Zaz : une artiste qui chante avec le cœur et dépense pour les autres

"Tout ce que j'ai gagné, je l'ai dilapidé" : Zaz, chanteuse dépensière,  évoque sa fortune dans les détails

Il y a quinze ans, une voix singulière et une énergie débordante faisaient irruption sur les ondes et dans le cœur des Français. Avec son tube Je veux, Zaz se présentait comme une artiste atypique, refusant les codes traditionnels de la célébrité et proclamant haut et fort que l’argent ne fait pas le bonheur. « Je veux de l’amour, de la joie, de la bonne humeur », clamait-elle dans ce morceau devenu rapidement un hymne.

Aujourd’hui, à 45 ans, la chanteuse continue de cultiver cette image d’authenticité. Dans un entretien accordé récemment à Paris Match, elle est revenue sans détour sur son rapport à la notoriété, à l’amour et surtout à l’argent – un sujet souvent délicat dans le monde artistique. Ses confidences révèlent une femme restée fidèle à ses valeurs, prête à tout pour donner du sens à sa carrière, quitte à se priver d’une fortune personnelle.


Une ascension fulgurante… et une notoriété assumée

Révélée en 2010, Zaz s’est rapidement imposée grâce à une voix reconnaissable entre mille, un mélange de jazz, de soul et de chanson française. Très vite, son authenticité et son énergie brute séduisent le public bien au-delà des frontières françaises. Ses albums connaissent un succès retentissant, ses tournées l’emmènent aux quatre coins du monde, et sa popularité la place parmi les artistes incontournables de la scène francophone.

Avec la notoriété vient inévitablement l’argent. Mais contrairement à beaucoup d’autres artistes qui capitalisent sur leurs gains, Zaz a fait un choix radical : dépenser pour les causes qui lui tiennent à cœur plutôt que d’accumuler les richesses.


“Tout ce que j’ai gagné, je l’ai dilapidé, mais pour de bonnes raisons !”

Dans les colonnes de Paris Match, Zaz confie avoir beaucoup gagné grâce à ses chansons et à son succès, mais elle précise aussitôt que cet argent n’a pas été thésaurisé. « Tout ce que j’ai gagné, je l’ai dilapidé, mais pour de bonnes raisons ! », affirme-t-elle sans regret.

Elle raconte avoir investi dans des projets porteurs de sens : le Crussol Festival, qu’elle a cofondé en Ardèche, et diverses associations dont elle partage les valeurs. Pendant sept années consécutives, elle a porté ce festival écoresponsable, un événement pensé pour promouvoir la culture, l’écologie et le vivre-ensemble. Mais l’aventure a eu un coût : chaque édition lui faisait perdre de l’argent.

En juillet dernier, dans les colonnes du Parisien, elle expliquait avoir dû passer le relais : « L’an dernier, je leur ai dit que je ne pouvais plus assumer les pertes financières et j’ai passé le flambeau aux élus de la communauté de communes ». Malgré les difficultés économiques, elle garde un souvenir lumineux de cette expérience : « J’ai donné à des associations dans lesquelles je crois, j’en ai fait profiter tout le monde. Je n’ai pas accumulé de richesses, et tout ça, je l’ai fait avec joie ».


Le festival de Crussol : un engagement plus qu’un projet financier

Le Crussol Festival illustre parfaitement la vision que Zaz a de la réussite. Situé au pied du château de Crussol en Ardèche, cet événement se voulait bien plus qu’une simple manifestation musicale : un lieu de rencontres, de sensibilisation et de partage. Concerts, débats, ateliers, initiatives locales et projets associatifs s’y côtoyaient, créant une atmosphère unique où la musique n’était qu’un vecteur parmi d’autres.

Chaque année, malgré les pertes, Zaz s’accrochait, convaincue que ce type d’événement avait une valeur inestimable. Pour elle, le festival n’était pas un investissement financier mais un investissement humain. Si elle a fini par céder la gestion pour des raisons économiques, elle a réussi à inscrire ce rendez-vous dans la durée, prouvant que l’art peut aussi servir de catalyseur pour éveiller les consciences.

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L’argent : un sujet tabou qu’elle aborde sans filtre

Parler d’argent est rarement simple, surtout dans le milieu artistique où la réussite financière peut être perçue comme contradictoire avec une démarche sincère et désintéressée. Pourtant, Zaz n’hésite pas à briser ce tabou. Elle explique sans détour que si certains la rémunèrent très bien pour chanter, elle accepte volontiers, mais que ses gains ne se traduisent pas par une accumulation de biens personnels.

« Chanter, c’est mon métier. Si les gens veulent me payer très cher pour m’avoir, évidemment que j’y vais », confie-t-elle avec franchise. Mais aussitôt, elle nuance : ses revenus ont avant tout servi à financer des projets collectifs et solidaires. « J’ai investi dans mon festival en Ardèche, dans des associations… et c’est très cool », dit-elle, avec une simplicité désarmante.


Une vision de la vie à contre-courant

À l’heure où de nombreuses personnalités affichent leur réussite matérielle comme un signe de succès, Zaz choisit la voie opposée. Elle ne renie pas l’importance de l’argent, mais elle le perçoit uniquement comme un outil permettant de réaliser des projets qui dépassent sa propre personne.

Cette philosophie est en cohérence avec l’image qu’elle a toujours renvoyée : une artiste sincère, connectée à ses racines et soucieuse du bien commun. « Je n’ai pas accumulé de richesses et tout ça, je l’ai fait avec joie », répète-t-elle. Pour elle, le vrai luxe réside dans la liberté de donner et de partager, pas dans la possession.


L’amour, le moteur de son équilibre

Outre son rapport à l’argent, Zaz s’est également confiée sur sa vie personnelle. En couple avec un sportif de haut niveau, elle dit trouver dans cette relation une source d’équilibre et de bonheur. Comme dans ses chansons, l’amour occupe une place centrale dans sa vie. Il n’est pas seulement romantique : il s’étend à sa vision du monde, à ses engagements et à sa manière de concevoir la musique.

Zaz ne cherche pas à bâtir un empire financier ; elle veut avant tout transmettre de l’amour, de la joie et de la bonne humeur, exactement comme elle le chantait il y a quinze ans. Ses paroles n’étaient pas une posture artistique mais le reflet de sa philosophie de vie.


Une artiste qui inspire par sa générosité

En partageant son rapport à l’argent, Zaz envoie un message fort dans un contexte où la réussite est souvent évaluée à l’aune de la fortune accumulée. Elle rappelle qu’il existe d’autres façons de mesurer le succès : l’impact social, la joie partagée, la fidélité à ses convictions.

Son témoignage prouve qu’il est possible de concilier carrière internationale et engagement personnel, sans céder à la tentation de la richesse matérielle. Elle inspire ainsi de nombreux fans, non seulement par sa voix et ses chansons, mais aussi par son mode de vie et son sens du don.

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Conclusion : Zaz, une artiste fidèle à elle-même

Quinze ans après le succès de Je veux, Zaz reste cohérente avec son message initial. L’argent est passé entre ses mains, mais il n’a jamais été une finalité. Elle l’a utilisé pour créer, pour soutenir, pour rassembler, toujours avec le cœur.

Ses confidences dans Paris Match témoignent d’une rare sincérité et d’une transparence rafraîchissante. Zaz n’est pas une artiste obsédée par les classements ou les richesses, mais une femme qui avance avec ses valeurs, convaincue que la vraie richesse réside dans le partage.

En choisissant de mettre son argent au service des autres, elle illustre parfaitement que l’art, lorsqu’il est porté par une conviction profonde, peut devenir un puissant levier de générosité et de transformation. Et c’est peut-être là que réside le véritable héritage de Zaz : une voix qui chante l’amour et une vie qui l’incarne.