Zaz revient plus forte que jamais : confidences sur la maternité, les addictions et le renouveau dans son nouvel album

Zaz stoppée dans ses envies de maternité : "Je rêvais de fonder une famille"

Après quatre années de silence, Zaz signe son grand retour avec l’album Sains et saufs, un projet profondément intime qui reflète ses épreuves, ses prises de conscience et sa renaissance personnelle. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, l’interprète de Je veux se confie sans filtre, évoquant autant ses rêves de maternité que les drames et addictions qui ont marqué sa vie.

Une pause imposée par la vie et le Covid

Avant l’arrivée de la pandémie, Zaz avait décidé de lever le pied. À 40 ans, elle venait de rencontrer l’homme de sa vie et rêvait de fonder une famille. « Tout juste avant le Covid, j’avais décidé de faire une pause. À 40 ans, je venais de rencontrer mon mari, je rêvais de fonder une famille », explique-t-elle. Mais le destin en a décidé autrement. Alors qu’elle devait repartir en tournée, la vie s’est brutalement arrêtée. Contaminée par le virus, Zaz a perdu pendant quatre mois son odorat et son goût.

Cette période de confinement a été pour l’artiste un véritable électrochoc. Face à la peur et au désarroi, elle a replongé dans ses excès : cigarettes, alcool, alimentation déséquilibrée. « Le flip, et je m’en replonge dans mes excès : je fume et je bois plus que de raison », confie-t-elle avec franchise. Une expérience qui l’a confrontée à ses propres fragilités, mais qui allait devenir le point de départ d’une transformation radicale.

La prise de conscience des dépendances

Comme beaucoup de Français pendant le confinement, Zaz a été amenée à réfléchir sur ses habitudes et ses dépendances. « Je m’étais construite autour d’addictions. Ces substances étaient mes béquilles », révèle-t-elle. Ce constat douloureux mais lucide l’a poussée à tout remettre en question. Déterminée à changer, elle a décidé d’arrêter la cigarette, l’alcool, et même la viande. « À quoi sert d’en manger si on prétend aimer les animaux ? » s’interroge-t-elle.

Sa démarche ne s’est pas limitée à l’alimentation : Zaz a expérimenté le jeûne, d’abord trois jours, puis dix jours le mois suivant. « Et là, je me suis sentie hyper bien », raconte-t-elle. Ce renouveau physique et mental s’est reflété dans sa voix et son écriture, aujourd’hui plus apaisées, plus nuancées et profondes. L’album Sains et saufs en est l’illustration parfaite, mêlant force et sensibilité.

Un passé marqué par un drame personnel

Mais la vie de Zaz n’a pas été faite que de confinements et de renoncements. L’artiste revient également sur un événement tragique qui a bouleversé sa jeunesse : l’assassinat de son petit copain alors qu’elle venait tout juste de se séparer de lui, à Bordeaux, à seulement 20 ans. « À 20 ans, un événement a bouleversé ma vie. Mon petit copain, dont je venais d’être séparée, a été assassiné dans les rues de Bordeaux », confie-t-elle, la voix chargée d’émotion.

Cette tragédie a été un premier électrochoc pour Zaz. À l’époque, elle passait son temps dans des fêtes techno, à se défoncer avec ses amis, pensant que cette vie lui apportait bonheur et réconfort. La mort de son compagnon a mis un terme brutal à cette illusion. « Je passais ma vie dans des teufs techno à me défoncer avec mes potes. Je pensais que ça me faisait du bien d’être avec des gens qui me ressemblaient. Mais la mort de mon copain a été le coup de trop », raconte-t-elle.

Plongée dans un gouffre de douleur et de désespoir, elle reste trois jours enfermée dans une introspection douloureuse, incapable de se reconnaître dans le reflet du miroir. « Je suis tombée dans un trou dont je ne suis sortie qu’au bout de trois jours. En me regardant dans la glace, je ne me suis pas reconnue », confie-t-elle. Ce moment de confrontation avec elle-même l’a poussée à un changement radical : elle a coupé les ponts avec les personnes qui ne lui faisaient pas de bien et a choisi de canaliser sa douleur à travers la musique.

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La musique, thérapie et renaissance

Pour Zaz, la musique est devenue bien plus qu’une carrière : elle est un outil de transformation et de libération. Les blessures et les épreuves se transforment en mélodies puissantes et en textes sincères dans Sains et saufs. À travers ses chansons, l’artiste partage non seulement son parcours, mais aussi sa vision de la vie, désormais guidée par l’introspection, la sobriété et l’amour pour sa famille recomposée.

Aujourd’hui, Zaz s’épanouit en tant que belle-mère auprès des enfants de son compagnon, professeur de kung-fu. Cette nouvelle étape de vie représente pour elle un équilibre et une sérénité qu’elle n’avait pas connues auparavant. Son retour sur scène et dans les studios est donc plus qu’un simple comeback : c’est l’expression d’une femme transformée, consciente de ses blessures mais également de sa force intérieure.

Un nouvel album comme miroir de vie

Sains et saufs n’est pas seulement un album musical : c’est le reflet d’un parcours de résilience. Chaque chanson raconte une part de vie, entre fragilité et courage, excès passés et sobriété retrouvée, blessures intimes et espoirs retrouvés. La voix de Zaz y apparaît plus posée, plus sensible, et empreinte d’une maturité qu’elle n’avait peut-être pas auparavant.

Le public, qui avait été privé de nouveautés depuis quatre ans, retrouve ainsi une artiste profondément humaine, capable de transformer ses épreuves en art. Ses textes abordent des thématiques universelles : la famille, la maternité, la dépendance, la perte et le renouveau. À travers ses mélodies, Zaz invite ses auditeurs à réfléchir sur leur propre vie, leurs excès, leurs blessures et leurs moments de résilience.

Une nouvelle Zaz, apaisée et inspirante

Au concert de Zaz, quatre jeunes Rennaises handicapées en V.I.P.

En racontant ses expériences les plus personnelles, Zaz montre une facette différente de sa personnalité publique. L’artiste n’hésite pas à partager ses vulnérabilités, son rapport au corps, à la santé mentale et à l’addiction. Ce courage est un message d’espoir pour tous ceux qui traversent des épreuves similaires : il est possible de se reconstruire, de changer radicalement de vie et de trouver un nouvel équilibre.

Le retour de Zaz avec Sains et saufs marque donc une étape clé dans sa carrière et sa vie personnelle. Entre confidences bouleversantes et renouveau artistique, l’artiste s’impose comme un modèle de résilience et d’authenticité. Sa voix, son écriture et son énergie incarnent désormais un équilibre entre fragilité et force, douleur et renaissance.

En somme, Zaz prouve que même les blessures les plus profondes peuvent être sublimées en art. Entre maternité rêvée, épreuves personnelles et transformations radicales, Sains et saufs est le témoignage vibrant d’une femme qui a su trouver la lumière après l’obscurité. Et pour les fans, c’est une invitation à partager ce voyage intime, plein de sensibilité, de sincérité et d’espoir.