Vincent Lagaf’ : l’été où tout a basculé – confidences après un quintuple pontagePhoto : Vincent Lagaf' hospitalisé - Purepeople

Cet été, la vie de Vincent Lagaf’ a tenu à un fil. L’animateur culte, figure emblématique de la télévision française des années 90 et 2000, a révélé ce mercredi 24 septembre 2025 avoir subi une lourde opération cardiaque : un quintuple pontage. À 65 ans, le showman du Bigdil a frôlé la catastrophe, alors même qu’il goûtait de nouveau au succès grâce au retour triomphal de son émission fétiche. Retour sur un récit à la fois bouleversant et porteur d’espoir.


Le grand retour d’un monument du petit écran

L’année 2025 restera dans les mémoires des téléspectateurs. Vingt ans après la fin de sa première diffusion, Le Bigdil renaissait sur les écrans dans une version modernisée. Pari osé, pari gagné : la saison 2 de ce “Bigdil nouvelle génération” a rassemblé des millions de curieux, heureux de retrouver Lagaf’, ses délires, son énergie débordante et, bien sûr, l’inoubliable Bill, extraterrestre facétieux.

Récompensé par le Télé-Loisirs Award du Meilleur Come-back, l’animateur affichait un sourire radieux et semblait avoir retrouvé ses années de gloire. Beaucoup pensaient qu’il n’avait rien perdu de sa vitalité. Mais derrière le rideau et les projecteurs, la réalité était toute autre.

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Une fatigue qui n’avait rien d’anodin

Lors d’un entretien accordé à Télé-Loisirs, quelques jours avant la cérémonie, Vincent Lagaf’ avait pourtant laissé échapper quelques indices inquiétants. “Quand on a fini de tourner le 27 juillet, je me suis littéralement écroulé le 28”, confiait-il. “J’avais trop tiré sur la bécane. J’ai mis tout le mois d’août à récupérer.”

À l’époque, ses propos passaient pour une boutade, fidèle à son humour habituel. Après tout, qui n’a jamais ressenti une immense fatigue après une période intense de travail ? Mais pour ses proches, cette lassitude avait une couleur particulière : elle semblait inhabituelle, presque alarmante.

Ses amis s’en sont rapidement inquiétés. “Ils m’ont dit qu’ils ne m’avaient jamais vu dans cet état-là”, raconte-t-il. “Ils m’ont conseillé d’aller consulter, en ajoutant : ‘Ce serait couillon qu’il t’arrive un truc.’”


Un verdict brutal : le cœur en danger

Convaincu à contrecœur, l’animateur accepte d’effectuer une série d’examens. Tout s’accélère ensuite. Une échographie, suivie d’un corono-scan, révèle des artères coronaires dangereusement obstruées. Le diagnostic tombe : sans intervention rapide, l’issue pourrait être fatale.

Son cardiologue ne laisse aucune place au doute : “Je t’ai pris rendez-vous lundi à 6 h 30 à l’hôpital Bichat pour un quintuple pontage.”

Sous le choc, Vincent Lagaf’ fond en larmes. “J’étais à ça de l’accident de parcours”, confie-t-il aujourd’hui, reprenant l’expression médicale pudique qui signifie en clair : “J’étais en danger de mort.”


Un moment de vérité

Dans son témoignage bouleversant, il raconte aussi cette envie, presque irrépressible, de faire une pause avant l’opération. “J’ai demandé si je pouvais descendre dans le Sud voir mes proches, au cas où…” Mais les médecins ont été clairs : pas question de perdre une minute. Le temps était compté.

Cette confrontation brutale avec la fragilité de la vie, l’animateur l’a vécue comme une gifle. Derrière son énergie légendaire, ses cascades à moto et son goût pour l’adrénaline, se cachait un cœur épuisé, prêt à céder.


Quintuple pontage : une opération à haut risque

Un quintuple pontage n’a rien d’anodin. Il s’agit d’une opération de chirurgie cardiaque lourde, consistant à remplacer ou contourner plusieurs artères obstruées pour rétablir la circulation sanguine vers le cœur. Dans le cas de Vincent Lagaf’, pas moins de cinq artères étaient concernées.

Durant plusieurs heures, les chirurgiens ont travaillé à cœur ouvert, dans des conditions où chaque geste compte. “Le pronostic vital était engagé”, confirme-t-il. Sans cette intervention, le destin de l’animateur aurait pu basculer dans la tragédie.


L’après : entre soulagement et introspection

Aujourd’hui, Lagaf’ respire. Littéralement. Sauvé de justesse, il prend la mesure de ce qu’il vient de traverser. Ses premiers mots témoignent d’une gratitude immense envers les médecins, mais aussi envers ses proches qui ont insisté pour qu’il consulte.

Il reconnaît également avoir “tiré trop fort sur la bécane”, comme il aime le dire. Une métaphore qui prend tout son sens chez cet amoureux des sports extrêmes, passionné de jet-ski et de paramoteur. Mais cette fois, ce n’est pas une chute ou une cascade ratée qui a failli l’envoyer à l’hôpital : c’est son propre cœur.


Une carrière marquée par l’énergie et l’audace

Vincent Lagaf’, de son vrai nom Vincent Rouil, a toujours incarné l’excès joyeux. Animateur, humoriste, chanteur, cascadeur amateur… il a construit sa carrière sur une énergie débordante, parfois même épuisante pour ses collaborateurs. Le Bigdil, Drôle de jeu, Boom… ses émissions ont marqué toute une génération par leur rythme effréné et leur ambiance festive.

Mais cette soif d’action s’est aussi traduite dans sa vie personnelle. Amateur de sensations fortes, il s’est souvent lancé dans des aventures risquées, de la voltige aérienne à la compétition de jet-ski. Ce goût pour l’adrénaline faisait partie de son identité. Aujourd’hui, il sait que son corps lui envoie un avertissement.


Le message d’un survivant

En révélant publiquement son opération, Lagaf’ ne cherche pas seulement à raconter une mésaventure. Il veut aussi transmettre un message. “Si vous sentez une fatigue inhabituelle, n’attendez pas. Faites des examens. Ça peut vous sauver la vie.”

Son témoignage résonne comme une piqûre de rappel pour beaucoup. Les maladies cardiovasculaires restent l’une des premières causes de mortalité en France. Trop souvent, les signes avant-coureurs sont négligés ou confondus avec de simples coups de fatigue.

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Et maintenant ?

L’avenir, Vincent Lagaf’ le voit différemment. Il ne s’agit pas de tout arrêter, mais de ralentir, de trouver un nouvel équilibre. “J’ai eu beaucoup de chance. Maintenant, il faut que je prenne soin de moi”, confie-t-il.

Quant à son public, il peut souffler : le Bigdil est toujours là, et son animateur aussi. Certes, l’homme a changé. Peut-être plus conscient du temps qui passe, plus attentif à sa santé, mais toujours animé par la même envie de faire rire et de surprendre.


Un été sous le signe de la renaissance

En définitive, l’été 2025 restera pour Vincent Lagaf’ comme un moment de bascule. L’été du retour triomphal sur les écrans. L’été d’une fatigue suspecte qui s’est révélée être un signal d’alarme vital. L’été, enfin, où il a échappé de peu au pire.

De ce passage à vide est née une nouvelle énergie, moins effrénée mais plus lucide. “J’ai été à un cheveu de tout perdre”, résume-t-il. Désormais, chaque jour est vécu comme un bonus.

Et s’il y a une chose que l’animateur retient, c’est que la vie, aussi intense soit-elle, mérite parfois d’être vécue à un rythme plus doux. Un message universel, livré avec la sincérité d’un homme qui sait à quel point tout peut basculer.