JT de France 2 : Cyril Féraud monte au créneau pour défendre Léa Salamé face au “courage” d’une pression insoupçonnée

Slam : Cyril Féraud fait ses adieux dans sa dernière de l'émission avant de  démarrer une toute nouvelle aventure

Depuis sa prise de fonction à la tête du Journal Télévisé de 20 Heures de France 2, Léa Salamé est au cœur d’un ouragan médiatique qui ne faiblit pas. Remplacer Anne-Sophie Lapix dans ce rôle si exposé s’est avéré être un véritable baptême du feu, où chaque mot, chaque geste, chaque interview est décortiqué et souvent critiqué avec une virulence disproportionnée. Face à cette déferlante de reproches, la journaliste, également aux commandes de l’émission à succès Quelle époque !, peut heureusement compter sur des soutiens de poids pour voler à son secours et rappeler l’exigence colossale de sa nouvelle mission. Parmi eux, Cyril Féraud, son ami et collègue à France Télévisions, a pris la parole pour saluer la “preuve de courage” que représente, selon lui, le simple fait d’occuper ce fauteuil.

Le 20 Heures, un poste “le plus observé et le plus commenté”

Les débuts de Léa Salamé au 20 Heures ont été parsemés de moments qui ont fait le miel des réseaux sociaux et de la presse. La confusion entre Henri Guaino et Claude Guéant est restée dans les esprits, mais c’est surtout l’interview de l’actrice Marion Cotillard qui a marqué les esprits et déchaîné les passions. La journaliste avait interpellé la comédienne sur sa vie privée, évoquant sa “séparation après 18 ans de vie commune” avec Guillaume Canet et lui demandant si elle “allait bien”. Une question, jugée trop personnelle ou déplacée par beaucoup, à laquelle Marion Cotillard avait répondu brièvement par un simple “Merci, ça va”.

Cyril Féraud, qui a eu l’occasion de partager l’antenne avec Léa Salamé, notamment lors des Victoires de la musique, a tenu à prendre sa défense dans les colonnes de Télé-Loisirs. Ses propos sont d’une clarté rafraîchissante et mettent en perspective la nature impitoyable de ce poste. “Je n’imagine pas la pression que représente ce poste, qui est le plus observé et le plus commenté”, a-t-il confié. Il a conclu son intervention sur une note particulièrement forte : “Et je trouve que le simple fait d’y être allé est une preuve de courage de sa part”.

Un ton qui “change” et “fait évoluer l’exercice”

Au-delà de la pression, Cyril Féraud a également tenu à valider le choix de sa consœur de chercher à imprimer sa propre marque à l’exercice sacré du 20 Heures. Il estime que la journaliste est à sa place, saluant une approche qui bouscule les codes établis. “Je trouve qu’elle est à sa place et je le lui ai dit”, a-t-il affirmé avant d’ajouter un point crucial : “Elle a un ton qui change, elle fait évoluer l’exercice”.

Cette volonté de faire évoluer le journal, en y apportant une touche personnelle plus incisive, voire parfois plus orientée vers les émotions, est précisément ce qui a entraîné les critiques. Mais pour l’animateur de Tout le monde veut prendre sa place, il s’agit d’un cercle vicieux inévitable. S’insurgeant contre l’injustice des reproches, il a analysé la situation avec une lucidité totale : “On la critique parfois pour ses interviews au 20 Heures mais si elle avait mené des interviews extrêmement polissées, elle aurait reçu les mêmes critiques car on aurait dit qu’elle fait la même chose que ses prédécesseurs”. En substance, que Léa Salamé innove ou qu’elle reste dans le sillage de ses prédécesseurs, le procès en illégitimité lui aurait été fait. Le choix de l’audace est donc, en soi, une forme de résistance.

Delphine Ernotte, le soutien institutionnel inébranlable

Ce soutien amical et professionnel de Cyril Féraud vient s’ajouter à celui, crucial, de la présidente de France Télévisions en personne. Invitée sur RTL, Delphine Ernotte Cunci a affiché une confiance inébranlable envers sa nouvelle recrue, louant un journal qu’elle considère “de très très grande qualité”. Face aux rumeurs et aux critiques, la dirigeante a réitéré sans ambiguïté son appui, déclarant : “Je suis extrêmement confiante et toute la rédaction est derrière elle”.

Cette double défense, à la fois institutionnelle et amicale, est vitale pour Léa Salamé. Elle rappelle que le 20 Heures n’est pas seulement un bulletin d’information, mais l’une des émissions les plus symboliques et les plus observées du paysage audiovisuel français. Y apporter sa propre voix, comme le fait la journaliste, est une entreprise risquée qui exige une force de caractère peu commune.

En mettant en lumière la “pression” et le “courage” de Léa Salamé, Cyril Féraud ne défend pas seulement une amie. Il interpelle le public et les critiques sur la nature de leurs attentes. Doit-on attendre d’une journaliste qu’elle se contente de lire des prompteurs ou doit-elle tenter d’insuffler une nouvelle vie, une nouvelle forme de pertinence, à un exercice qui se renouvelle constamment ? La prise de position de l’animateur est un puissant rappel que derrière l’image du 20 Heures, se cache une personne exposée à un jugement permanent et souvent injuste. Son courage réside dans le fait de continuer à imposer son ton, malgré la violence des attaques, prouvant qu’elle est bien décidée à faire évoluer la grand-messe de l’information du soir.