance mondiale.
Les dures réalités du quotidien carcéral
Patrick Balkany parle sans fard de la dureté de la vie en détention. Après son premier séjour à la prison de la Santé en 2019 pour fraude fiscale, il a connu un second passage derrière les barreaux, cette fois à la maison d’arrêt d’Évreux, en 2022, pour non-respect de son assignation à résidence sous bracelet électronique. Ces expériences successives ont forgé chez lui une connaissance intime du système pénitentiaire français — et une certaine lucidité.
Il prévient : « Les nuits peuvent être longues et difficiles, mais Nicolas Sarkozy va s’y habituer. » L’homme de 77 ans se veut rassurant : « Et puis il ne va pas y rester très longtemps. Le temps de s’y habituer, et il sortira… » En effet, dès son arrivée à la Santé, l’ancien président pourra déposer une demande de mise en liberté, examinée par la chambre des appels correctionnels dans un délai maximum de deux mois. Une perspective qui laisse espérer à son entourage que sa détention ne s’éternisera pas.

En attendant, Sarkozy devra composer avec les règles strictes de l’administration pénitentiaire. L’accès au téléphone, par exemple, est réglementé : « Le téléphone, il faut attendre un certain temps pour avoir la carte, » explique Balkany. Et d’ajouter : « Les numéros normaux sont écoutés, sauf ceux des avocats… Enfin, en principe. » Une précision qui en dit long sur la méfiance ambiante et le contrôle omniprésent derrière les murs.
Cuisine maison et solitude présidentielle
Dans une précédente déclaration à Challenges, Patrick Balkany avait déjà évoqué les difficultés matérielles de la détention et livré quelques astuces pratiques à son ami. « Il faut se faire à manger soi-même le plus possible, » recommandait-il. La raison ? La nourriture servie en prison laisse souvent à désirer, et cuisiner soi-même, lorsque c’est autorisé, devient un moyen de garder un semblant de dignité et de liberté. « J’étais dans un état de santé pas possible en sortant. Il n’y a aucun traitement VIP, contrairement à ce que l’on croit. C’est l’isolement total, et la vie y est très difficile, » confiait-il.
Nicolas Sarkozy, habitué aux salons feutrés du pouvoir, découvrira un univers aux antipodes du monde politique. Les cellules, même rénovées, restent étroites. Les journées s’étirent, rythmées par les appels, les repas, et les rares moments de détente. Les visites de proches seront limitées, soumises à autorisation. Une solitude d’autant plus pesante pour un homme habitué à l’attention constante des médias et des collaborateurs.
Un symbole politique fort
Au-delà du cas personnel de Nicolas Sarkozy, cette incarcération marque un tournant symbolique dans l’histoire politique française. Jamais un ancien président de la République n’avait été directement conduit en prison pour purger une peine de détention ferme. Certes, Jacques Chirac avait été condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, mais il n’avait jamais connu la cellule. Sarkozy, lui, franchira ce pas historique.
Ce séjour à la Santé, aussi bref soit-il, résonnera comme un rappel implacable du principe d’égalité devant la loi. Une image forte, presque inconcevable pour beaucoup de Français : celle d’un ex-chef de l’État derrière les barreaux, contraint aux mêmes règles que les autres détenus.
L’épreuve d’une vie
À 70 ans, Nicolas Sarkozy s’apprête à vivre l’épreuve la plus singulière et la plus intime de son existence. Ses proches assurent qu’il aborde cette étape avec « dignité et calme ». Mais nul doute que cette période marquera profondément celui qui fut, de 2007 à 2012, l’un des hommes les plus puissants du pays. Patrick Balkany, lui, veut croire que son ami saura tenir bon : « Il s’habituera. Il est fort, il a du caractère. Et puis il ne va pas y rester très longtemps. »
Le 21 octobre, les portes de la Santé se refermeront sur Nicolas Sarkozy. Pour combien de temps ? Nul ne le sait encore. Mais une chose est certaine : ce chapitre, aussi inattendu que lourd de symboles, restera gravé dans l’histoire de la République.
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